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Journal n° 28 - 2ème
trimestre 2002 Téléchargez la version
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L'association Contact
est en deuil. Nous souhaitons rendre hommage au Pr Louis Thaler qui nous a quitté le 18 juin et apportons tout notre
soutien moral à sa famille et à ses proches. |
Sommaire
Édito
Dossier spécial
: les doubles compétences
L'actualité de Contact en bref


Édito
Pourquoi vous parler des doubles compétences ?
Après huit années d'études, notre diplôme
étant le plus élevé du cursus français,
il est légitime de penser qu'il est bien temps de rentrer
dans la vie professionnelle active sans pour cela chercher à
acquérir une compétence supplémentaire. Mais
le risque de l'hyper spécialisation guette, que ce soit dans notre propre domaine de recherche ou, plus particulièrement,
pour les 3/4 d'entre nous qui n'intégreront pas les cursus
classiques de la recherche publique ou l'enseignement supérieur.
La double formation devient alors un atout majeur pour acquérir
de nouvelle techniques, développer des compétences,
s'ouvrir à de nouvelles disciplines (comme c'est le cas
dans nos trois premiers témoignages) ou choisir une nouvelle
voie, une reconversion qui permettra de valoriser notre diplôme
de docteur.
Certains choisiront de "retourner à l'école"
(en suivant des formations complémentaires spécialisées
: DESS, IAE, Masters), non pas pour passer une année de
plus à la fac mais pour suivre une formation avec un objectif
professionnel précis. D'autres choisiront d'être
autodidacte, le système D, l'expérience, la pratique.
Quoi qu'il en soit "double compétence" semble
être synonyme d'ouverture d'esprit, de capacité de
travail supérieure à la moyenne, d'adaptabilité.
Ce dossier spécial n'a pour d'autre but que de vous apporter
les témoignages de docteurs qui vivent ces situations au
quotidien.
Vân-Ly PHAN
Rédactrice en chef

Dossier spécial
: les doubles compétences

"Si
j'ai une double compétence ? Oui, grâce à ma thèse."
- Le travail en industrie -
Avec
un diplôme d'ingénieur et, depuis novembre dernier,
un doctorat en poche, Estelle Darnon est aujourd'hui ingénieur
"process et
industrialisation". Elle travaille au sein du service "développement
industriel" de son entreprise, particulièrement sur
la transposition des
procédés du laboratoire de recherche vers la production
et l'amélioration des procédés de fabrication
des médicaments. Ce témoignage nous apporte une
vision différente de la thèse : valoriser son doctorat
comme une seconde compétence, comme une expérience
professionnelle.
Au
cours de ma formation d'ingénieur en génie des
procédés, j'ai eu l'occasion par l'intermédiaire
de stages de travailler sur des procédés
biologiques (production et purification de biomolécules).
A la sortie de l'Ecole, j'ai eu envie de me spécialiser
dans ce domaine, et c'est dans cette optique que j'ai recherché
une thèse. J'ai eu la chance de me voir proposer par Aventis
un contrat CIFRE à l'Institut Européen des Membranes
de Montpellier. J'ai décidé d'orienter mon après-thèse
préférentiellement vers le monde de l'entreprise,
souhaitant aller plus vers du développement industriel
que vers la recherche fondamentale. Cela correspond davantage
à mon besoin de voir mes résultats concrétisés
à court terme.
J'ai commencé ma recherche
d'emploi assez tôt, en particulier en suivant en décembre
2000 la formation de M. Guther ("bilan de compétence",
organisée par la maison des Ecoles Doctorales). Cette
formation m'a apporté des outils pour faciliter ma recherche
d'emploi (CV, lettres, entretiens) mais aussi et surtout m'a
permis de travailler sur mon projet et mes souhaits professionnels.
A partir de là, j'ai suivi les offres d'emploi (presse,
internet), et c'est par ce biais que je suis entrée en
contact avec le LFB (Laboratoire Français du Fractionnement
et des Biotechnologies, entreprise basée aux Ulis en région
parisienne) . J'ai intégré cette entreprise en
décembre 2001 à l'issue de ma thèse , et
je travaille actuellement au développement et à
l'industrialisation des procédés d'extraction de
certaines protéines plasmatiques.
Dans le cadre de ma fonction, j'utilise
les connaissances techniques acquises pendant mon cursus, essentiellement
pendant ma thèse. Toutefois l'entreprise ne recherchait
pas pour ce poste un docteur. Elle désirait plutôt
un ingénieur avec une 1ère expérience dans
le domaine pharmaceutique. J'ai pu aisément présenter
ma thèse comme une expérience professionnelle :
outre l'expertise technique sur un domaine particulier, la thèse
m'a appris à communiquer sur mes travaux, à synthétiser
des résultats, à prendre des initiatives, à
être autonome et à acquérir une 1ère
expérience d'encadrement via la prise en charge de stagiaires.
Ce qui me paraît important,
c'est de faire en sorte que la thèse s'insère naturellement
dans son projet professionnel quel qu'il soit (recherche
publique, enseignement, développement...). Cela permet
de la valoriser et de mettre en avant tout ce qu'elle nous apporte.
Estelle Darnon

`

"Si
j'ai une double compétence ? Oui, grâce à ma thèse."
- La Pharmacie et de le Droit -
Les
métiers à l'interface de la Pharmacie et du Droit,
bien que relativement récents, sont promis à des
développements importants, à de réelles
perspectives d'avenir.
Au niveau universitaire, tout d'abord,
l'enseignement du Droit en Pharmacie s'est considérablement
développé ces dernières années, pour
constituer aujourd'hui, des modules obligatoires (de 1ère,
2ème, 5ème année) ou optionnels (D.U "Maintien
à domicile" ) et plusieurs U.V correspondant à
des enseignements magistraux des trois premières années
de Droit (droit civil, des sociétés). Ces U.V.
sont nécessaires pour valider les différentes années
d'études de Pharmacie (le droit représentant une
option possible parmi beaucoup d'autres exclusivement scientifiques).
En effet, il est apparu que des
notions de Droit devaient être acquises par les étudiants,
aussi bien dans la perspective de travailler en officine (Droit
des sociétés, droit commercial, droit des régimes
matrimoniaux.) que pour ceux promis à une carrière
industrielle (droit social, Droit de la propriété
industrielle). Le Droit fait maintenant partie intégrante
de l'enseignement traditionnel de la faculté de Pharmacie
de Montpellier.
Au niveau industriel, une importance
croissante est donnée aux questions juridiques au sein
des entreprises pharmaceutiques, tant au niveau de la réglementation
(car il existe des normes à respecter) qu'au niveau de
la valorisation des résultats de la recherche par des
titres de propriété industrielle (brevets, certificats
d'utilité). A ce titre, les industries pharmaceutiques
font appel à des cabinets de juristes (spécialisés
en propriété industrielle) ou possèdent
parfois leur propre service interne de valorisation. Dans tous
les cas, une prise de conscience des enjeux économiques
s'est opérée et rend de plus en plus nécessaire
la présence de compétences se situant à
l'interface du monde scientifique et juridique.
Quelques mots maintenant sur mon
cursus universitaire : je suis pharmacien, option industrie-recherche
depuis un peu plus d'un an et réalise actuellement une
thèse en Droit (sur un sujet relatif à la propriété
industrielle dans un milieu scientifique " le statut de
l'embryon et sa place dans de la recherche ").
Pendant mes études de pharmacie,
j'ai systématiquement choisi les U.V de Droit, qui m'ont
permis d'obtenir une équivalence DEUG de Droit. J'ai ensuite
suivi un D.E.A de Propriété intellectuelle à
la Faculté de droit de Montpellier (D.E.A " Créations
immatérielles " dirigé par Mr VIVANT) en étant
admise sur un niveau de maîtrise en Pharmacie (et parce
que les U.V passées m'avaient permis d'avoir les notions
de base des trois premières années de Droit). Je
me suis ensuite inscrite en première année de thèse
de Droit (co-dirigée par un labo de Droit et de Pharmacie)
et en licence de Droit. Je suis donc actuellement en deuxième
année de doctorat et donne quelques enseignements à
la faculté de pharmacie, avec la perspective d'obtenir,
à terme, un poste d'enseignant chercheur à la faculté
de Pharmacie. Toutefois, ces perspectives peuvent dévier
sur la branche industrielle, si les possibilités ne se
concrétisent pas à la Fac. Le principal écueil,
pour le thésard juridique restant le difficile financement
d'une thèse puisque le nombre d'allocations de recherche
est inférieur à celui des scientifiques, et les
financements industriels relativement rares (faute d'applications
véritablement concrètes).
La principale opportunité,
par contre, se trouve dans les passerelles installées
entre la Faculté de Pharmacie et celle de Droit, et qui
ont permis à certains étudiants de s'engager dans
ces doubles cursus. Ils restent cependant très lourds
en ce qui concerne l'enseignement puisqu'une double compétence
totale est exigée (du DEUG à la thèse),
toutefois certains ont pu profiter de cette possibilité
de suivre un DEA de Droit et ont ensuite suivi une carrière
différente (service juridique de l'AFFSAPS (anciennement
Agence du médicament) ; thèse pour ensuite travailler
dans un cabinet juridique spécialisé), un troisième
cycle juridique valorisant nécessairement une formation
scientifique. Il semblerait d'ailleurs, d'après les quelques
échos recueillis, qu'il soit d'avantage possible pour
un étudiant scientifique de compléter sa formation
par une spécialisation juridique que pour un juriste d'obtenir
des bases scientifiques justes et solides. Dans tous les cas,
les industries s'intéressent de plus en plus à
ces compétences hybrides
Cécile Legal


Les
statistiques, formidable outil de la recherche
Pierre Legendre est professeur
à l'Université de Montréal. Biologiste et
statisticien, co-auteur avec son frère Louis de "Numerical
Ecology"*, le best-seller des biostatistiques, sa renommée
est internationale. Pour Contact, il a accepté de répondre
à nos questions.
Quel a été votre parcours jusqu'à la thèse
? Etait-il essentiellement tourné vers la biologie ou
envisagiez-vous déjà de vous orienter vers les
biostatistiques ?
Au
cours de mes études collégiales, l'équivalent
du Bac français, j'avais eu d'excellents cours de mathématiques.
J'avais alors envisagé de me diriger vers ce domaine.
La biologie m'intéressait aussi beaucoup. J'ai finalement
choisi la biologie comme formation de premier cycle universitaire,
croyant que je ne ferais plus jamais de mathématiques.
Je n'avais jamais entendu dire qu'il était possible de
combiner ces deux domaines dans une activité scientifique
ou professionnelle.
Avez-vous
acquis votre double compétence en autodidacte ou avez-vous
suivi une formation spécifique ?
Oui, en autodidacte. Je
n'ai jamais suivi de cours de statistiques avant mes études
de doctorat, à l'University of Colorado (USA), où
j'ai entendu parler pour la première fois d'analyse des
données à travers la taxonomie numérique.
Par la suite, j'ai pris des bouquins de statistiques, j'ai appris
à faire de la programmation, en Fortran d'abord, et je
me suis lancé...
Ne regrettez-vous
pas de vous être éloigné de la recherche
biologique stricto sensu?
Je
ne me suis pas éloigné de la recherche biologique
stricto sensu. Je poursuis mes recherches en écologie
des communautés à travers des programmes d'échantillonnage
propres à mon laboratoire. Je participe physiquement à
une partie de l'échantillonnage sur le terrain. Je poursuis
également mes recherches en évolution à
travers les jeux de données de mes étudiants. Mes
problématiques de recherche sont toujours écologiques,
environnementales ou phylogénétiques. Je développe
des méthodes d'analyse de données afin de répondre
à mes problématiques de biologiste. Il m'arrive
aussi de faire du travail proprement statistique parce que, en
tant que biologiste, j'ai besoin des résultats et les
statisticiens ne sont pas intéressés à travailler
aux questions qui me préoccupent.
Que pensez-vous
du fait que les entreprises demandent aux jeunes docteurs non
plus une seule compétence mais 2 voire 3 compétences
complémentaires ?
Il
est très bon pour les docteurs d'avoir plus d'une corde
à leur arc. Cela évite une sur-spécialisation
souvent stérilisante. Il y a beaucoup à tirer de
l'interaction entre deux ou trois domaines de compétence
: on peut emprunter des idées ou des méthodes d'un
domaine pour les appliquer à un autre.
*"Numerical Ecology" , Legendre, P. & Legendre,
L. 1998. 2nd English edition. Elsevier Science BV, Amsterdam.
http://www.fas.umontreal.ca/biol/legendre/numecol.html>
Laurianne Laine et François Moreno


La
Création d'Entreprise
ou comment exploiter logiquement ses compétences
Thierry Fahmy est le créateur
de XLSTAT© , macro sous Excel© que connaissent bon
nombre de personnes qui souhaitent faire de l'analyse de données
tout en étant allergiques aux interfaces de Statistica©
et autres S.P.S.S.©.
Mais ce jeune créateur, qui se destinait à une
carrière dans la biologie moléculaire ne s'est
pas arrêté en si bon chemin : le voilà aujourd'hui
à la tête de deux entreprises, LogMetrix et Data-Invest
toutes deux tournées vers Internet. Cet exemple même
de la double compétence nous livre les secrets de son
parcours et sa vision de l'entreprenariat.
Quelle a été votre formation initiale ?
J'ai
toujours été passionné par le vivant, et
bien que mes notes me destinaient plus à la math-sup qu'à
une sup-bio, j'ai réussi à entrer dans la seconde.
Après deux ans de prépa, je suis rentré
à l'INAP-G (Ecole d'Agronomie de Paris).
J'ai vite voulu faire de la recherche en biologie moléculaire,
mais un peu déçu par les stages que j'ai effectués,
je me suis replié vers mon autre centre d'intérêt,
les mathématiques, et plus spécifiquement, les
statistiques, pour lesquelles l'INA-P-G offre une très
bonne formation, avec notamment un DEA conjoint avec la faculté
d'Orsay, Polytechnique...
Un stage à la CGE (nouvellement
Vivendi Environnement) m'a contraint en deuxième année
de l'Agro à développer mes propres macros de statistique
sous Excel (1993), et depuis je n'ai jamais arrêté.
J'ai eu la chance de faire mon stage de DEA à l'université
de Berkeley sous la responsabilité de Frédéric
Bois, aujourd'hui à l'INERIS, qui m'a appris beaucoup
tout en me permettant de découvrir une Amérique
très entreprenante. En revenant en France, j'ai commencé
ma thèse au GRESE (Engref) sous la responsabilité
d'Eric Parent, en contrat CIFRE avec un laboratoire privé.
Pendant cette période, j'ai mené un projet parallèle
et très indépendant de ma thèse, le développement
de ce qui est vite devenu XLSTAT.
Très peu de gens ont cru
en la viabilité du projet, les professeurs de statistiques
n'y voyant aucun intérêt, mon entourage pensant
que je n'en vendrais qu'un et que ce serait le dernier. Éric
Parent a su tolérer que j'aie un projet autre que ma seule
thèse. Quelques amis ont vite vu l'intérêt
du produit et m'ont aidé à le tester. Au même
moment, l'Internet se développait et dès fin 1995
j'ai créé le premier site d'XLSTAT. Début
1996 j'ai référencé XLSTAT dans les moteurs
de recherche et au bout de deux jours j'ai eu le plaisir d'avoir
une première commande ... de France. La suivante fut celle
d'un américain (je développais déjà
en français et en anglais). Les Français sont restés
longtemps minoritaires au sein de la clientèle XLSTAT.
Fin 1997, à la fin de ma
thèse, XLSTAT en était à sa version 3, et
était déjà un succès, bien que quelques
bogues en altéraient parfois la stabilité. Aujourd'hui
le produit est devenu très stable, et est utilisé
dans plus de 70 pays.
De plus en plus d'enseignants l'utilisent pour former leurs étudiants,
et c'est pour moi une grande satisfaction, car cela signifie
que les statisticiens sont de plus en plus conscients de l'intérêt
de faire des statistiques un outil pour tous et non un outil
réservé à l'élite qui dispose de
logiciels lourds et coûteux.
Grâce à XLSTAT, j'ai
découvert des domaines que ma formation m'avait fait contourner,
mais qui sont finalement amusants : la vente, le marketing et
la gestion. Ma préférence va néanmoins au
marketing car c'est à la fois créatif, assez psychologique,
très varié, et proche des statistiques. La vente
a pour intérêt essentiel le fait de permettre des
échanges avec des personnes très différentes
et intéressantes.
Pour quelle(s)
raison(s) vous avez opté pour le milieu privé plutôt
que public?
J'ai
avant tout opté pour l'entreprenariat, et non pour le
privé ou le public. C'est une troisième voie qui
n'est finalement pas antinomique avec "public" et pas
forcément proche du privé.
Les mêmes pesanteurs peuvent être ressenties dans
les deux secteurs. J'ai depuis toujours eu plein d'idées
et envie de les réaliser. Rien de tel que de créer
une entreprise pour les voir prendre forme.
J'étais attiré par
la recherche parce que j'espérais y trouver la liberté
de chercher et si possible trouver, à une vitesse raisonnable.
J'ai malheureusement vite senti dans le milieu de la recherche
français (en biologie ou en statistique), une inertie
importante, une hiérarchie parfois étouffante et
une vision du monde dépassée, sans parler des problèmes
de chapelles qui sont très nuisibles.
L'essaimage ou l'entreprenariat
étaient mal vus dans le milieu de la recherche, car assimilés
au "privé" et donc à "l'intéressement
financier" synonyme de "mal". Les choses ont,
je le sais, sensiblement évolué depuis. Mais insuffisamment
encore. Je suis prompt à faire des reproches aux Américains,
mais sur le plan de la recherche et des liens entre la recherche
et l'industrie, ils ont encore de nombreuses longueurs d'avance.
L'aventure XLSTAT a été
vue par le milieu de la recherche français - hormis Eric
Parent, Alain Morineau et quelques rares autres - comme une naïveté,
un danger pour les statistiques, ou une perte de temps. C'est
ahurissant. Aux Etats-unis, j'aurais eu le droit d'aller plus
vite, plus loin, plus fort, encouragé par des professeurs.
D'ailleurs certains universitaires américains et canadiens
m'ont bien aidé.
Il semblerait
que l'attrait de la gestion vous ait poussé à créer
vos propres entreprises, mais est-ce un choix que d'avoir "abandonné"
le créneau des interfaces statistiques au profit des logiciels
de statistiques exclusivement voués à Internet
?
Cela
n'a été qu'une aventure. Logmetrix est en train
d'être cédé à des groupes plus importants.
J'ai vu dans les données générées
sur Internet, une source d'information très importante
pour les entreprises, susceptible d'améliorer sensiblement
la qualité et la pertinence de leurs relations avec leurs
prospects et clients. Avec Logmetrix, nous avons créé
deux logiciels très performants, mais un peu en avance
sur leur temps. En 2002 je compte me consacrer essentiellement
à XLSTAT.
Ne songez
vous pas, à l'avenir, à vous rapprocher de la biologie
(par d'autres moyens que les statistiques...) ?
Ce
n'est pas impossible. Je me tiens au courant des résultats
de la recherche dans certains des domaines de la biologie grâce
à des amis qui y travaillent. J'aimerais un jour trouver
un moyen d'y retourner.
http://www.xlstat.com/
http://www.logmetrix.com/
François Moreno


Richard,
29 ans : "chercheur un jour, chercheur toujours ? "
- La veille technologique -
Trois ans
déjà...
Cela fait maintenant plus de 3
ans que j'ai bouclé ma thèse et que je fais donc
partie des "anciens". Si on me demandait sur quoi j'ai
travaillé en thèse, je pourrais sans problème
en parler durant des heures, mais je me rends compte, que le
titre même de ma thèse, je ne l'ai plus vraiment
en mémoire. Bien sûr en réfléchissant,
je pourrai le retrouver, car il est enfoui quelque part. Au-delà
de l'anecdote, je trouve cela assez significatif. Faire une thèse,
c'est quelque chose d'autre que de se positionner comme le spécialise
qui a bossé 3, 4 ans sur les effets de la mutation de
l'arginine 235 du facteur XTF12 (Ne cherchez pas la protéine
correspondante, je viens de l'inventer...) ou sur la modélisation
de la propagation des forces lors du découpage du saucisson
à l'ail. Bref, ce que je veux dire, c'est qu'au-delà
de ce qui caractérise un docteur dans une discipline donnée,
il y a beaucoup de compétences qui ne se voient pas et
qui ne se comptent pas en nombre de publications.
Pour revenir un instant à
mon parcours, je précise qu'à l'âge où,
sur le plan scolaire, il faut se poser la fameuse question que
"qu'est ce que tu feras quand tu seras grand ?", assez
rapidement je dois dire, je me suis focalisé sur "être
chercheur" sans pouvoir vraiment savoir pourquoi. C'est,
dans mon cas, ce que l'on appelle une vocation, avec le recul
je n'en doute pas. Cependant faire de la recherche en quoi ?
Ça c'était compliqué. En fait, je suis entré
à la fac en étant intéressé par tout,
mais alors vraiment tout et j'hésitais entre les maths,
la physique, l'informatique, la zoologie, l'agronomie, la géologie,
etc... bref la galère pour choisir une "spécialité",
car le chercheur est forcément "spécialiste"
comme je l'ai rappelé au début. Ce fut une grande
déception pour moi, car en fait être chercheur dans
mon esprit signifiait (je m'en suis rendu compte après
coup), être comme au siècle précédent,
un touche-à-tout, un savant, bref, un NATURALISTE, un
Honnête Homme qui faisait aussi de la philosophie à
ses heures perdues. Mais pas de bol, j'avais beau rechercher
dans le dossier du centre d'orientation de ma fac, il n'y avait
pas de doctorat en "naturaliste"...
Heureusement pour moi, le fameux
déclic est arrivé en seconde année de fac
quand j'ai eu mes premiers cours sur la photosynthèse.
Le cours avait commencé par un rappel sur la dualité
onde-corpuscule, puis le prof parlait aussi bien de rendement
d'un champ de blé, de durée d'ensoleillement que
de la barrière d'énergie que devaient faire franchir
nos fameux photons pour que l'ensemble du mécanisme photosynthétique
se déclenche. On avait à l'issue de ce processus
qui se mesurait en quelques fractions de secondes une phrase
magique pour moi : la transformation de l'énergie lumineuse
en énergie chimique. Ouaouh !!! Je me souviens que ce
cours avait lieu le vendredi après-midi et j'y ai pensé
tout le week-end. Je venais de découvrir un sentiment
fabuleux, une excitation, une "vibration ", que dis-je,
un véritable tremblement de terre intellectuel !! C'est
cet état particulier au chercheur que je venais de découvrir.
C'était décidé, je serais chercheur et pour
cela je ferais une thèse en physiologie végétale.
Voilà le mot magique pour moi : PHYSIOLOGIE. Bon je sais
que beaucoup à ce stade se rappelleront plutôt de
mauvais souvenirs et que c'est plutôt les triples intégrales
ou un bon gros paquet de lignes de code en C++, ou ce que vous
voudrez, qui vous fait vibrer. Mais justement, gardez toujours
à l'esprit cette " première fois ". Rétrospectivement,
je constate que je suis toujours physiologiste " à
ma façon ". Pourtant, bien malin celui qui pourrait
deviner quel est mon métier aujourd'hui et quel est celui
que je ferai "demain "...
Après
la physiologie, les sciences de l'information
Pour certains, une thèse
c'est la première étape avant d'être Maître
de Conf. ou chercheur dans un organisme de recherche académique,
et ils occuperont effectivement ces postes. Pour d'autres, la
thèse c'est une étape, mais ils n'ont pas forcément
bien défini ce que sera l'après-thèse. À
ceux-là, je donnerai quelques pistes. À l'époque
où j'entamais ma seconde année de thèse
à Montpellier, c'était aussi l'organisation des
premières Doctoriales, avec notamment le soutien actif
de Contact. Après le premier frisson lors de ma rencontre
avec la physiologie, là, ce fut plutôt un électrochoc.
Mais un électrochoc sympathique et très progressif
qui a transmis au jeune doctorant que j'étais quelques
clés pour analyser mon parcours et commencer à
tracer mon " avenir ". Vous trouverez beaucoup de témoignages
sur les Doctoriales et beaucoup convergent. Personnellement j'ai
appris et retenu deux choses : le réseau humain est primordial
dans tout ce que l'on fait et ce que l'on fera. Il détermine,
justement ce que l'on peut faire, compte tenu de notre position
dans le " monde ". Aussi bien le monde universitaire,
qu'associatif ou privé, etc... La seconde chose que l'on
a " osé" dire c'est qu'il n'est pas indécent
de s'intéresser à d'autres débouchés
que les classiques postes dans le secteur académique.
C'est en ayant en main ces 2 clés que j'ai poursuivi ma
thèse, les yeux grands ouverts sur le monde extérieur
à l'université.
Personnellement, étant en
science expérimentale (la physiologie, je vous l'ai soufflé
plus haut), je faisais mes manips de façon " pépère
" sans me poser trop de questions. Mais au-delà de
l'activité même de laboratoire, il y avait aussi
des activités que je devais faire en tant que chercheur
et qui m'intéressaient fortement. Par exemple, rechercher
de l'information sur Internet, pour connaître quels sont
les labos " concurrents " ou encore suivre l'évolution
des techniques pouvant me servir pour mes manips. Tout cela m'intéressait.
Alors en bon scientifique, j'ai commencé à m'intéresser
méthodiquement à ces activités. J'ai ainsi
découvert la " veille technologique ". Très
fier de ma découverte, j'ai poursuivi et de fil en aiguille
j'ai appris qu'il y avait différents type de veille, que
l'ensemble pouvait être coordonné sous l'appellation
" Intelligence économique " ou encore "
Intelligence Stratégique ". Le fil que j'avais commencé
à suivre m'a mené jusqu'à m'intéresser
aux techniques utilisées en veille, comme le Datamining,
ou la bibliométrie ou ensuite " knowledge Management
". À ce stade, je passais des heures sur Internet
à poursuivre ma récupération d'information.
J'ai rapidement appliqué des méthodes de recherche
d'information, puis je suis devenu suffisamment expérimenté
pour en créer moi-même. À ce stade, j'en
savais autant en " science de l'information " et sur
la " planète Internet " que sur mon propre sujet
de thèse que je continuais en parallèle.
En quelques mois, et appliquant
une démarche scientifique (rigueur et logique), je m'étais
trouvé un " nouveau métier potentiel ",
j'avais appris pleins de nouveaux mots ;-)) et mon carnet d'adresse
avait quasiment doublé en taille. À partir de cet
instant, qui c'est situé en fin de seconde année
(soit 9 mois après avoir suivi les Doctoriales), j'ai
commencé à envisager quelque chose qui fait peur
à beaucoup : " arrêter la recherche. "Oulalala
!!! - me disaient certains - mais à quoi ça te
sert de faire une thèse si tu ne fais pas de recherche
ensuite ? ". Ben justement, mon avis est que la thèse
au-delà de nous former sur un domaine qui permet de dire
" docteur en mathématique " ou " docteur
en histoire de l'art ", cette thèse nous apprend
deux choses que sont la rigueur et la logique. Rigueur et Logique,
c'est le couple que l'on retrouve dans beaucoup de métiers
et les appliquer permet tout simplement de faire ces métiers
différents.
Pourquoi
pas une "physiologie d'Internet" ?
Comme vous l'avez lu, mon parcours
de thèse avait déjà bien bifurqué
et il a continué ensuite. À l'encontre de toutes
les habitudes de la majorité des docteurs en biologie,
j'ai par exemple décidé de faire un post-doc en
restant en France et de ne pas partir dans un pays anglo-saxon.
La raison principale est que je voulais poursuivre l'approfondissement
en " science de l'information " que j'avais initié
en thèse. Je ne me sentais pas non plus " mûr
" pour arrêter la recherche " de paillasse "
du jour au lendemain. J'ai donc pris mon temps. Durant mon post-doc,
j'ai par exemple suivi une formation en informatique au CNAM,
en cours du soir. Le diplôme ne m'intéressait pas,
je voulais juste continuer à apprendre et pouvoir justifier
de rajouter une " compétence " de plus sur mon
CV.
C'est au début de ma seconde
année de post-doc, que tout a basculé.. : je me
suis lancé à la recherche d'un emploi en "
science de l'information ", mais tout en ne perdant pas
de vue que j'étais " aussi " docteur ès
science. Très rapidement et par le biais du réseau
que je m'étais constitué, j'ai rencontré
un industriel de la chimie et de la biologie avec qui le courant
est très bien passé. J'y ai rencontré beaucoup
de monde et ils m'ont finalement proposé un poste que
j'ai envie de qualifier de " sur mesure ".
J'occupe maintenant ce poste depuis
plus d'un an et le couple fonctionne toujours très bien.
Si j'étais chercheur au CNRS, je pourrais sans problème
parler de mon poste, de mon labo et de mes sujets de recherche,
mais c'est la différence lorsque l'on travaille dans le
" privé ", il faut nécessairement être
plus discret. Je peux par contre vous dire que je suis en contact
quotidien avec des chercheurs, mais que je ne fais pas de recherche....
Plusieurs fois par jours je peux traverser des labos, sans y
faire de manip. Mon travail est à l'interface entre le
monde de la recherche et celui très vaste des sciences
de l'information. Le point commun avec ma thèse est que
je passe de nombreuses heures par jour sur Internet, que je récupère
de l'information, la traite et que j'en publie aussi également,
toujours sur Internet. Ma motivation initiale pour faire une
thèse était la physiologie. Aujourd'hui, je travaille
en mettant en uvre des mécanismes intellectuels et des
méthodes de travail qui sont de mon point de vue, strictement
les mêmes. Dans mon esprit, je suis toujours physiologiste,
mais physiologiste d'Internet... Au
moment où j'écris ces lignes, un projet de recherche
en physiologie végétale appliquée est en
cours d'analyse par des investisseurs privés. Non, pas
que la "physiologie d'Internet" ne me plaise plus,
mais vous savez ce qu'on dit : "chercheur un jour, chercheur
toujours". Finalement, l'essentiel est de faire ce qui nous
plait et de garder le contrôle de notre parcours. Peut
importe le doctorat que vous préparez, il vous donnera
une autonomie, pour changer de métier et pourquoi pas
une assurance pour le recommencer quand vous en aurez envie ?
Si vous n'êtes pas convaincu, contactez-moi !
Richard


Un
parcours détonnant, à cela rien d'étonnant
- L'informatique -
Cyril Sarrauste de Menthière a soutenu sa thèse
en biochimie à l'université de Montpellier I, en
1999 il est maintenant en charge des ressources Internet et Bio-informatiques
de l'Institut de Génétique Humaine (IGH).
Dès le début de ses
études universitaires, il est poussé par une grande
curiosité des sciences et techniques et des "métiers
parallèles". Trouvant le cursus "classique"
(licence de biochimie) trop théorique, il décide
de s'inscrire en Maîtrise Sciences et Technique (MST) Physico-chimie
de la formulation à l'UMII : " Ce cursus de 2 ans
m'a permis d'appréhender des sujets généralement
non traités dans la filière universitaire classique,
comme la colorimétrie physico-chimique, le marketing,
le contrôle qualité, la communication et la législation.
Cette formation, principalement tournée vers l'industrie,
met en place, au cours d'un stage de 6 mois, les procédés
de contrôle-qualité dans une distillerie à
la Réunion confrontée à des problèmes
législatifs dus à une non maîtrise des différentes
étapes de fabrication.
La période n'étant
pas des plus propices à l'embauche dans l'industrie, il
décide de poursuivre sa formation et de s'inscrire à
Marseille en DESS Physico-chimie de la formulation : " Ceci
m'a permis de me perfectionner dans des domaines comme la toxicité,
la dermatologie, l'environnement, la corrosion. ". Il valide
ce diplôme par un stage de 9 mois en R&D à L'OREAL
au cours duquel il travaille sur un nouveau concept de coloration
capillaire : " Ce stage me plongeait autant dans la chimie
pour la conception moléculaire, que dans la biologie pour
appréhender les performances et la toxicité du
produit sur tête, et dans la physique en ce qui concerne
les aspects couleur et matière du produit fini. ".
Riche de cette formation, il se
réoriente vers un " cursus classique" en s'inscrivant
au DEA Interface Chimie-Biologie à Montpellier I,. Au
cours de sa thèse, Cyril réussit à caractériser
une protéine par modélisation informatique et dépose
un brevet sur un composé dont les potentialités
thérapeutiques contre le diabète étaient
des plus prometteuses.
Parallèlement à ses travaux de recherche, il suit
les cours d ' "Introduction à la connaissance et
à la gestion des entreprises" de l'IAE de Montpellier
et mis en place par Contact, et s'intéresse aux nouvelles
technologies de communication : Internet et le web.
Sur la fin de sa thèse,
il devient contractuel à mi-temps à l'institut
de génétique humaine (IGH) au poste de responsable
des ressources Internet et Bio-informatique, poste qu'il occupe
maintenant à plein temps : " Tout d'abord focalisé
sur la mise en place de sites web dynamiques (bases de données)
pour l'IGH, l'école doctorale CBS2 Cette approche des
bases de données m'a permis de m'impliquer dans des projets
internationaux liés à la biologie. Une manière
d'établir des réseaux de bases de connaissances
scientifiques ".
Ses compétences en physico-chimie
et en bio-physique lui permettent de collaborer avec différentes
équipes de l'institut pour la mise en place et l'amélioration
de protocoles expérimentaux. Il est devenu l'interlocuteur
privilégié d'un projet de start-up pour la création
de logiciels de profilage de protéines. De plus, cette
connaissance du milieu de la recherche et de l'informatique lui
permet de s'intégrer dans des groupes de travail européens
pour le développement de la publication électronique.
Enfin, il s'occupe de la communication de nombreuses conférences
scientifiques.
Ainsi on
voit qu'à travers ce parcours atypique, Cyril Sarrauste
de Menthière a réussi à trouver sa place
au carrefour des nouvelles technologies, de l'informatique, de
la biologie et la chimie. En ce sens, il suit une formation continue
d'ingénieur système réseaux. La pluridisciplinarité
nécessite, à son sens, de la curiosité et
une soif continue d'apprendre.
Jérôme Gobinet


L'Assurance
Qualité, le poste aux mille facettes
Mouna Kellou
a intégré le service Assurance Qualité d'un
laboratoire pharmaceutique après des études universitaires
ponctuées par un DESS en Industrie Pharmaceutique. Elle
nous livre son témoignage, ainsi que celui d'une responsable
qualité issue d'une filière doctorale.
Un lien fonctionnel
avec la recherche
Je travaille depuis plus de 4
ans au sein du service Assurance Qualité (AQ) d'un laboratoire
pharmaceutique en tant qu'Adjointe au Responsable AQ. J'ai une
formation initiale universitaire en Biochimie (DEUG, licence et
maîtrise à l'Université Montpellier II), complétée
par un DESS en Industrie Pharmaceutique options Immunotechnologie
et Assurance Qualité.( faculté de Pharmacie, UM
I) .
La démarche qui m'a menée de la biochimie à
l'intégration d'un service en AQ peut se résumer
de la sorte : au cours de mon année de maîtrise,
je me suis posée la question de savoir si j'avais véritablement
la vocation de devenir " chercheur ". La réponse
a été négative. Toutefois j'avais la conviction
de vouloir rester dans le domaine de la recherche et plus précisément
de travailler en collaboration avec des chercheurs du secteur
de la santé. En d'autres termes, j'avais envie d'aider
les chercheurs à mieux s'organiser dans leur travail et
de les aider à garantir une fiabilité et une crédibilité
dans l'obtention de leurs résultats. J'ai alors recherché
" Le " métier qui pouvait répondre à
mon attente. J'ai entendu parler de l'AQ et de l'importance de
cette discipline au sein d'une entreprise. J'ai donc intégré
un DESS qui m'offrait la possibilité d'en faire mon métier.
Afin de " garder le pied à l'étrier "
au cours de ma recherche d'emploi, j'ai suivi une formation "
Qualipôle " complémentaire (formation Qualité
organisée conjointement par un organisme régional
en AQ et le Pôle Universitaire Européen du Languedoc-Roussillon
qui a sans aucun doute apporté " un plus " à
mon embauche.
A la lumière de mon expérience, les messages que
j'aimerais faire passer sont les suivants :
La connaissance du milieu de la Recherche & Développement
(R&D) et de bonnes bases scientifiques sont nécessaires
à une adaptation pertinente et spécifique des normes
AQ dans l'industrie pharmaceutique, de biotechnologie ou cosmétique.
L'importance d'une " double compétence " à
ce niveau-là est indéniable.
Les entreprises demandent de plus en plus aux personnes travaillant
en R&D d'avoir des compétences en gestion de projet
afin de rationaliser les coûts de la recherche et d'être
capables de travailler en équipe.
Les groupes pharmaceutiques sont souvent internationaux, une
bonne connaissance de la langue anglaise est aussi incontournable.
Le service AQ est un service transversal où s'exercent
des liens fonctionnels avec d'autres services. L'AQ, rôle
" touche à tout " dans l'entreprise, est un véritable
sésame qui vous conduit dans tous les recoins de l'entreprise
et permet ainsi aux jeunes recrues de l'appréhender dans
sa globalité. Par conséquent, le métier de
l'AQ peut constituer un tremplin vers d'autres fonctions.
Il est nécessaire pour un étudiant d'être
en quête d'information et de formations complémentaires
pour trouver plus rapidement du travail. En effet, les diplômes
et les lettres de motivations ne sont plus suffisants de nos jours
: il faut savoir se démarquer en prouvant sa curiosité
par rapport au monde de l'entreprise.
Développer une double compétence est apprécié
par l'employeur : En effet, la double compétence non seulement
démontre une certaine richesse, adaptabilité et
flexibilité du candidat, mais lui permet également
de mieux comprendre les besoins d'une entreprise.
Lorsque l'on possède une formation de base " scientifique
" il est plus aisé de la compléter par une
autre (du type gestion, finance, informatique). L'inverse est
peut-être moins évident a mettre en uvre.
Au cours des études, la quête d'informations sur
les évolutions législatives et économiques
du monde de l'entreprise est primordiale. En effet, ces évolutions
sont de nouvelles opportunités qui sont souvent à
l'origine de " nouveaux métiers ". Elles offrent
de nombreux postes aux jeunes diplômés.
L'expérience professionnelle doit également être
variée (vente, marketing, management) il faut en quelque
sorte se " despécialiser " pour être capable
de comprendre les différents métiers, leur réalité
et leurs contraintes dans le contexte de la culture générale
de l'entreprise.
Après
la thèse, une porte d'entrée dans l'entreprise :
l'expérience d'une universitaire.
nb :Nous ne
pouvons pas présenter la personne interviewée, les
fonctions qu'elle exerce recquièrant l'anonymat.
Après un cursus entièrement
universitaire, notre interlocutrice a soutenu une thèse
spécialisée dans le domaine des Sciences Pharmacologiques
en 1989. Dans un premier temps motivée pour poursuivre
dans le secteur académique, les concours de recrutements
aux profils très étroits d'une part, et les post-docs
souvent précaires d'autre part, l'ont amenée à
se diriger vers le monde de l'entreprise.
Dans la droite ligne du domaine abordé lors de sa thèse,
une entreprise l'a alors recrutée pour développer
le système d'AQ. Elle a rapidement acquis une formation
de base en qualité au sein de l'entreprise, ainsi que par
l'intermédiaire d'organismes interprofessionnels.
Les principaux arguments qui ont fait la différence lors
de ce premier recrutement étaient la connaissance, acquise
durant sa thèse, de techniques proches de celles exploitées
dans l'entreprise, mais aussi sa valeur en tant que " docteur
", à savoir principalement son esprit d'analyse et
de synthèse. En revanche, ses compétences dans le
domaine de la qualité lui ont permis de se faire embaucher
en tant que responsable assurance qualité dans le secteur
recherche et développement d'un laboratoire pharmaceutique
quelques années plus tard.
Au-delà de cette expérience,
il ressort que la préparation à des concepts aussi
présents dans l'entreprise que l'assurance qualité
ou la gestion de projet peut se faire par une sensibilisation
lors de la thèse. Ces notions sont d'ailleurs intégrées
dans le déroulement de la thèse, mais la plupart
du temps inconsciemment. En effet, la mise en place d'un programme
de recherche sur plusieurs années n'est autre qu'une gestion
de projet ; de la même façon, le respect d'une certaine
rigueur, la définition de protocoles répétables
et fiables s'apparentent de très près à de
l'assurance qualité. Il s'agit seulement de verbaliser
des concepts que le thésard aborde sans en être pleinement
conscient. La mise en évidence de ces concepts permet alors
de les valoriser face au recruteur, et au-delà, de mieux
communiquer une fois dans l'entreprise. Ceci ne nécessite
pas une formation lourde, contrairement à des notions telles
que la propriété intellectuelle ou la réglementation
juridique et économique.
Une nécessité, toutefois,
pour que le doctorant puisse accéder à des formations
parallèles de ce genre, consiste dans la sensibilisation
de son directeur de thèse. En effet, un directeur qui permet
à son doctorant de gérer plus complètement
son projet de thèse (gestion de matériel, de budget,
recherche de financements, participation à des congrès,
etc) le forme d'autant mieux à appréhender celui-ci
dans sa globalité. Au contraire, un doctorant qui ne s'implique
pas au-delà de l'acquisition, la gestion de données
et la rédaction de publications perd une ouverture d'esprit
très précieuse quand vient le moment du recrutement.
Plus généralement, des formations pluridisciplinaires
permettent d'acquérir une connaissance du fonctionnement
et des besoins de l'entreprise que la thèse n'offre que
très rarement au doctorant.
Présentation (première
partie) et propos recueillis (seconde partie) par Mouna Kellou


- La propriété industrielle -
Elise Dème
est docteur en Microbiologie. Après avoir soutenu en 98,
elle a suivi une formation en propriété industrielle
au CEIPI puis a acquis un certificat "Droit des contrats
d'affaires" du CNAM en 2001. Elle est aujourd'hui Ingénieur
Propriété Industrielle chez Protéus, une
entreprise de biotechnologies en plein essor située à
Nîmes.
Pour quelles
raisons vous êtes-vous éloignée de la recherche
à proprement parlé ?
Ma thèse portait
sur un sujet très très fondamental ("l'épissage
autocatalytique des introns de groupe II chez la levure"
!). Bref, moi qui était intéressée par des
applications plutôt industrielles ou médicale, je
n'étais guere servie de ce coté là. Par contre,
mon sujet portait sur des manips très intéressantes
(scientifiquement parlant) ... et il m a beaucoup plu.
Ce qui m a poussé à
aller voir ailleurs ? Disons qu'à l'époque, mon
directeur de thèse partageait la direction du laboratoire
avec Pierre Legrain, actuellement directeur scientifique de la
societe Hybrigenics. Pierre Legrain a en fait créé
cette société alors que j'étais dans son
laboratoire. J ai commencé à entendre parler de
Business Plan, de brevets (l'equipe de Pierre Legrain en a déposé
un en copropriété avec l'Institut Pasteur), de partenaires
... tout ceci avait l' air fort passionnant, surtout aux vues
de l'excitation que cela provoquait chez les personnes qui allaient
se lancer dans l'aventure (plusieurs réunions ont eu lieu
au sein du labo). Du coup, j ai commencé à réfléchir
et à m'y intéresser ...
Mais pourquoi
la propriété industrielle ?
J'ai entendu parler pour
la première fois de brevets, comme je le disais précédemment,
au sein de mon labo. Puis, à un forum étudiant,
j'ai assisté à l'intervention d'un ingénieur
brevets ... ça a été une sorte de révélation.
Je commencais à y penser de plus en plus sérieusement,
en n'osant toujours pas sauter le pas. Et puis, par hasard, il
s'est avéré que la femme d un de mes amis était
dans la profession. Nous nous sommes rencontrées et elle
m'a parlé avec une telle passion du boulot que j'ai mordu
à l'hameçon pour ne plus le lâcher !!!
En quoi consiste
la formation que vous avez suivi?
La formation du ceipi : une annee de folie !! Il ne faut pas se
voiler la face !! C' est une année extrêmement difficile,
à la fois du coté horaires (9h-18h du lundi au vendredi),
et quantité de travail et de connaissances à ingurgiter
en un temps record !!
On y accède sur dossier
(plus lettre particulierement motivee). Ces deux dernieres annes,
la selection pour entrer au CEIPI a été accentuée,
surtout pour les biologistes, et l'examen final est aussi plus
sévère (40% d'échecs l'année dernière).
On y acquiert des notions de
droit général (comparaison du droit francais, anglo
saxon, organisation des tribunaux ...), connaissances en droit
(procédures de délivrance, lois ...), des brevets
francais, européen et international (PCT), ainsi qu'en
droit américain. Il y a aussi beaucoup de travaux pratiques
permettant de familiariser les étudiants avec l'analyse
de brevets. En fait, je trouve que la formation nous prépare
plus particulierement à travailler en cabinet de propriété
industrielle. Le droit des contrats et des societes a aussi ete
abordé mais de maniere plus "succinte".
Quel a été
votre parcours depuis l'obtention de ce diplôme ?
De juillet à octobre
99 : cabinet ORES - Paris
J'ai été
prise dès ma sortie du CEIPI, en juin 99, dans ce cabinet
de Propriété Industrielle fort reconnu sur la place
Parisienne. Cependant, j'ai décidé de démissionner
avant la fin de ma période d'essai!! En fait, j'ai pris
cette décision non seulement parce que l'ambiance de travail
y était particulièrement déplaisante mais
aussi parce que le travail ne m'intéressait pas vraiment
... de plus, je n'étais absolument pas encadrée
De novembre 99 à décembre
2000 : Société Skuld-Tech de Montpellier
J'ai intégré cette jeune start-up pour y travailler
un an avant de rejoindre mon entreprise actuelle.
De janvier 2001 à maintenant
: Société Protéus de Nîmes
Je pense enfin y avoir trouvé ce que je cherchais vraiment
! Une "petite entreprise" (à mon arrivée,
nous étions 32), un chef avec de l'expérience, un
travail varié et passionnant, et une ambiance jeune et
dynamique !! Le service de Propriété Industrielle
de Protéus est en constants changements car la société
grandit à vitesse grand V. En effet, aujourd'hui nous sommes
presque 50 ...
Quelles sont vos fonctions au sein de cette entreprise ?
Pour ce qui est de mon travail
au quotidien, je m'occupe plus particulièrement des contrats
et de leur suivi. Le service marketing prospecte, négocie
et rédige les premières versions des contrats avec
nos clients. Puis, la rédaction finale se fait en partenariat
avec notre service. Pour ce qui est des contrats de collaboration
(avec des universités ou des centres de recherches publics),
tout passe directement par la PI (contacts, rédaction,
négociation, suivi régulier).
Je m'occupe aussi du suivi des
marques de la société ainsi que des brevets portant
plus particulièrement sur la microbiologie. Les brevets
plus "biologie moléculaire" sont traités
par l'une de nos collègues et ceux plus "chimie"
vont être traités par un des chercheurs de la société
qui vient de rejoindre notre service.
Bien sûr chacun fait aussi
de la veille technologique pour ses propres dossiers, même
si nous avons aussi une collègue qui s'en occupe à
plein temps ... mais dans un but plus stratégique de surveillance
de la concurrence et des autres techniques utilisées sur
le marché.
Il s'agit donc en fait d'un service
assez conséquent comparativement à la taille de
la société :3 docteurs en bio, un docteur en chimie,
tous dirigés par Jean-François BLOCH, pharmacien
et aussi CEIPIste. Ce que j'ai trouvé de plus : un service
très interactif où personne n'est vraiment trop
spécialisé, ce qui permet une forte interconnexion
entre nous, beaucoup de discussions animées sur les différents
sujets ... tout cela avec un directeur très professionnel
et ayant beaucoup d expérience !! bref, le rêve !?
Quel message
souhaiteriez vous faire passer à nos lecteurs ?
Lancez vous !! Les métiers
connexes à la recherche sont nombreux et souvent inconnus
des doctorants. Après votre soutenance, sachez que vous
pourrez tout à fait valoriser votre expérience de
thèse dans de nombreux métiers tout en restant proches
de la recherche.
On a d'ailleurs souvent peu conscience de tout ce que la thèse
nous a appris ... faire donc son bilan personnel et professionnel
est souvent un point de départ pour une nouvelle orientation.
J'insisterai plus particulièrement sur le fait que les
docteurs ont souvent une grande capacité de travail et
d'adaptation à différentes situations, ce qui est
un atout important en entreprise ... d'ailleurs, c'est l'une des
raisons pour lesquelles notre PDG, Monsieur DUPRET a choisi de
recruter surtout des docteurs pour les postes à responsabilité
(nous sommes près de la moitié des salariés).
Il ne faut pas non plus perdre de vue qu'en entreprise (surtout
de petite taille), rien n'est figé !! On peut y entrer
pour faire de la veille technologique, 6 mois après on
vous demande de faire du brevet et un an après vous pourrez
avoir à développer le marketing ...
Et puis, si on n'est pas satisfait de son poste, il ne faut pas
hésiter à le faire savoir quitte à changer
d'entreprise !!
Bref, ne pas hésiter à sauter le pas pour lâcher
la paillasse... ça peut faire beaucoup de bien et être
très constructif du point de vue professionnel comme personnel.
Propos d'Elise Dème, recueillis par Vân-Ly PHAN


- Le journalisme scientifique -
Danielle
McCaffrey a effectué la majeure partie de ses études
de biologie à Paris. C'est après une DEA d'Océanologie
Biologique (Paris VI) qu'elle a décidé de quitter
la recherche fondamentale pour le journalisme scientifique. C'est
à Montpellier, au sein du DESS de Journalisme Scientifique
et Technique (Université Montpellier I *1), qu'elle effectue
ses premiers pas dans le monde du journalisme. Elle appréhende
alors aussi bien l'aspect écrit du travail que les aspects
verbaux, multimédia (*2) et d'investigation.
Danielle travaille actuellement au magazine " ça m'intéresse
".
Après
ton DEA, tu n'as pas pu poursuivre en thèse. Pourquoi as-tu
choisi d'acquérir une double compétence biologie-journalisme
plutôt que de chercher du travail ou de rester dans ta branche
?
Pendant mon cursus scientifique,
j'ai toujours pris beaucoup de plaisir à préparer
les différents mémoires ou rapports de stage. La
fibre littéraire n'était pas loin. Après
mon DEA d'océanologie, je ne me voyais pas continuer à
travailler dans ce domaine. Le monde de la recherche ne me correspondait
pas du tout et je n'étais pas prête à étudier
un seul domaine pendant des années. Je n'étais pas
assez passionnée par la recherche. Je pensais déjà
au journalisme scientifique depuis 1 an puisque j'avais hésité
à présenter les différentes écoles
et DESS à la fin de ma maîtrise. Mais je voulais
auparavant me spécialiser un peu plus en océanologie
et mieux connaître le milieu des laboratoires.
Dans quelle
mesure ton cursus antérieur t'a-il aidée dans ce
DESS ?
Le DESS de journalisme scientifique
s'adresse à des scientifiques. Mon cursus antérieur
était donc nécessaire. Le fait de "pousser"
jusqu'en DEA m'a permis d'avoir une plus grande expérience
du monde de la recherche et une meilleure compréhension
de la façon dont il fonctionne.
Ayant eu une
formation scientifique, t'a-t-il été difficile de
faire appel à des bases littéraires ?
J'ai toujours été
très littéraire. Après le bac, j'hésitais
entre des études d'histoire et de sciences. J'aime écrire
et n'ai pas de difficulté à le faire. J'ai par ailleurs
rédigé la plupart des lettres de motivation de mes
amis de DEA qui postulaient pour des thèses.
Le DESS Journalisme
Scientifique et Technique de Montpellier I est une formation "
professionnalisante ", c'est-à-dire qu'elle fournit
aux étudiants les bases nécessaires à leurs
évolution dans le milieu en plus d'un aperçu des
différentes facettes du journalisme moderne. Néanmoins,
il est évident que cette orientation implique que l'intéressé
ait un minimum la fibre littéraire
Penses-tu,
dorénavant, avoir plus de chances de trouver un emploi
?
J'en ai un ! La double compétence
est clairement un atout. Presque tous les organes de presse ont
besoin de personnes ayant de solides connaissances scientifiques
et capables de les vulgariser.
Laurianne Laine
*1 http://www.multimania.com/dessjst
retour au texte
*2 http://www.lareinerouge.com/index.html

L'actualité
de Contact

- P'tits déj-entreprise -
Les rencontres P'tits déj-entreprise continuent... Nous
vous attendons le Jeudi 4 juillet au RU du Triolet pour parler
ensemble de la "psychologie du travail" autour de croissants
et autres viennoiseries !
Recrutement en entreprise, gestion du potentiel humain d'un point
de vue psychologique. Des psychologues et des industriels interviendront
sur le sujet.
Nous vous attendons nombreux. Vous pouvez dés à
présent vous inscrire.

- Naissance de la cellule "étrangers" -
Lors de leur arrivée en France, les étudiants
étrangers souffrent souvent d'un déficit d'informations,
aussi bien au niveau des démarches administratives à
effectuer que du déroulement de la vie quotidienne à
Montpellier. Afin de pallier ces difficultés, l'Association
Contact travaille actuellement à la mise en place d'un
service d'accueil et d'aide des DEA, doctorants et post-docs étrangers
arrivant à Montpellier. Ce service, assuré par des
doctorants et post-docs, consistera à la fois à
fournir des adresses et informations utiles aux nouveaux arrivants,
mais aussi à les intégrer dans une ambiance conviviale
au sein de groupes d'étudiants montpelliérains.
Pour nous aider ou vous informer : etrangers@contact.asso.fr

- "Doctorant, docteur : état des lieux et perspectives" -
A l'occasion de la tenue du CA de la CEC, une conférence-débat
sur le thème "Doctorant, docteur : état des
lieux et perspectives" s'est tenue dans la matinée
du 1er juin. Etaient présents M. Miossec, vice-président
de l'UM3, les membres des bureaux de la CEC et de Contact, et
des doctorants (notons au passage la forte représentation
de l'UM3). La discussion a porté sur deux thèmes
principaux : le financement de thèses par libéralités,
bourses sans couverture sociale d'une part, et les conditions
de réalisation d'une thèse en sciences humaines
et sociales d'autre part.

- Doctoriales® -
La prochaine édition des Doctoriales® Languedoc-Roussillon
se déroulera du 17 au 23 novembre 2002 à Mèze
(Hérault). Pour tout renseignement complémentaire
et inscription : http://doctoriales.contact.asso.fr

- CEC -
Les 1er et 2 juin derniers s'est tenue sur le campus de l'Université
Paul-Valéry une réunion du conseil d'administration
de la CEC (Confédération des Etudiants-Chercheurs),
fédération nationale d'associations de dotorants.
Retrouvez les actions menées par la CEC sur : www.contact.asso.fr/cec

-
à Montpellier -
Contact a organisé, ce jeudi
20 juin, la journée de rencontres Biotechno2002, en collaboration
avec 4 autres associations de 3ème cycle de l'Académie*.
Cette journée proposait à tous les chercheurs et
étudiants en Science de la Vie de s'informer sur les biotechnologies,
et notamment sur les métiers accessibles dans ce domaine.
Des professionnels, de structures publiques et privées,
sont venus témoigner au cours de conférences et
de tables rondes sur des thèmes comme les débouchés
professionnels (R&D, qualité, journalisme, management,
marketing), la création d'entreprise, le recrutement...
Cette journée a également été l'occasion
de rencontrer des entreprises et de participer à des ateliers
emploi.
La manifestation s'est tenue sur le site de l'AGRO.M (Ecole Nationale
Supérieure d'Agronomie de Montpellier). Elle a rassemblé
plus de 450 participants autours d'environ 95 intervenants et
exposants, et 16 entreprises de Biotechnologies. Le compte rendu
complet de ces journées sera bientôt disponible sur
le site de Contact ou sur www.biotechno.asso.fr/accueil.htm
* (Abium, Athéma, CBS2 et
Polybiotech)
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Informations Complémentaires
Si vous souhaitez diffuser vos
informations dans les prochains numéros de ce journal,
contactez nous
Tout élève ou ancien
élève d'une Ecole Doctorale de l'Académie
de Montpellier est membre adhérent de droit de l'association
Contact. Cette adhésion est gratuite. Pour nous rejoindre
et adhérer à Contact : cliquez ici
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