Au cours de votre thèse vous entendrez souvent qu’un post-doc est le passage obligatoire pour un jeune chercheur. Mais avant de vous lancer tête baissée, il vous faut faire un point sérieux sur votre projet de carrière. En effet, si vous aspirez à intégrer les organismes de recherche tels que le CNRS, l’INSERM, vous ne pouvez pas faire l’économie d’un séjour post-doctoral. Cependant, si un post-doc se valorise très bien dans une entreprise en Recherche et Développement (R et D), il peut être handicapant pour les métiers transversaux à la recherche. On leur préfèrera à ce moment là des formations complémentaires en communication par exemple.
1. OU FAIRE SON POST-DOC ?
En France tout d’abord, les post-doc ne bénéficient d’aucun statut. Il faudra vous attendre à n’avoir ni sécurité sociale, ni allocation chômage en fin de contrat. Le choix de votre post-doc devra être conditionné par le type de contrat dont vous allez bénéficier. Nous vous conseillons de ne pas accepter les bourses payées sous forme de libéralités. De plus, l’expérience post-doctorale doit permettre au jeune chercheur de se familiariser avec d’autres méthodes de travail, cultures et langues. C’est pour cela que l’on peut sérieusement se poser la question de la pertinence d’effectuer un post-doc en France. Les post-docs à l’étranger vous obligeront à vous expatrier avec toutes les difficultés que vous pourrez rencontrer à votre retour. Dans un premier temps, il vous faudra vous dégager de vos obligations fiscales, vous devrez donc prendre conseil auprès de l’Hôtel des Impôts. Ensuite, informez-vous sur les indemnités chômage à votre retour. Cela peut vous faire peur mais sachez qu’il est probable que vous ne trouviez pas immédiatement un poste en revenant en France. Concernant le pays, il vous faudra prendre les informations de rigueur, vous renseigner sur les possibilités de carrière et garder des contacts avec la France, surtout si votre objectif est d’intégrer un EPST. Selon le pays d’accueil et le type de bourse, la rémunération sera très inégale. Renseignez vous, surtout si vous partez à deux !!!
Post-doc attention danger ! /Post doc, traveller de profession ! Même si les voyages forment la jeunesse, il vous faudra faire attention à ne pas enchaîner les séjours post-doc sous peine de mettre vos chances d’insertion professionnelle en danger. Les post-docs doivent rester une expérience et pas un mode de vie basé sur la précarité des contrats. Les statistiques de l’ABG montrent d’ailleurs qu’un an de post-doc à l’étranger est souvent suffisant. D’après ce statistiques, les industries privées ne recherchent pas prioritairement une expérience post-doctorale mais cela peut constituer un plus surtout s’il a été effectuer en milieu industriel. Il vous faudra aussi choisir des sujets de recherche pertinents qui vous feront évoluer dans votre formation. Un post doc n’est pas une fin en soi : il faut avoir conscience que s’expatrier dans le but de postuler ensuite à des concours dans la recherche publique nécessite en parallèle des efforts de communication importants. Ainsi, on pensera à rentrer en France à la rentrée d’Octobre : faire des séminaires dans les laboratoires dont les projets de recherche vous intéressent et dans lesquels vous aimeriez vous intégrer plus tard est indispensable. Il faudra ensuite rentrer en Mai/Juin si votre candidature est retenue pour des auditions.
QUAND PREPARER SON POST DOC ?
N’attendez pas d’avoir soutenu pour vous soucier du post-doc ! Un projet prend du temps à s’élaborer, n’hésitez pas à contacter les laboratoires qui vous intéressent (les plus connus dans votre domaine) 1 an à l’avance, et à essayer de monter des projets de financement ensemble. Si ça ne marche pas il restera toujours les petites annonces et surtout le bouche à oreille.
QUELQUES CONSEILS AVANT L’EXPATRIATION
Attention, une expatriation se prépare ; elle ne s’improvise pas. Vous devez essayer de mieux connaître le pays où vous souhaitez vous rendre pour en cerner les coutumes, habitudes de vie, culture, ce qui facilitera votre intégration le moment venu. De même, le minimum requis pour travailler dans un pays étranger est de savoir s’exprimer ou écrire, au moins un peu, dans sa langue. Si vous ne vous estimez pas suffisamment à l’aise dans sa pratique, consacrez quelques mois à vous perfectionner avant votre départ. Avant de partir, n’oubliez pas non plus d’apprendre à connaître les démarches à effectuer, le marché de l’emploi...et bien sur à rechercher des témoignages de personnes qui sont déjà allés dans le pays que vous visez via par exemple l’ADUM. Pensez à vous renseigner pour la couverture maladie http://www.ameli.fr/39/DOC/694/fiche.html ainsi que sur les services français à prévenir de votre expatriation (impôts, banques...) et pour cela il existe un site à consulter http://www.mfe.org/. Vous y trouverez notamment un guide pour vous aider à partir mais aussi à revenir car il faut aussi savoir préparer son retour.
Pour plus d’infos sur ce thème, consulter aussi le site CYBERFAC http://www.cyberfac-emploi.univ-nancy2.fr/PartirEtranger/EtrangerIntro.html
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