N°10 Avril 96................................................

Sommaire:
- Vers une meilleure organisation
- Insertion professionnelle
- Contrats européens
- Création d'entreprise
- Contact et le BIPE
- Adresses utiles sur Internet
- Aprés la Thèse : Post-doc au Japon ?
- Le débat est ouvert !
- Coup de gueule
Vers une meilleure organisation
Depuis que l'association CONTACT s'intéresse à
l'ensemble des élèves-chercheurs de Montpellier,
vous êtes venus plus nombreux faire part de vos préoccupations
et transmettre des informations ou des compétences, merci!
De manière à mieux organiser la réception
et la transmission de ces informations, structurer les actions
de CONTACT et créer une dynamique de groupe plus performante,
un conseil d'administration de CONTACT vient d'être créé.
Ce conseil est constitué de 16 membres qui se réunissent
1 à 2 fois par mois pour évaluer les travaux réalisés
et à poursuivre, il est articulé autour de 4 groupes
de travail :
Les recherches d'emploi avec :
Marchesseau Sylvie : 67-54-56-14
Gineste Jean-Luc :67-54-08-56 - / - Magnaval Christine :67-72-90-33
Les liaisons avec les 2ème cycle avec :
Souriau Christel :67-61-36-39
Detcheverry Céline & Granier Fabien : 67-14-30-93
Les supports de communication avec :
Huet Xavier (journal) : 67-61-36-61
Chebrou Hervé (Internet) : 67-61-26-46
Ritzmann Maggali
La politique étudiante avec :
Lorrain Yves :67-02-05-63
Molina Franck : 67-04-04-14 - / - Dejean Emmanuel : 67-61-34-12
Thaler Olivier : 67-14-46-66 - / - Audit Murielle : 67-61-36-42
Breton Frédérique : 67-14-36-37
INSERTION PROFESSIONNELLE :
CONTRATS EUROPEENS :
La Commission des Contrats Européens (CCE) veut faciliter
la collaboration scientifique à travers l'Europe. Les doctorants
et docteurs porteurs d'un projet de recherche doivent constituer
un dossier et le soumettre à cette commission. L'élaboration
d'un tel projet nécessite de développer un partenariat
international (laboratoires ou entreprises) et de rédiger
un dossier qui reste fastidieux pour chacun.
La SARL MONT-PROJET propose d'attirer l'attention des thésards
et docteurs sur ces possibilités de créer son propre
emploi. Son action se traduit par une aide à formuler et
rendre pertinent le projet, ainsi qu'une prospection des entreprises
et laboratoires nationaux et européens susceptibles de
constituer le partenariat. La constitution d'un tel projet était
auparavant utopique pour un doctorant, même motivé.
Cette société présente l'intérêt
de s'adresser aux chercheurs plut=ECt qu'aux organismes de recherches.
(Documentation complète à CONTACT) Emmanuel
DEJEAN
CREATION D'ENTREPRISE
Etant donné la morosité actuelle du marché
de l'emploi et les sombres perspectives d'avenir pour le nombre
croissant de docteurs, on peut penser qu'à défaut
de pouvoir intégrer une structure publique ou privée
déjà enplace, les docteurs trouveraient dans la
création d'entreprise le moyen de s'intégrer dans
le marché du travail.
Penser à créer son entreprise est une chose, pouvoir
mener à bien ce projet en est une autre. A la lecture des
chiffres ci-dessous, on se rends bien compte des difficultés
que rencontrent ceux dont l'audace a été d'aller
jusqu'au bout de leurs ambitions.
La démarche à suivre pour créer une entreprise
peut être comparée à une "recette de
cuisine":
Le premier ingrédient qu'il faut posséder est une
idée suffisamment innovante, originale et sérieuse
pour élaborer un projet. Le deuxième ingrédient,
le plus difficile à obtenir, est le financement. A défaut
de mécènes, il faudra s'adresser aux banques et
aux aides publiques. Toutefois, un=20capital et des garanties
personnelles sont deux éléments indispensables lors
de la négociation du financement (on ne prête qu'aux
riches!) .
Une fois l'entreprise créée, une vigilance sera
nécessaire pour le suivi et la croissance de celle-ci.
Ne désespérez pas pour autant et pour ne pas appartenir
aux 90% de Francais qui se contentent d'avoir une idée,
adressez-vous à des organismes capables de vous aider et
de vous former. La chambre de commerce et la chambre des métiers
peuvent vous apporter cette aide, mais sachez qu'il existe également
sur Montpellier (Clapiers) un Centre Européen d'Entreprise
et d'Innovation, CAP ALPHA, dont la finalité est l'aide
et le suivi de la création d'entreprise. Ce centre existe
depuis 8 ans et est responsable de 1% de la création d'entreprise
sur Montpellier. Le principal actionnaire de CAP ALPHA est le
district de Montpellier, cette entreprise est à l'écoute
de tous ceux qui ont soit une idée, soit un projet "innovant"
(qui n'a aucun rapport avec le commerce ou le bâtiment)
à présenter. Après une sélection des
dossiers (60 par an à Montpellier), CAP ALPHA met à
la disposition du futur "patron" tous les moyens ( trouver
les financements, possibilité d'utilisation d'un FAX, d'un
ordinateur) pour lui permettre de réaliser une étude
de marché. Si le projet proposé au départ
est réalisable, CAP ALPHA s'occupera du suivi de l'entreprise
nouvellement créée. En contrepartie, CAP ALPHA
demandera 1% du chiffre d'affaire des deux premières années
d'existence de l'entreprise.
De nombreux docteurs en science ont fait appel à CAP
ALPHA pour créer leur propre entreprise. Le secret de leur
réussite a été de prendre leur temps à
la fois pour estimer tous les risques mais également pour
suivre une bonne formation leur permettant de faire face à
l'imprévu.
La création d'entreprise est un parcours long et difficile
qui nécessite beaucoup d'efforts et du temps, mais il s'agit
avant tout d'un DEFI à relever.
Magali KITZMANN
CONTACT & CAP ALPHA
Organise un mini-colloque sur le thème de la création
d'entreprises.
Le 24 avril à 14 H00 - Salle de séminaire del'IGM,
CNRS route de Mende
Jacques BURGUIERE de Cap Alpha viendra exposer les possibilités
de créer une entreprise pour les scientifiques avec des
exemples concrets.
CONTACT ET LE BIPE
Nous vous avions annoncé dans le numéro précédent
du journal de contact (N°9, février 96), la mise en
place au local de l'association d'une cellule de recherche d'emplois
et de bourses.
De son côté, le SCUIO de l'Université
Montpellier II avait déjà publié dans le
BIR un numéro spécial insertion professionnelle
(BIR N°9, début février). Cette préoccupation
commune est à l'origine d'une rencontre entre CONTACT
et le SCUIO, plus précisément un service du SCUIO
créé en 1993 : le BIPE, Bureau d'Aide à l'Insertion
Professionnelle des Etudiants. Insertion professionnelle ! Ces
termes devraient attirer l'attention de beaucoup de doctorants,
d'ex-doctorants et aussi d'un bon nombre d'étudiants en
DEA. Doctorants, n'oubliez pas que vous êtes plus que potentiellement
des futurs ex-doctorants !!!
Le SCUIO, dirigé par Christian Bouillé, a donc
créé en 1993 le BIPE avec l'appui de deux partenaires
privilégiés : Guy Chassagne - délégué
à la Valorisation de la Recherche et aux Relations avec
les Industries à l'UM II (VARRI)-et Thierry Laffond - chargé
de la Banque de Stages au Rectorat. En un mot, le BIPE veut relever
le défi de l'emploi mais nous vous conseillons de vous
procurer le BIR n=AF179 ou mieux, de venir le consulter au local
de CONTACT. Avec le BIPE, l'Université montre qu'elle s'intéresse
au devenir de ses étudiants et bien s=F1r peut être
à son avenir propre Dans le cadre du développement
de la cellule de recherche d'emploi de CONTACT, nous avons rencontré
Guy Chassagne au BIPE. Pourquoi ne pas développer ensemble
des projets communs ? C'est ce qui est très vite apparu
au cours de cette entrevue. Le défi est devant nous, il
faut maintenantmettre en place les outils ! Nous avons rapidement
évoqué quelques solutions possibles qui visent à
valoriser la formation universitaire auprès du privé
d'une part en adaptant la formation elle même, c'est à
direen intégrant dans la formation doctorale des modules
sur la connaissance des entreprises, et d'autre part au cours
de la recherche d'emploi. Nous avons donc l'occasion de mettre
en pratique des idées qui depuis déjà un
bon moment circulent. En pratique, ceci demande des personnes
et du temps. Les bases de la discussion sont lancées avec
le BIPE. Nous donnons rendez-vous à toutes les personnes
intéressées au local de CONTACT, surtout aux docteurs
en recherche d'emploi pour définir concrètement
des projets et les développer. Une réunion sera
programmée très prochainement entre le BIPE et CONTACT,
il faut qu'un maximum de personnes soient concernées alors
venez préparer cette reunion avec nous en passant à
la permanence de contact les vendredis midi. On vous attend !!!
Christophe. HAOND
QUELQUES ADRESSES UTILES SUR INTERNET.
Réseau européen pour l'emploi (Association
) : dépots et consultation de CV et offres d'emplois, statistiques,
info diverses :
http://emporium.turnpike.net/~viredit/emploi/
La course aux emplois (agence multimédia ATCOM) : consultation
de CV , offres d'emplois et dépos de CV pour 20 francs
pendant 3 mois (gratuit pour ceux ayant déjà un
CV sur internet en HTML)
http://web.cie.fr/atcom/work/wwork.htm
Moteur de recherche par mot clef DIGITAL (mondial) :
http://altavista.digital.com/
http://www.yahoo.com/
http://www.lycos.com/
Moteur de recherche par mot clef ECILA (France) :
http://ecila.ceic.com/
Utilitaire de vérification d'adresses électroniques
:
http://www.ciril.fr/Services/vrfy.html
Guide Internet : (tout ! mais bien organisé) :
http://www.nctech.fr/NCTech/html/Francais/GuideInternet.html
Guide Internet, pages pratiques : (minitel, journaux, etc..)
:
http://www.nctech.fr/NCTech/html/Francais/InternetPratique.html
Agropolis :
http://www.agropolis.fr:80/
L'UM2 arrive sur Internet !
http://www.univ-montp2.fr
Adresse ouvrant les principales bases de données du
CNRS :
http://web.urec.fr/
NOTE : Dans la mesure du possible nous testons régulièrement
tous les sites pour nous assurer qu'ils existent toujours, mais
le monde Internet est en évolution constante et les sites
apparaissent et disparaissent avec une rapidité fulgurante.
Si vous constatez qu'un site n'existe plus ou que son adresse
est changée, prévenez nous : contact@crit2.univ-montp2.fr
APRES LE DEA, APRES LA THESE : POST-DOC : LE JAPON ?
Le Japon n'est pas la destination habituelle des post-docs.
Pourtant, il y a de nombreuses bourses intéressantes. La
raison en est peut-être une très grande différence
de mentalité. Néanmoins, ce pays peut apporter un
grand dépaysement et offrir des débouchés
différents. Pour mieux comprendre le Japon, le journal
est allé interviewer Tangui MAURICE qui a passé
un an au Japon en 1992 avec une bourse JSPS. Il est aujourd'hui
Chargé de Recherche dans l'équipe du Pr. A. Privat.
Contact: Pourquoi as-tu choisi de faire un post-doc au Japon
?
Tangui: Je n'étais pas spécialement tenté
par les Etats-Unis, car les échos que j'en avais n'étaient
pas très positifs. Etant attiré par le Japon depuis
longtemps et ma femme étant japonaise, j'avais toutes les
raisons d'y faire mon post-doc.
Comment peut-on obtenir ce type de bourse ?
Il faut préparer un dossier en montant un projet avec
un laboratoire japonais. Cette bourse (JSPS) est très intéressante,
car elle offre, en plus du salaire mensuel, le voyage, une assurance
personnelle, des frais d'installation, un supplément pour
le loyer et possibilité de prendre un cours de langue.
Nous avons donc pu vivre correctement à deux sur cette
bourse. On doit écrire un rapport à la fin du contrat,
mais il n'y a d'obligation véritable de résultats.
L'accueil ?
J'ai été accueilli de fa=E1on extraordinaire, comme
ils savent si bien le faire, tout en politesse, attention et prévenance.
Par exemple, quand je suis arrivé à l'aéroport
à 22 h, tout le labo était là pour m'accueillir.
Ensuite, j'ai d=F1 faire la liste de ce dont j'avais besoin pour
l'appartement et dans les trois jours, j'avais tout. Mon sensei,
le Pr. Nabeshima, a pris deux jours pleins pour me piloter et
m'installer et il a réquisitionné" un étudiant
qui nous a guidé pendant une semaine. Mais au Japon on
est toujours considéré comme un gaijin, un étranger.
On ne rentre jamais dans l'organisation sociale japonaise, ce
qui présente un intérêt car on bénéficie
d'une certaine liberté, mais surtout l'handicap qu'on ne
pourra jamais s'intégrer complêtement.
Comment fonctionnent les laboratoires japonais et quelles
ont été tes conditions de travail ?
Le labo est très hiérarchisé, à l'image
de la société japonaise, ce qui nécessite
un directeur brillant pour que le labo marche bien. Il est composé
en général d'une majorité d'étudiants
pour peu d'encadrants. Dans mon labo, il y avait le professeur
et 3 statutaires, pour 15 à 20 étudiants d'un niveau
équivalent maîtrise/DEA. Il y a peu de thésards,
car la grande majorité des japonais terminant une maîtrise
rentre dans le privé. Ce sont bien-sur des gens très
efficaces qui travaillent beaucoup et ont une conscience professionnelle
inimaginable. Le Japon n'est pas habitué à recevoir
des post-docs. Il y a en fait peu de candidats et c'est pour cela
que l'on obtient relativement facilement des bourses. Cette situation
fait qu'il y a deux types de directeurs de labo : ceux qui sont
ouvert vers l'étranger, comme c'était le cas pour
moi. Ils dirigent un peu à l'américaine. Et ceux
qui n'ont pas de vrai contact avec l'étranger. Chez ces
derniers, il doit être très dur pour un post-doc
de s'adapter. Pratiquerment, dans mon cas, je ne pouvais rester
qu'un an au Japon, mon sensei m'a donc conseillé d'en profiter
pour beaucoup visiter le pays, et m'a laissé très
libre dans mes choix de manips. Tout ce que j'ai souhaité,
je l'ai eu dans l'instant, tant ils sont efficaces et se sentent
obligés de vous satisfaire. Ils m'ont ainsi permis de mener
à bien quatre articles durant mon séjour. Mais le
défaut de ce système il y a beaucoup d'étudiants
pour peu de statutaires, c'est que l'on a peu d'interlocuteurs
de bon niveau scientifique. La langue est-elle une barrière
importante? Pour ma part, j'avais quelques notions de japonais
et l'avantage d'avoir une femme japonaise, mais je ne le parle
pas couramment. Ceci étant, les chercheurs d'un certain
niveau ou qui rentrent eux-mêmes d'un post-doc aux Etats-Unis,
parlent relativement bien anglais. Les autres, les étudiants
et les gens de la rue, ne le parlent pas. Si on reste plus d'un
an au Japon, cela vaut donc le coup d'apprendre la langue.
Sur le plan de la vie courante ?
Je crois qu'il y a deux types de personnes qui reviennent du
Japon : ceux qui sont éc_urés et ceux qui sont émerveillés.
Il est difficile d'avoir une réaction mitigée. Toutefois,
le Japon est incroyablement dépaysant à tout les
niveaux, de leur culture millénaire à la vie de
tous les jours. Faire ses courses dans un magasin japonais, c'est
déjà une expérience. Le grand problème
du Japon, c'est l'argent et le co=F1t de la vie qui est 3 à
4 fois plus élevé qu'ici. Tout co=F1te cher, se
nourrir, se loger et voyager. Ma femme savait évidemment
quoi acheter pour cuisiner à la japonaise, mais je suppose
que si l'on doit vivre à l'occidentale, cela doit coûter
horriblement cher. Il y a quand même des astuces à
savoir, comme faire une provision de Japan Rail Pass, l'équivalent
des cartes inter-rail, avant de partir, pour réduire les
frais de voyage. Mais il y a des incontournables.
Pour le logement, par exemple, il faut savoir que pour obtenir
un appartement, on a les frais d'agence, la caution (3 mois de
loyer), un mois d'avance et une chose qui n'existe pas ici, la
key money, c'est un cadeau que l'on fait au propriétaire
(3 mois de loyer). La caution ne se recupére pas intégralement,
car considérant que l'appartement est neuf à l'arrivée,
le propriétaire refait une pièce à neuf par
principe au moment du départ.
Pour ce qui est des activités, sport par exemple, les
chercheurs et surtout les étudiants se plaisent à
proposer de partager leurs activités. On peut, particulièrement
si on est seul, très vite participer à telle ou
telle activité. Le cadre de vie est-il agréable
? On est dans la ville, il y a des gens partout même dans
les petites rues, des magasins partout. On est à tout moment
pris dans la réalité japonaise. La pression de la
vie japonaise est partout. Une fois que l'on a évacué
toute cette pression, la vie japonaise est très agréable.
La ville n'est pas construite en hauteur, mais horizontalement,
les gens habitant dans des maisons auxquelles on accède
par des petites rues étroites. Il y a vraiment des quartiers
sympas avec une majorité de petits commerces très
typiques.
La vie y est également très facile, avec des
magasins ouverts 24 h/24 et d'innombrables restaurants, on peut
manger pour l'équivalent de 30 francs. A la limite, quand
on est seul on va plutôt au restaurant.
La femme est-elle aussi bien acceptée que les hommes
dans les laboratoires?
Il peut en effet y avoir des problèmes si une femme va
en tant que chercheur au Japon dans certains laboratoires. Il
est donc préférable de préciser que l'on
est une femme au premier contact.
Quels conseils tu donnerais à ceux qui veulent partir
là-bas ?
Il y beaucoup de choses à préparer avant de partir
et il faut savoir certaines choses pour se faciliter la vie. Mais
pour cela, je conseillerais aux gens de contacter Mme Aubujeault,
du CNRS, qui a l'habitude d'envoyer des chercheurs au Japon. Je
pense que l'étudiant qui veut aller au Japon doit se renseigner
pour savoir si le labo a un renom international et a déjà
accueilli des étrangers, parce que cela facilitera la communication.
Sinon, emmener un bon guide et une valise bourrée de paires
de chaussettes neuves et de Japan Rail Pass!
Xavier HUET
INFORMATIONS PRATIQUES pour le JAPON :
BOURSES: JSPS (Japan Society for the Promotion of Science)
Lavoisier
MONBUSHO (Ministère de l'Education)
STA (Science and Technology Agency)
Pour tout renseignement, vous pouvez contacter : Mme F. GHENO
Direction des Relations Internationales du CNRS, 3 rue Michel-Ange,
75794 Paris cedex 16 Tel. : 1.44.96.45.68, E-mail: flora.gheno@cnrs-dir.fr
Mme F. AUBUJEAULT, Responsable du Bureau Asie - Mission des Relations
Internationales, 15 quai Anatole-France 75700 Paris - Tél.
: 1.47.53.12.43, Fax : 47.53.00.55
Mr. D. STEHELIN, Directeur de recherche , responsable des échanges
Fance-Japon dans le cadre de la recherche contre le cancer Institut
Pasteur de Lille, 1 rue Calmette, BP 245, 59019 Lille Tel. : 20.87.79.78,
Fax : 20.87.79.08
Mr.Tangui Maurice, Ph. D. I.N.S.E.R.M. U. 336 - D.P.V.S.N., Ecole
Nationale Supérieure de Chimie,8 rue de l'Ecole Normale
- 34053 Montpellier cedex 1, France - Tel. 67 14 72 17 - Fax :
67 54 06 10
Contact : voir les coordonnées sur le journal.
LE DEBAT EST OUVERT
De nos jours, il est important de réfléchir
si la structure universitaire est réellement adaptée
à nos projets. En effet, l'université a été
créée à l'origine pour former des enseignants
et des chercheurs. Or nous voudrions l'utiliser pour trouver un
poste dans l'industrie. Et c'est bien ça le problème,
car rien ne nous prépare pour travailler dans le privé.
D'une part, les stages ne deviennent obligatoires qu'en maitrise
et de plus ce sont des stages en laboratoire de recherche(Fac,
CNRS) avec des sujets plus ou moins vagues avec un encadrement
peu motivé. Cela constitue un réel handicap car
pour pouvoir négocier un poste il faut mettre en avant
une expérience pratique et un universitaire aura de grosses
difficultés à pouvoir tirer profit de ses stages.
Donc il devient intéressant de se poser la question: "Est-il
intéressant de faire un D.E.A. dans mon cas?".
D'abord, il faut être dans les cinq premiers du D.E.A.
pour poursuivre en thèse, puisqu'un D.E.A. n'a aucune valeur
sur le marché du travail! Il faudrait donc arrêter
d'accepter trente personne pour un D.E.A.. Pourquoi ne pas créer
des D.E.A. à effectif limité et plus de DESS pour
s'adapter au marché du travail?
Pour que la question se pose il faut informer davantage les
étudiants de maitrises sur les orientations possibles,
faire des présentations des métiers de l'enseignement
supérieur. Avant de s'inscrire en D.E.A. il serait bon
de connaître le nombre de bourses de thèse de la
promotion précédente!
De plus, nous arrivons dans une situation anormale où
de plus en plus d'ingénieurs poursuivent en thèse
parce qu'ils sont confrontés à un marché
de l'emploi difficile, et c'est autant de plces en moins pour
les maitrises!
Revaloriser le D.E.A. en créant des liens avec les
industries, entreprises, grands groupes ou laboratoires par l'intermédiaire
de stages, de séminaires ou autres contacts primordiaux,
c'est encore une solution!
COUP DE GUEULE
Bonjour à tous. Navrés mais nous ne voulons
plus de thésard(e)s ou D.E.A. assisté(e)s, habitué(e)s
à recevoir les informations sur leur bureau! Il suffit
de parler avec vous pour s'appercevoir que les articles du journal
vous intéressent et que vous aimez en profiter.
Seulement lorsque c'est à vous, d'agir et de vous déplacer
vers les autres, il n'y a plus personne! Combien nous disent "Le
dernier journal m'a plu mais qu'est-ce que vous faites maintenant?
il n'y a pas d'affiches sur la fac et ailleurs!?"
COMMENT? Etudiant(e)s, vous devez communiquer avec
les voisins et obtenir l'information! Vous connaissez CONTACT
et vous croisez d'autres thésard(e)s tous les jours. Echangeons
nos expériences et connaissons nous! CONTACT éxiste
pour faciliter les échanges, nous ne sommes pas
des distributeurs d'information mais des thésard(e)s comme
vous! TOUS vous vous accordez pour dire que les habitudes prises
sont mauvaises--- changeons déjà les notres et communiquons
dans nos bureaux, nos couloirs, nos batiments, nos laboratoires,
notre cycle et notre faculté! Faisons en sorte de ne plus
entendre "Bein, je savais pas!"