![]() |
![]() |
![]() |
|
Intervenants |
- |
Patricia Reeb (Directrice de CEEI) |
|
|
- |
Vincent Boré (Chargé d’affaires à Languedoc-Roussillon Incubation) |
|
|
|
Frédéric Sanchez (Chargé de mission à la couveuse d’entreprises Créa-Lead) |
|
|
|
Robert Bailly (Délégué Régional d’ITG – Institut du Temps Géré) |
Patricia Reeb
Le CEEI a été créé en 1987 ; il se
considère comme un incubateur de développement
économique, LRI étant un incubateur de développement
académique.
-
Deux pépinières, CAP ALPHA à Clapiers,
qui s’oriente plutôt vers la santé, une autre
beaucoup plus récente, CAP OMEGA au Millénaire,
spécialisée dans les technologies de la communication ;
toutes les pépinières de la région se retrouvent
dans le réseau SYNERSUD.
Elles
apportent leur aide pour la recherche de financements
spécifiques pour la réalisation d’études
de marché, de prototypes, de brevets, cofinancement
d’investissements coûteux. Elles ont également un
rôle de formation managériale.
Le
rôle du CEEI est
de donner un conseiller, qui accompagne le créateur tout au
long du projet, puis l’entreprise pendant 3 ans après sa
création.
Quelle
est la cible de CEEI ? A
la base, c’est l’innovation. Les porteurs de projets ont
une ambition nationale et internationale, ce qui n’est pas si
fréquent que cela dans le domaine de l’entreprise. Le
milieu universitaire, les doctorants, les chercheurs ont beaucoup
d’atouts pour être des créateurs d’entreprise
qui réussissent.
Les
secteurs d’activité sur lesquels CEEI se positionne
: les TIC (62 % des projets), la
santé et les sciences du vivant (29 %), l’industrie
et autres (9 %).
Vincent
Boré
Chargé
d’affaires TIC, auparavant consultant dans le domaine des
télécommunications.
LRI
a été créé en 2000 par les universités
de Montpellier, dont le Président est Jean-Louis Cuq et la
directrice, Géraldine Karbouch. Ses partenaires financiers
sont le Ministère de la Recherche et les collectivités
Région, Département, et financement Fonds social
européen, le premier critère d'éligibilité
étant la création d’une entreprise dans la
région.
Les
autres partenaires : les universités bien sûr,
le domaine de la recherche publique au sein de la région, le
réseau Synersud, les écoles d’ingénieurs.
Quelques
chiffres : 88 projets incubés depuis 2001, 55
sociétés créées (230 emplois)
Les
missions de l’incubateur : sensibilisation à
l’entreprenariat et détection de projets, soutien aux
créateurs d’entreprise (conseil, orientation,
hébergement, financement).
Eligibilité :
être jeune diplômé, chercheur, fonctionnaire ou
entrepreneur individuel et disposer d’un projet de création
d’entreprise innovant en lien avec les travaux d’un
laboratoire de recherche publique de la région
Missions :
sensibilisation, détection de projet en partenariat avec les
services de valorisation, soutien aux porteurs de projet.
Orientation :
vers tous les organismes qui gravitent autour de la création
d’entreprises, un hébergement qui se fait sur un site
d’incubation au sein d’organismes de recherche (CNRS,
ENSAM...) ; il y a également des co-incubations.
Financement :
en moyenne 30.000 euros
Profil actuel
: essentiellement des
hommes (84%), leur âge, pour 50 % est entre 25 et 35 ans, 50 %
sont des docteurs
Pour
certains projets, LRI et le CEEI travaillent en collaboration.
LRI
travaille essentiellement sur la R&D : convention,
négociations, propriété intellectuelle,
avec des financements directs (entre 15000/45000 euros), ce qui n’est
pas le cas de CEEI, qui agit autour du business plan : aide à
réaliser les étapes de faisabilité, à
établir une stratégie, à obtenir des
financements, établir des partenariats, l’hébergement
se fait uniquement après la création.
Au
cours des recherches pour un emploi, il faut également
s’intéresser aux entreprises en pépinières,
qui peuvent recruter, même si elles n’ont pas la même
attractivité financière, il est plus facile
de grandir dans une petite entreprise que dans une grande, il faut
savoir s’entourer et donc ne pas hésiter à
consulter.
Frédéric
Sanchez
CREA
LEAD a été créée en 2001, et vient en
complément des autres structures, car elle n’intervient
pas forcément sur les mêmes projets, les mêmes
profils (artisans, commerçants, sportifs...) ; les
docteurs ne sont pas son unique cible.
Il
peut cependant y avoir des ponts entre les trois structures :
certains créateurs peuvent être réorientés
soit en incubateur, soit en pépinière.
A
quel stade intervient une couveuse :
après toute la phase de préparation de l’idée
au projet, assumée par d’autres structures
d’accompagnement, elle permet d’offrir un cadre aux
porteurs de micro-projets (création de structure de 2/3
personnes), qui veulent tester leur activité avant la création
véritable, qui vont ainsi pouvoir facturer leurs services.
CREA
LEAD leur permet de tester leur projet en grandeur réelle,
ainsi que leurs compétences d’entrepreneur, en accédant
à un apprentissage progressif, à travers des ateliers
et un suivi individuel avant de créer dans les meilleures
conditions possibles.
Financement :
à 90 % par les partenaires institutionnels (Union Européenne,
DDTEFP, la Région, le Département, Montpellier
Agglomération), la participation des porteurs de projet étant
limitée à 4,5 % sur le CA pour les commerçants
et artisans, et à 8 % pour les prestataires de services,
quel que soit le montant de ce CA
Statut légal :
Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE)
Sécurité :
les entrepreneurs à l’essai conservent leurs avantages
sociaux pendant toute la durée du test en couveuse
Validation :
suivi et diagnostic
Formation :
ateliers interactifs animés par des professionnels (150 heures
par parcours)
Les
résultats de CREA LEAD :
depuis 2001, 60 créations d’activités et 35
retours à l’emploi- Plus de 60 % d’insertions
durables – pour les autres, cela leur a permis de constater que
leur projet n’était pas viable ou qu’ils n’avaient
pas la fibre « entrepreneur ». Il n’y a
pas d’échecs en couveuse, l’expérience est
toujours enrichissante.
En
conclusion :
CREA LEAD est un réseau de chefs d’entreprise et
entrepreneurs à l’essai, un lieu de concertation,
d’échanges d’idées, d’expériences,
de construction de partenariats et de convivialité.
Le
portage salarial – Robert Bailly
ITG
est devenu la référence en matière de Portage
Salarial, à la fois par son expérience (10 ans
d’existence, plus de 2.000 portés actifs) et par le taux
de satisfaction enregistré (90 % des consultants).
Qu’est
ce que le portage salarial ? C’est une nouvelle voie
d’accès au marché du travail qui permet d’exercer
et de développer une activité professionnelle comme
intervenant autonome sous statut salarié, dans les domaines du
conseil et de la prestation intellectuelle. Cela permet de passer
d’offreur de compétences à apporteur de
solutions, en travaillant par projets, par missions.
Pour
le jeune docteur, c’est le moyen de faire apprécier une
première fois son expertise sous forme de mission en vue d’un
recrutement à terme. C’est aussi la possibilité
d’acquérir l’expérience qui valorisera sa
formation.
Le
portage salarial peut également s’inscrire dans la
durée : il permet au doctorant le choix d’une
carrière d’expert autonome : toutes les entreprises
n’ont pas les moyens d’embaucher un docteur, mais peuvent
avoir sur un projet des besoins ponctuels de conseils ou d’expertise
pointue.
C’est
enfin, pour un docteur porteur de projet, le moyen de tester son idée
en toute sécurité, sans risques financiers, tout en se
consacrant à son activité plutôt qu’à
la gestion parfois lourde d’une structure.
ITG
permet au professionnel autonome de construire une activité
durable, en s’intégrant dans une communauté
(clubs suivant le secteur d’activité), en bénéficiant
des formations nécessaires, et de l’apport de missions
(site internet).
Question :
A
qui appartient le carnet d’adresses ?
En
ce qui concerne ITG, il appartient au consultant ; la
lettre d’engagement le précise. C’est une sécurité
pour le porté.