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Editorial
Nouvelles de
l'ADOCAM
Situation de l'université
et emploi des jeunes diplômés à l'horizon
2005
Présentation de
l'Association des Doctorants et Docteurs en Economie de Montpellier
(ADDEM)
Rendez-vous pour
le Contrat de Thèse
Optimiser les
Ecoles Doctorales en Sciences de la Vie
Témoignage :
Le futur Docteur et l'Entreprise
Compte-rendu du
Salon du Laboratoire et du MEDEC des 24-27 mars 1997
à Paris
Projet 15
Jeunes Cadres Docteurs/15 entreprises
L'éditorial
Ce 14ème numéro du journal de l'association est enfin pour
nous l'occasion de vous présenter les trois nouveaux membres du bureau
de CONTACT. Ces trois jeunes doctorants, tout à fait motivés
et entreprenants, nous laissent totalement confiants quant à la
qualité et à la durée de leur investissement au sein
de l'association. Julien CASES (Sciences des Aliments) est élu
président, Claudine MENARD (Neurobiologie Sensorielle) est élue
secrétaire et Steve RESBEUT (Matière Condensée) assurera
la responsabilité de trésorier. Leur prise de fonction a
débuté le 24.03.97, et chacun fonctionnera en tandem avec son
prédécesseur pendant les premières semaines de son mandat,
de sorte à assurer plus efficacement sa nouvelle
reponsabilité.
Aujourd'hui, CONTACT devient un véritable interlocuteur des instances
de décision aussi bien universitaires que régionales. De
façon à sans cesse assurer sa vocation de carrefour de discussion,
elle agrandit régulièrement le cercle de ses correspondants
au niveau de notre académie.
Ainsi, chacun d'entre vous (élèves-chercheurs,
enseignants-chercheurs et chercheurs des grands organismes) pouvez devenir
un véritable élément acteur de la mise en place de ce
fabuleux réseau. C'est dans cette optique, que nous venons de renouveller
notre opération "membres bienfaiteurs" qui nous permet de compter
déjà 17 adhérents soit environ 1% du potentiel des
personnels titulaires de l'UM2. En espérant atteindre les 10% d'ici
notre prochain numéro, nous vous laissons découvrir les
préoccupations actuelles des élèves-chercheurs de
l'association.
Nouvelles de l'ADOCAM
Pour la prochaine version de
l'ADOCAM, les
inscriptions doivent être réalisées avant la fin du mois
de juin.
Une participation de 50 Fr est demandée.
Situation actuelle de l'Université et Prospectives
de l'emploi des jeunes diplômés à l'horizon
2005
Au travers de cet article, nous tentons de vous informer sur la situation
actuelle de l'Université et des prospectives d'emplois à l'horizon
2005, malgré toute la difficulté de ce type d'analyse. Les
données présentées ici sont issues de documents notamment
disponibles sur le réseau Internet
ici . Nous vous conseillons vivement
de les consulter dans leur intégralité. Les statistiques
utilisées pour cet article sont des données nationales. Pour
l'UM II, reportez-vous au travail de Monsieur Yves Le Thinh (SCUIO) publié
en mars 97 par l'Observatoire de la Vie Etudiante (Statistiques et enquetes
1995-96).
Au sein de l'Enseignement Supérieur français cohabitent d'une
part des filières sélectives, voire très sélectives
(CPGE, IUT, STS) (1) et d'autre part l'Université
qui reste actuellement la filière dont l'unique condition d'accès
est la possession du Baccalauréat (Bac). L'Université répond
ainsi au principe du droit universel aux Etudes Supérieures, donc
toute idée de sélection à l'Université correspondrait
à la remise en cause de son identité initiale. En raison de
cette vocation, l'Université abrite une population très
variée. Cependant, parmi les étudiants venant à
l'Université beaucoup y sont par dépit. Ainsi, l'accueil du
"flux résiduel" des candidats qui n'ont pas été admis
dans les CPGE, les IUT a conduit à un afflux important. Cette
évolution de l'Université s'est traduite par une "massification"
du Premier Cycle. induisant également une diminution importante du
taux de réussite dans ce Cycle. En effet, les programmes de DEUG
initialement conçus en vue de la préparation à un cycle
long ne répondent plus aux "besoins" des étudiants qui causent
un important "phénomène d'évaporation" avant même
l'obtention du premier diplôme universitaire (2).
La rentrée Universitaire 1996-97
Pour la France métropolitaine et les DOM, le nombre d'étudiants
répartis dans les trois Cycles est actuellement de 1 469 423. En l'espace
de dix ans, entre 1983 et 1992, l'Université a vu se multiplier par
un facteur de 2,5 le nombre d'étudiants s'inscrivant en Premier Cycle.
Cependant lors de la dernière rentrée 1996-97, les inscriptions
en première année du Premier Cycle ont baissé d'environ
7,8% par rapport à l'année précédente. Ceci est
dû essentiellement à une diminution du nombre de bacheliers
(-24700) et à un engouement moindre pour l'Université. Par
contre, les filières IUT, ingénieurs et STAPS
(3) subissent une augmentation des inscriptions respectivement
de 5,3%, 5% et 34,8%.
Notons que la propension des bacheliers à entrer à
l'Université varie en fonction du Bac obtenu. Ainsi, 78,7% des titulaires
d'un Bac général s'inscrivent à l'Université
contre 32% des Bacs technologiques et 6,8% des Bacs professionnels. De plus,
toutes filières confondues, 63,2% des Bacs généraux
de la session 1996 qui se sont inscrits à l'Université ont
obtenu leur Bac à "l'heure ou en avance", 24,1% l'ayant obtenu avec
un an de retard et 13% avec plus d'un an de retard. Au sein des filières,
c'est la filière Science qui attire proportionnellement le plus de
bacheliers généraux, alors que la filière IUT apparaît
comme une filière d'excellence pour les séries technologiques.
Indépendamment du Bac obtenu, l'évolution d'un étudiant
au sein de l'Université est malheureusement encore étroitement
liée au milieu social dont il est issu. Ainsi, les enfants d'ouvriers
sont les plus représentés dans les filières les plus
courtes (filière AES (4), IUT), limitant ainsi l'effort
financier de la famille. De même, les étudiants dont les parents
sont cadres ou professions libérales sont majoritairement
représentés dans la filière Santé. Seule la
filière Science apparaît la moins connotée socialement,
probablement du fait de son effectif important (20%).
La sortie de l'Université
Il apparaît logiquement que les jeunes récemment issus du
système éducatif sont les plus exposés au chômage.
Ainsi, Pascale Poulet nous annonce dans un style unique (que nous rapprochons
de notre cher disparu Coluche à propos des lessives...) que "les moins
diplômés [...] sont près de trois fois plus chômeurs
que les diplômés de l'Enseignement Supérieur". Nous apprenons
aussi que cinq ans après la fin de leurs études, moins d'un
dixième des jeunes en recherche d'emploi, titulaires d'un diplôme
de l'Enseignement Supérieur est encore chômeur. Par contre,
en attente du Contrat à Durée Indéterminée tant
espéré, le diplôme permet de passer du stade de chômeur
persistant à celui de chômeur intermittent (subtilité
du Bureau International du Travail). A la sortie de la période de
chômage qui semble aujourd'hui inévitable, la profession
exercée est généralement en accord avec le dernier
diplôme obtenu.
Les Prospectives emploi 1995-2005
Ces prévisions constituent un exercice délicat face auquel
il convient d'être modeste (5). La raison de cette
difficulté réside dans le fait que les besoins en recrutements
de jeunes sortant du système éducatif dépendent de
données difficilement extrapolables :
- Le nombre de départs à la retraite
- Les modifications des catégories d'emplois et des secteurs
d'activité
- La mobilité professionnelle
- La concurrence entre jeunes/chômeurs et femmes en reprise
d'activité
- Les pratiques des entreprises en matière de recrutement des jeunes
Les départs à la retraite représentent à court
terme 70% des besoins en recrutements. L'anticipation des départs
à la retraite est délicate car :
- le nombre de personnes totalisant 160 trimestres de cotisations n'est pas
précisément connu
- l'incitation à des départs relativement précoces par
le biais des préretraites progressives est un nouveau paramètre
à l'initiative de chaque salarié
- la volonté des entreprises à rééquilibrer la
pyramide en faveur des jeunes reste difficile à cerner.
Concernant les secteurs d'activités, l'agriculture et l'industrie
devraient continuer à perdre des emplois, alors que le secteur tertiaire
marchand devrait s'accroître. Au niveau du Secteur Public, le remboursement
de la dette publique limitera l'augmentation des emplois dans ce secteur.
Globalement, les niveaux de qualification des emplois devraient continuer
à augmenter, mais devraient finir par s'amenuiser. Finalement, il
faut retenir que ce sont les professions intermédiaires tertiaires
et techniques (administration, commerciales) qui représentent le plus
de créations de d'emplois.
Pour le recrutement par les entreprises, chacunes a son propre scénario
de promotions et de recrutement externes. Soit elles favorisent la promotion
interne et recrutent à l'extérieur sur des postes moins
qualifiés (mais correspondant aux postes libérés), soit
elles privilégient le recrutement extérieur au détriment
des promotions internes. Mais rien n'indique le mode de recrutement qui sera
privilégié...
Au niveau de la pyramide des âges, les salariés seniors devenus
chômeurs ont permis à un grand nombre de jeunes d'être
recrutés. Sur un autre plan, il faut aussi constater que les femmes
au foyer qui reprennent une activité occupent généralement
des postes moins qualifiés (personnel de service, d'employés
administratifs et d'ouvrières non qualifiées). La encore, la
fraction de postes occupées par une reprise d'activité reste
inconnue.
Concernant le niveau de qualification, les entreprises recrutent moins par
déqualification des diplômés par rapport aux années
précédentes. Cependant, les exigences à terme de prise
de responsabilités, de savoir-faire sont en hausse dans la plupart
des catégories d'emplois. Le profil des jeunes recrues est bien cependant
bien cerné, puisque qu'entre 70 et 80 % des besoins en recrutements
de jeunes s'adressent à des jeunes titulaires d'un diplôme d'un
niveau égal ou supérieur au bac, et entre 40 et 50% des besoins
en recrutements s'adressant aux jeunes concernent des postes d'encadrement
au sens large.
L'analyse de toutes ces paramètres a permis à la Direction
des Etudes et de la Prospective, d'arriver à une prévision
de 180 000 emplois créés par an pour 1995-2005, contre 80 000
emplois/an pour la période 1985 et 1995. De plus, sous le simple effet
des paramètres démographiques, l'augmentation de la population
active devrait augmenter de 1 300 000 personnes entre 1995-2005. Cependant,
la croissance (estimée entre 2 et 2,5 %) ne permettra pas d'absorber
entièrement le stock des chômeurs constitué lors des
deux dernières décennies. Toujours d'après les prospectives
les plus optimistes, le taux de chômage avoisinerait encore le chiffre
de 9% de la population active en 2005. Ce taux de chômage correspondrait
à 2 900 000 chômeurs en admettant que le nombre de chômeurs
ne change pas d'ici à l'an 2005 !!!
CONCLUSION :
INTERACTIONS UNIVERSITE/EMPLOI
L'Université doit répondre au principe du droit universel aux
Études Supérieures permettant ainsi à tous d'accéder
au Savoir. Mais, il faut souligner que si l'Université permet
effectivement d'acquérir des Connaissances, elle n'aboutit pas
forcément (loin de là!!) à une rapide insertion dans
la vie active. En effet, bien que les diplômés de l'Université
occupent majoritairement, un emploi deux ans après la fin de leurs
études, il faut noter les diplômés tirent surtout parti
de leur ancienneté sur le marché du travail. Par ailleurs,
étant donné la crise économique, le choix d'une bonne
orientation est nécessaire mais pas suffisant pour éviter la
période de chômage.
Devant cette situation, le Ministre François Bayrou a proposé
une Réforme. Si sa réalisation est à la hauteur de ses
mots, elle devrait permettre aux générations futures de mieux
s'orienter et de se réorienter beaucoup plus tôt et cela dès
la Seconde. La réforme sensibilise également les étudiants
au monde de l'entreprise (ce qui n'était pas la vocation de
l'Université à son origine mais celle des Grandes Écoles).
Si cette ouverture est nécessaire (étant donné le nombre
de débouchés offert par le secteur public), il apparaît
important de prendre garde à ce que l'Université ne perde pas
sa vocation initiale, c'est à dire la création et la transmission
du Savoir.
Notons pour finir, que selon la Direction de l'Évaluation et de la
Prospective : "Le risque principal des dix prochaines années paraît
résider non pas dans un déséquilibre entre les besoins
de l'économie et sorties du système éducatif par niveau
de formation, mais dans une insuffisance du nombre global d'emplois s'adressant
aux jeunes".
1 : CPGE : Classes
Préparatoires aux Grandes Ecoles, IUT, Instituts Universitaires
Technologiques, STS, Sections de Techniciens Supérieurs
2 : Comité National
d'Evaluation "Evolution des Université, dynamique de
l'évaluation", Rapport au Président de la République,
1985-1995, ed. La Documentation Française - Paris, 1995.
3 : STAPS : Sciences et Techniques
des Activités Physiques et Sportives
4 : Filière AES :
Filière Administrative, Economique et Sociale
5 : Note d'information 97.04,
janvier 97, prospective emploi-formation à l'horizon 2005. Nathalie
Aguettant et Ahmed Ait-Kaci/BIPE Conseil
Eve MAHE et Richard GALLOIS
Association
des Doctorants et Docteurs en Economie de Montpellier (ADDEM)
Amis scientifiques, vous avez le bonjour de Richter !
L¹ADDEM (Association des Doctorants et Docteurs en Economie de Montpellier)
est très heureuse d'avoir rejoint la dynamique association CONTACT.
Créée en 1994, l'ADDEM regroupe tous les jeunes chercheurs
de l'Ecole Doctorale Economie-Gestion (Université Montpellier I).
Nous avons déjà engagé plusieurs actions, réparties
selon deux grands axes :
1 Meilleure communication entre acteurs de la recherche
- Organisation du séminaire ADDEM (ouvert à tous), où
les jeunes chercheurs discutent de leurs travaux de recherche, et invitation
de conférenciers dans le cadre de notre Ecole Doctorale ;
- Collaboration avec d'autres associations de 3° cycle (CONTACT bien
sur, mais aussi les Juristes, les Littéraires...) ;
- Réflexion sur le statut des doctorants et élaboration d'un
contrat de thèse, en collaboration avec les doctorants en sciences
humaines.
2 Insertion professionnelle
- Mise en place, avec CONTACT et Agropolis, du séminaire Doctoriales
destiné à sensibiliser les doctorants au monde de l'entreprise
;
- Suivi de l'opération "15 Docteurs - 15 Entreprises", lancée
par le Pôle Universitaire Européen et CONTACT, qui valorise
la formation universitaire auprès des entrepreneurs ;
- Participation à l'ADOCAM et constitution d'un annuaire des anciens
étudiants en Sciences Economiques (avec l'association
Réagir).Même si les économistes sont parfois
dénommés scientifiques "mous" (par opposition aux sciences
dures), nous espérons que notre collaboration avec CONTACT sera fructueuse
pour élargir le champ d'action, et qu'elle durera longtemps.
Le bureau de l'ADDEM
(Arnaud Alibert, Rachel Baudry, Karine Caner, Emmanuel Martinez, Régis
Morvan)
Pour nous joindre :
ADDEM
Tel : 04 67 15 83 04
c/o Rachel Baudry - LAMETA (5° étage)
Fax : 04 67 15 83 83
Faculté de Sciences Economiques
Site Richter
B.P. 9606
34054 Montpellier Cedex 1
CONTACT organise une réunion sur le Contrat de thèse (CdT)
en invitant tous les Docteurs et Doctorants ainsi que les membres bienfaiteurs
de l'association.
Cette réunion se propose de faire le point sur le CdT et de
réfléchir sur son adaptation à l'échelle de l'UMII.
Ecoles Doctorales en Sciences de la Vie
Une réunion a eu lieu le 28 février 1997 à la Direction
Scientifique, Pédagogique et Technique en Sciences de la Vie (DSPT5).
Elle réunissait monsieur François Amalric, les directeurs des
19 Ecoles Doctorales (ED) et des représentants d'étudiants
de ces ED (une dizaine d¹associations de thésards étaient
présentes).
Une seule bonne nouvelle, le financement de la troisième année
des bourses MESR sera automatique (si avis favorable du Directeur de
thèse...). Mauvaise nouvelle, les jeunes Docteurs diplômes et
boursiers sont deux fois plus nombreux à s¹inscrire au chômage
que l'année dernière! D'où une baisse importante du
nombre de bourses de thèse.
Les convergences ont été très fortes sur la
nécessité de responsabiliser le thésard et de lui donner
les moyens et le temps d¹élargir son ouverture d'esprit sur la
Science. Les formations complémentaires, les séminaires et
les ateliers doivent être développés. Les Doctoriales
doivent être amplifiées. Il faut rappeler que seul 1/5 des
diplômes travaillera dans la recherche publique! La publicité
du diplôme de Docteur auprès des entreprises doit être
un cheval de bataille pour les directeurs. A la demande de directeurs d¹ED,
les mentions lors de la soutenance des thèses devraient disparaître.
Un accueil plutôt favorable a été fait à
l'instauration de tuteurs de thèse et d¹une charte du Doctorant
(et non d¹un contrat, trop contraignant). La mise en place d¹un
serveur central des candidatures des jeunes Docteurs en recherche d¹emploi
devrait voir le jour. Le problème d'un fichier central récapitulant
tous les profils de postes de MdC ne dépend pas de la DSPT, il faut
voir Bayroux, mais tout le monde reconnaît que son absence est scandaleuse.
Des bourses d'aide au retour de post-doc ont été mises en place
(50 en 1997) dans 7 régions à titre expérimental. Elles
associent la DGRT, la région et une entreprise (se renseigner a la
DSPT pour plus de détails).
Le domaine des biotechnologies n'ayant jamais réellement explosé
en France, la fuite de nos cerveaux vers l'étranger est un vrai
problème actuel pour nos gouvernements successifs. Ils souhaitent
nous aider....Mais c'est surtout aux ED et aux Directeurs de thèse
de prendre leur responsabilité vis à vis du devenir de leurs
thésards.
P.S. : Une documentation détaillée sur les statistiques des
DEA, Docteurs et Post-doc en Sciences de la Vie est consultable au local
de Contact.
Le
futur Docteur et l'Entreprise
Depuis le début des années 90 nous vivons une période
de grandes mutations technologiques entraînant d'importants bouleversements
économiques, sociaux et culturels. Ainsi, beaucoup de
"vérités" anciennes sont sérieusement battues en
brèche. Par exemple, l'idée selon laquelle le diplôme
protégeait l'individu contre les aléas du marché de
l'emploi n'est plus tout à fait de mise aujourd'hui.
Dans ce climat, les doctorants, de plus en plus nombreux et naturellement
formés pour exercer leurs compétences à l'université
ou dans les centres de recherche publics ou privés, sont depuis longtemps
contraints de frapper à la porte des l'entreprise. Ce
phénomène s'est considérablement accentué depuis
quelque temps du fait de la diminution drastique du nombre de poste qui leur
est offert à l'université. Paradoxalement, plus le diplôme
obtenu à l'université est d'un niveau élevé,
plus les difficultés d'insertion dans le monde de l'industrie sont
importantes. On peut énumérer quantité de causes probables
à cette situation : méfiance des industriels vis-à-vis
des diplômés d'université , concurrence de la part des
ingénieurs (mieux organisés en réseaux et
préparés aux réalités de l'entreprise), coût
élevé à l'embauche des cadres, etc...
Tout cela montre l'intérêt pour tout doctorant, quelque soit
le milieu qu'il souhaite intégrer après la soutenance de sa
thèse (l'université, l'industrie, les services ...), de se
préparer le plus sérieusement possible à affronter les
nombreux écueils auxquels il aura à faire face durant sa vie
professionnelle. Ainsi, en s'intéressant et en participant aux
activités de l'association CONTACT, il prendra conscience de la nature
et de la complexité de ces obstacles et il sera mieux à même
d'y faire face quand ils surviendront.
Salon
du Laboratoire et du MEDEC 24-27 mars 1997 à Paris
Ce salon du MEDEC regroupait Intermédica et Thermalies, des salons
orientés vers les professionnels de la santé et de la
thalassothérapie. Même si ces salons étaient tournés
vers une représentation commerciale des activités et des produits
de l'entreprise, nous avons pu établir des contacts avec des responsables
commerciaux de société, présents sur les différents
stands. Il a été ainsi possible d'échanger des points
de vue sur la situation actuelle du marché de l'emploi au sein de
leur entreprise. On nous a fait comprendre qu'à l'heure actuelle le
recrutement concernait essentiellement des technico-commerciaux (TC). De
plus ils ont ajouté d'une part que des docteurs pouvaient occuper
ces postes là et d'autre part qu' il est possible de s'épanouir
en tant que TC. En effet, pour certains secteurs d'activité, la partie
technique est souvent prépondérante sur la partie commerciale,
dans ce cas le TC doit jouer le rôle de conseiller vis à vis
du client, d'où la nécessité d'avoir une bonne
maîtrise technique et scientifique du milieu. De plus, nous avons pu
leur présenter les activités de notre association. Certains
d'entre eux ont accepté de faire circuler notre annuaire de mini-CV
(l'ADOCAM) soit au sein du département R&D, soit auprès
de la DRH.
Parmi les différentes sociétés rencontrées sur
le salon, nous pouvons citer comme exemples dans le domaine de la santé
: Glaxo-Wellcome, Rhône-Poulenc Rohrer, Bayer Pharma, Sanofi-Winthrop,
Laboratoires LIPHA, BioMérieux...., dans le domaine de l'agroalimentaire
: Nestlé, Perrier-Vittel, Fruit D'or,...), dans le domaine du traitement
de l'eau : Tredi, Millipore, Laboratoires Wolff.... Différents documents
(plaquettes d'entreprises, adresses, résumés de conférences
et de posters,...) récupérés sur les différents
stands peuvent être consultés au local.
D'autre part, nous avons pu profiter de ce Salon pour établir des
liens étroits avec d'autres associations de scientifiques et des syndicats
professionnels organisateurs de conférences à thème
et de tables rondes tels que la Société Française de
Chimie (SFC) et La Société de Chimie Industrielle (SCI), La
Société Française de Biochimie et de Biologie
Moléculaire (SFBBM), la fédération française
de Biotechnologies (ADEBIO). Nous avons pu dialoguer et échanger nos
points de vue et nos idées sur la difficulté de l'insertion
professionnelle des docteurs.
Jean-Luc et Jean-Marc
Projet 15 Jeunes Cadres Docteurs/15 entreprises
Un projet d'insertion professionnelle des docteurs est en train d'être
mis en place par le Pôle Universitaire Européen (PUE); il devrait
voir le jour courant mai. L'orientation de ce projet a été
proposé par CONTACT. Le réseau relationnel de M. Guy Chassagne
(PUE) et l'expérience industrielle de M. Jean-Paul Senglat ont permis
de mettre en forme un projet qui correspond tout à fait d'une part
à nos attentes et d'autre part aux réalités du marché
de l'emploi. L'approche originale du projet 15 JDC / 15 entreprises, devrait
ainsi permettre de faciliter l'insertion professionnelle des docteurs au
sein des PME/PMI du grand sud-est de la France...
Nous vous proposerons une présentation détaillée de
la démarche entreprise.
Les recherches d'emploi avec :
Gineste Jean-Luc 04-67-54-08-56
Les liaisons avec les 2ème cycle avec :
Pupunat Laurent 04-67-14-48-54
Jomni Souhayel 04-67-14-47-87
Les supports de communication avec :
Souriau Christel (journal) 04-67-61-36-39
Gallois Richard (Internet) 04-67-14-46-66
La politique étudiante avec :
Lorrain Yves 04-67-02-05-63
Dejean Emmanuel 04-67-61-34-12
Gallois Richard 04-67-61-56-17
Les formations parallèles avec :
Resbeut Stève 04-67-61-34-12
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