N°5 Juillet 94.................................................

Sommaire:


- Retour de voyage
- Présentation d'un nouveau laboratoire
- Inauguration officielle de CONTACT
- Le tout-à-l'informatique
- Sexe, mensonges et computaires


DEA : voyage d'étude en Pologne


Durant une dizaine de jours, quelques étudiants motivés, du DEA "Évolution et Écologie" de l'Université Montpellier II ont découvert la forêt "primaire" de Bielowieza (la dernière en Europe!), au nord-est de la Pologne.

Ce voyage, dont l'idée a germé à la suite des descriptions enthousiastes de J. Blondel (chercheur au CEFE/CNRS) lors de son cours de biogéographie évolutive, s'est concrétisé grâce à l'esprit d'initiative de certains étudiants du DEA qui ont réussi à obtenir le soutien financier de l'ATEN (Atelier Technique des Espaces Naturels) de Montpellier. Les participants (chercheurs, étudiants, directeurs et gestionnaires des parcs nationaux et régionaux français, naturalistes amateurs passionnés, etc.) ont partagé leurs compétences pour observer et apprécier la diversité de la faune, de la flore et de la ... vodka! Mais, plus qu'une excursion naturaliste, ce voyage a été le moment privilégié d'échanges et de rencontres, notamment avec des scientifiques polonais qui nous ont volontiers présenté leurs études et fait participer à leurs travaux en cours (objet de stages complémentaires pour quelques étudiants).

Un compte rendu sera disponible au bureau du DEA, à l'ATEN et à CONTACT. L'expérience vaut vraiment la peine d'être renuvelée l'année prochaine, pour une nouvelle destination: avis aux amateurs!... V. Fillon, S. Arnavielle, T. Guilloson.


PRÉSENTATION D'UN NOUVEAU LABO: DRIM


Défense et Résistance chez les Invertébrés Marins (DRIM), un nouveau laboratoire sur le campus de l'UM II.

Créé en janvier 1993 à l'initiative de l'IFREMER (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la MER) et fonctionnel depuis la rentrée 93, le DRIM se lance dans l'étude des processus de la transgenèse chez les espèces cultivées d'invertébrés marins. Ce laboratoire est une unité mixte IFREMER-CNRS-UM II rattachée au département Biologie-Santé. Il est localisé au deuxième étage du batiment 13 (Bat. Physique, coupole astronomie au dessus du bâtiment), entrée centrale. Nous avons été reçu par son directeur, Monsieur Philippe Gérard Roch qui a bien voulu nous présenter le DRIM, suivie d' une petite visite guidée à la clé.

L'équipe de recherche se compose actuellement de 9 chercheurs (5 IFREMER, 1 CNRS, 2 ITA CNRS et 1 MC) et de 3 doctorants ( tous boursiers CEE ou IFREMER). Les structures permettent d'accueillir 15 personnes, il reste donc de la place ! Il faut noter que ce laboratoire est équipé d'une paillasse basse permettant à des personnes handicapées de manipuler.

Le développement de l'industrie conchycole et piscicole se heurte aux nuisances causées par les pathogènes aquatiques (parasites, bactéries, virus, ...). La lutte contre ces maladies est un objectif majeur de l'IFREMER, et le DRIM incarne une des stratégies explorées par l'institut. Les recherches sur la transgénèse des invertébrés marins ont pour but la mise au point des outils génétiques permettant de produire des espèces transgéniques résistantes aux maladies.

Si vous êtes à la recherche d'un stage de maîtrise, de DEA ou d'une thèse et que le DRIM vous attire irrésistiblement alors allez vous faire connaître ! Pour les filles, il est préférable de se pointer aux environs de 10 heures du matin, heure à laquelle vous aurez le plaisir de contempler les beaux yeux bleus de Philippe Roch à travers les voluptes d'un café ... salé! Pour les garçons, il est préférable de se pointer aux environs de 16 heures, heure à laquelle vous aurez le plaisir de contempler les beaux yeux verts d'Évelyne Bachère à travers les voluptes d'un thé ... salé!

Le DRIM est laboratoire d'accueil pour les DEA Biologie-Santé (Université Montpellier II), Ecophysiologie des Invertébrés (Paris) et Protistologie (Clermont-Ferrand). La première campagne pour les étudiants montpelliérains sera ouverte à la prochaine rentrée universitaire.


Inauguration officielle de CONTACT


L'inauguration officielle de CONTACT a eu lieu le vendredi 20 mai 1994 à 11 heures sur les pelouses ensoleillées du campus de l'Université des Sciences, en présence de MM.. Escouffier (Président de l'UMII), Demaille (Directeur de l'école doctorale CBS2), Grignon (responsable de l'école doctorale BSIAE), Puygrenier et Partiot (représentants du pôle AGROPOLIS), Genest (Directeur de la technopôle) et de la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, notre sponsor et partenaire financier.

Nous avions convié à cet heureux événement tous les étudiants en DEA et thèse en Sciences de la Vie, ainsi que les Directeurs de nos formations doctorales. Mais notre "bébé" n'a fait venir qu'une soixantaine d'étudiants et quelques Professeurs et chercheurs...!

Tous les responsables présents, que nous remercions d'avoir répondu si volontairement à notre invitation, ont insisté sur le bien fondé de l'existence de CONTACT et sur la nécessité de développer des actions associatives pour informer les étudiants (DEA & thésards) et aider les futurs docteurs à entrer sur le marché de l'emploi. Une nécessité qui ira en grandissant, tant le contexte actuel de crise est porteur de restrictions budgétaires et ainsi d'un "tassement" des embauches dans la recherche publique et l'enseignement supérieur. Chaque doctorant doit avoir à l'esprit que les créations de postes dans ces domaines, dont le nombre actuel est déjà très inférieur au flux sortant de docteurs, ne permettront pas à plus de 20% d'entre nous d'entrer à l'Université ou dans un grand organisme de recherche (CNRS, INSERM, INRA, ...). La majorité (80%) des doctorants doit se préparer, dès aujourd'hui, à affronter le marché de l'emploi de la "R &D" du secteur privé ou à ... créer sa propre entreprise! Mais d'après les représentants du secteur économique présents à notre rencontre (Genest, Puygrenier, ...), c'est là que le bas blesse! Notre formation "à et par la recherche" qui fait de nous "des spécialistes de la 5ème vertèbre de la drosophylle" (Genest), présente peu d'intérêt au yeux des responsables d'entreprises qui créent et créeront de l'emploi en R &D. Ces entreprises qui sont des "Petites et Moyennes Entreprises" ont rarement la solidité financière suffisante pour embaucher un chercheur à plein temps! Et du côté des laboratoires de recherche des grosses "boites", ne vous faites pas trop d'illusions! Elles n'ont pour objectif que de "dégraisser un max", même dans leurs activités de recherche (c'est la rançon du dividende des actions sur le bénéfice des entreprises après impôts). Interrogez vos collègues financés avec une bourse CIFRE sur leurs perspectives d'embauches dans la maison mère ... Notre intérêt serait donc d'apprendre d'autres compétences (gestion, informatique, vente, ...) au cours de notre thèse. Cependant, est-ce compatible avec un travail de thèse qui doit nécessairement déboucher sur 3 publications scientifiques (dont une au moins en première auteur) et compter une expérience d'enseignement dans le supérieur pour se donner une chance à la qualification aux postes de Maîtres de Conférence, le tout en trois ans maximum? Nous touchons là le fond du problème. Entre une formation "à et par la recherche" axée sur les seules exigences de la recherche publique, et la réalité du marché de l'emploi, il y a ce qu'il faudrait nommer "le paradoxe de l'élève chercheur": bien formé pour ce qu'il a peu de chance d'atteindre et mal formé pour ceux qui lui offrent le plus de possibilités! Nous espérons que l'avènement des Écoles Doctorales et la création de CONTACT assureront mieux l'avenir des DEA et thésards. Un voeux réaliste si les Ecoles Doctorales ont pour objectif prioritaire de permettre aux doctorants de suivre des formations annexes.

M.Escouffier nous a rappelé la jeunesse des Ecoles Doctorales et a félicité les doctorants d'en avoir accepté le principe si rapidement et avec autant d'enthousiasme. L'avenir des formations Doctorales passe par un regroupement des formations d'un même domaine scientifique au sein d'une structure fédérative. Cette unification permettra la mise en place de cours communs aux différentes formations doctorales, dispensés par les meilleurs spécialistes de chaque discipline (même si l'amour propre de certains doit en prendre un coup!!). Voila enfin une perspective de progrès!!

Rappel a été fait aux élèves chercheurs de l'absolue nécessité de participer aux nombreux congrés, séminaires et ateliers; "Sans cela, nous resterons toujours en retard en sciences de la vie par rapport aux anglo-saxons" affirme M. Demaille. Même si le sujet n'est pas le sien, l'étudiant anglo-saxon est toujours disposé à se déplacer à une conférence. Cette attitude concours à maintenir une culture générale et une ouverture d'esprit au-dessus de la moyenne française! (vous voyez, la culture générale est aussi nécessaire dans recherche que dans l'industrie!) C'est anisi que naissent et progressent les domaines de recherche aux interfaces de deux spécialités. D'après nos responsables, les étudiants qui manquent de temps pour se joindre à une conférence, sont ceux qui ratent leur manips et doivent les recommencer faute d'avoir assez réfléchi à leur protocole avant de passer a la paillasse! (vous étiez nombreux vendredi 20 Mai à recommencer vos manips!?!).Une entente inter-labo serait nécessaire pour faire circuler les dates et horaires des séminaires ayant lieu aux sein des différentes unités de recherche (allô...CONTACT?).

Les responsables des formations doctorales estiment aussi que le post-doc est indipensable pour tous ceux qui veulent faire carrière dans la recherche fondamentale (encore faut-il nous en donner les moyens!). Ils nous ont aussi rappelé le fondement de la thèse de doctorat. Les techniques et les résultats n'importent pas autant que les raisonnements qui y conduisent. Ce sont ces derniers qui nous permettrons de répondre aux futurs défis de la recherche et qui, pourquoi pas, nous amènerons un jour à monter notre propre entreprise. Trop d'étudiants croient encore à la prééminence des manips. Le doctorat est une formation "par la recherche" et non pour la recherche!.

On nous a conseillé une attitude plus positive dans nos recherches d'emploi: "n'ayez pas la mentalité du demandeur, offrez vos services et vos idées aux employeurs potentiels". Ces remarques peuvent paraître amers, mais les difficultés d'insertion sont bien réelles. Accrochons nous!

Pour vous aider dans vos démarches:

- Secrétariat de M. Demaille (Tel.: 67-61-33-28 ) pour obtenir la liste des séminaires du Centre de Recherche en Biochimie Macromoléculaire (campus CNRS).

- AGROPOLIS, pour la consultation de leur documentation, du descriptif des entreprises du secteur agro. et de divers annuaires. Val de Montferrand, à coté du museum.

Technopôle, direction des différents pôles technologiques de Montpellier, à Antigone (face au syndicat de la maison des syndicats)

Pour conclure:

Nous avions invité les responsables d'AGROPOLIS et d'EUROMEDECINE pour qu'ils nous fassent part des perspectives d'embauches dans les secteurs de l'Agronomie et de la Santé. Parce qu'ils n'avaient pas grand chose à nous répondre (!), nos invités ont préféré secouer le "coco-thésard". Ayons une vision plus réaliste des perspectives d'embauches dans le secteur publique et prenons conscience de nos handicaps d'insertion dans le secteur concurrentiel. Ces discours ont fait grincer les dents des plus "macaques-chercheurs" d'entre nous! Sachez que le calme est vite revenu à la faveur de l'odeur anisé du pastis qui, deux longues heures durant, ... coula..............à................... flot!


Le tout-à-l'informatique


Grand pari des années 80 et 90, le tout-à-l'informatique a succédé au projet du tout-à-l'égout des années 70. Du flash "à computaire" à la carte "à puce", il n'est plus possible d'effectuer la moindre tâche sans avoir, directement ou non, recours à un ordinateur. On voit, ça et là apparaître de grosses commissions gouvernementales telles que la Commission Informatique et Libertés, dont le but serait de contrôler l'activité de ces informaticiens qui nous dirigent. L'existence même de cette commission pose à elle seule deux questions : i) pourquoi y a t'il un "s" au mot liberté si ce n'est pour introduire un terme restrictif à la liberté. Deviendrait-elle donc divisible en un certain nombre de sous-produits? ii) la création d'une telle commission présuppose-t'-elle de l'aptitude qu'aurait l'informatique à empiéter sur la vie des individus au point de mettre en péril le premier terme de l'axiome de la République Française?

Lancé dès 1984 par Laurent Fabius, le tout-à-l'informatique a conduit nos écoles à se voir affublées d'une multitude d'ordinateurs Thomson TO5 et TO7. La fiabilité et la convivialité de ces vénérables brouettes les ont rapidement (1985) mené à explorer le fond des placards à balais de l'Education Nationale, pour ne plus en sortir si ce n'est sur proposition de la société Nicollin. Puis ce fut l'explosion de l'informatique française par le biais des systèmes Bull(shit). Leur installation à la SNCF par exemple, à résulté en une perte sèche de 10±3 (n=1012) minutes au guichet, mais également à la possibilité de changer les prix sans avoir à éditer de nouveaux tarifs. Ne soyons pas mauvaise langue, car aujourd'hui, le système Socrate (Si hoc audiret, in sepulcro rotaretur) fait perdre à la SNCF 9% d'utilisateurs par mois...

De nos jours, l'étudiant de thèse ne peut se dispenser de ce que l'on appelle l'outil informatique. Analyse de données, rapports d'activité, demandes de bourses, tout doit être mouliné "à la bécane". Les PC et autres Macintosh poussent en liberté ("s"??) dans les labos mal fréquentés. On a d'ailleurs jamais tant entendu parler de polices dans un laboratoire...

Les couloirs se transforment en scieries où les imprimantes lazers débitent consciencieusement des forêts de boulots. On en voit même disposer des cartons de récupération de papier où s'amoncellent les "materials and methods" et autres "abstracts". Des discussions de fanatiques explosent ça et là au coins des computaires :

- Ton RU486 DX/33 ne vaut pas mon 68040!


Sexe, mensonges et computaires


Une dialectique quasi-hegelienne doit être adoptée par l'informaticien vis à vis de l'ennemi (le néophyte) afin que celui-ci ne vienne pas s'immiscer dans la problématique calculatoire. Pour mieux se rendre compte du phénomène, Contact est allé rendre visite à Jean Thierry-Mieg, physicien de renom récemment reconverti dans la biologie et sédimentant à l'interface génétique-informatique.

Contact : Jean Thierry-Mieg, bonjour.

J.T.M : Login

Contact : que pensez-vous des réserves que notre journal se permet d'émettre sur le tout-à-l'informatique?

J.T.M : Control Alt Suppr

Contact : ne croyez-vous pas que les informaticiens ont un peu trop tendance à utiliser un langage obscur?

J.T.M : Shift F6

Contact : et vous pensez que ce langage pourra devenir universel?

J.T.M : Control Shift F12

Contact : vous ne le trouvez pas un peu trop succinct?

J.T.M : More question.doc

Contact : vous ne le trouvez pas un peu trop succinct?

J.T.M : Alt Gr 8

Contact : en fait, vous maintenez qu'il s'agit là de la dialectique du futur?

J.T.M : Control Z\Enter

Contact : comment faites vous pour dire "je t'aime"?

J.T.M : Echap Echap F2 Edit

Contact : Control Echap?

J.T.M : Alt Shift F4

Contact : Ls?

J.T.M : Bad command

Contact : More contact-JTM.dia?

J.T.M : press escape to bypass memory test

Contact : Shutdown?

J.T.M : Exit

Contact : Control D

J.T.M : Logout

Après deux injections de fortes doses de diméthyl- dichloro- silanne, notre reporter a retrouvé une partie du langage peu évolué mais néanmoins utile qui nous caractérise. Il refuse cependant depuis ce jour de tuer la moindre souris, allez savoir pourquoi.

Furax-2


Sexe, mensonges et computaires.


Les scientifiques quels qu'ils soient, mais en particulier ceux dont il est précisément question dans cette revue, ont de plus en plus tendance à utiliser un langage curieux, plus ou moins ésotérique, dont eux seuls connaissent les secrets. Dans un souci de clarification, j'ai voulu relater un évènement commun pouvant survenir dans la vie de chacun de nous en utilisant trois types de rhétoriques distinctes. La première s'apparente à quelque détails près au français, toujours en vigueur dans ce pays malgré les attaques sournoises dont il fait l'objet. La seconde (en italique) se veut le reflet du dialogue des scientifiques. J'en demande pardon par avance à Jacques Toubon si l'ombre d'un mot d'anglais se glisse un peu dedans. Le troisième langage (en gras) préfigure ce que sera le langage de l'ère de la puce....

Félicie se tenait à l'angle de la paillasse où on réalise des amplifications d'ADN par réaction de polymérisation en chaine.

Y'avait Félicie au coin de la paillasse PCR.

C:\PCR\Félicie

Femme superbe dont les joues macculées de taches de rousseur dissimulait à peine un petit regard insidieux et moqueur.

XX wild type dont les spots sur la gueule lui donnait l'air de se foutre de moi.

% More Félicie.XX

Ayant fait sa connaissance quelques temps auparavant, je l'avais inscrict sur le carnet fictif de mes pensées accompagnée de la mention : possible mais difficile.

J'l'avais screenée basse stringence et j'comptait bien la conserver pour un deuxième round.

% Edit Félicie.fuck

% delayed command

Pour entamer la conversation, je décidais de l'entreprendre sur nos sujets de recherche respectifs.

Pour la loguer un peu in, je me mis à lui baver business.

Cd A:\work\Félicie.doc

Je lui expliquait alors brièvement qu'en tant qu'électrophysiologiste, je réalisais des enregistrements de courant en configuration cellule entière sur des microcoupes de cerveau humain dans le laboratoire du Dr. J. Valmier.

J'lui ai dit qu'comme électricien, j'faisaits du patch sur des slices de brain de bonhomme chez Palmier.

C:\pClamp\Palmier

% Invalid directory

Elle me répondit que biochimiste, elle tentait de purifier des protéines musculaires de Caenorhabditis elegans et de les analyser par des méthodes à caractère immuno-biochimique.

Elle me dit qu'elle essayait de pelleter des prots de vers et de les blotter sur nitro.

Login : Mieg

Password : ********

% Login incorrect

Autant de mots sortant de sa bouche, autant de merveilles. Je les répétais lentement afin d'en saisir le sens profond par la décomposition même de leurs phonèmes : Caenorhabditis elegans, E-L-E-G-A-N-S....

Plus elle jactait, plus j'dépolarisais. J'essayaitsde destacker la colonne pour en piquer au moins un octet ou deux.

% Caenorhabditis elegans

% bad command or invalid file name

Que répondre devant tant de splendeur? J'étais transporté et on pouvait lire dans mes yeux l'empressement que je ressentais à passer une nuit entière avec elle à disserter sur Caeonrhabditis elegans.

J'étaitsspeed-vaqué, et ma gueule smearait tellement qu'on voyait qu'j'avais envie de liguer avec elle overnight.

% Control Shift Alt Suppr F12

Mon ardeur semblait la gêner quelque peu et je vis poindre sur son visage comme une moue de lassitude.

Son monitoring affichait : tu m'excises les introns.

% Status?

% Echap.

Comment cependant pouvais-je lui transmettre ce sentiment quasi-épistémologique qui semblait vouloir m'unir à elle?

Comment j'vais m'y prendre pour la kinaser?

% stringsearch kinase

% too many files to display

Tant pis, tel Roland à Roncevaux, je décidais de me jeter à l'eau. Et d'un geste sans retour, j'effleurais la partie gauche de sa rotondité.

J'tente un transfert à sec et j'lui scrappe le rotor.

% Control Q

Et toute la misère du monde soudain sur moi s'écroula. Le soufflet qu'elle m'administra me fit perdre toutes les illusions que je cultivais sur la connaissance de Caenorhabditis elegans.

Y'avait trop d'background sur mes filtres. Encore un screening foirax.

Login : Berta

Password : Sex

% permission denied

Furax-2


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