En 1990, le ministère de l’Education Nationale et de la Recherche lançait une politique en faveur des formations doctorales. L’augmentation des effectifs devait répondre à un double besoin : d’une part l’anticipation de la vague de départs en retraite 2003-2010 dans le secteur public et d’autre part une forte augmentation des recrutements dans le secteur privé. Malheureusement, ce scénario ne s’est pas réalisé à cause de la crise économique de 1993.
On distingue deux grands secteurs d’emplois stables que les docteurs occupent après leur thèse :
le secteur académique contient les postes d’enseignant-chercheur dans le supérieur, de chercheur dans les organismes de recherche publique et d’enseignant dans le secondaire ;
le secteur extra-académique englobe les emplois en entreprise ainsi que ceux dans l’administration.
Le doctorat n’est plus uniquement une voie ouvrant les portes de la recherche publique, c’est devenu un tremplin vers tous les métiers qui nécessitent une haute technicité ou une forte capacité à gérer des problèmes complexes.
Dix huit mois après leur soutenance, les jeunes docteurs ne sont plus que 36% aujourd’hui à occuper un emploi dans la recherche publique ou l’enseignement, alors que ce pourcentage était de 45% voici dix ans. En revanche, 27% ont trouvé un emploi en entreprise, sachant toutefois que ce taux peut varier fortement selon les spécialités : 40% en physique et en sciences pour l’ingénieur et 35% en chimie mais moins de 10% en sciences humaines. 30% occupent une situation temporaire (postdocs, ATER ou CDD). Ces emplois ne sont pas une solution durable pour votre avenir professionnel mais juste un tremplin potentiel vers de meilleures perspectives. Enfin, 5% sont en recherche d’emploi. Pour plus de données statistiques, vous pouvez consulter les Rapports sur les Etudes Doctorales du Ministère auprès de vos Ecoles Doctorales ou sur le site de la Guilde des doctorants
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