N°15 Juin 1997 de la revue des élèves et anciens élèves chercheurs des Écoles doctorales scientifiques de l'académie de Montpellier.

Campus Université des Sciences, sous-sol bâtiment 24, salle 17 permanences chaque vendredi de 12H30 à 14H et chaque mardi de 13H à 14H.

Tel/Fax/Rép. :04-67-14-42-83 et Email : ICI 


ÉDITORIAL

DEBAT SUR LA PROPOSITION DU CONTRAT DE THESE

DOCTORIALES® : UNE PREMIERE SUR MONTPELLIER, ET DEJA UN GRAND SUCCES

DOCTORIALE® D'AUTOMNE

JOURNEE D'ETUDE SUR LA FORMATION DES DOCTEURS EN SCIENCES (ORGANISEE PAR L'ANDES)

ADOCAM 97/98 (Annuaire de mini-Cv des DOCteurs de l'Académie de Montpellier)


ÉDITORIAL :

Dans les colonnes d'un grand quotidien français, je lisais il y a 3 semaines un article à propos de l'université et de la recherche en France. Le titre : L'université manque de moyens. Les étudiants qui en sortent manquent de débouchés. Il y a urgence. L'auteur : Claude ALLÈGRE.

Cette réflexion, qui malheureusement, reste depuis maintenant trop longtemps d'actualité, n'a toujours pas suscité de véritables réponses aux problèmes soulevés. Toutefois, si sur la première constatation, la balle est restée dans le camp des ministères, je dirais que la préoccupation du devenir des étudiants reste et a toujours été le fer de lance de notre association.

Ainsi, parce que nous croyons sincèrement en une formation universitaire par la recherche, et que nous ne voulons plus la voir perdre sa crédibilité auprès de notre société, nous avons décidé d'investir tous nos efforts sur des programmes de valorisation et de promotion. Le Contrat de Thèse, dont la vocation est de définir clairement un véritable statut  du doctorant ; la formation parallèle pendant la thèse qui, avec les premières Doctoriales® Montpelliéraines, a permis pour un grand nombre de doctorants de se familiariser avec le monde de l'entreprise (80% des docteurs d'université n'intègreront pas le secteur public) ; la création d'un collectif associatif regroupant plusieurs associations de 3ème cycle de notre région (pôle CEC-LR) ; la poursuite de l'ADOCAM qui regroupe des mini-CV de docteurs de notre Académie en situation de recherche d'emploi, sont autant d'atouts que CONTACT a développés pour la valorisation de la formation doctorale.

Julien CASES


DEBAT SUR LA PROPOSITION DU CONTRAT DE THESE

Il est avant tout important de rappeler d'où vient et en quoi consiste le " Contrat de thèse " ou CdT : En avril 1995 était publié le rapport "Formation doctorale : enjeux, bilan et propositions", réalisé par un ensemble de doctorants et de chercheurs réunis à travers Internet sous le nom d'HotDocs. Après une analyse détaillée de la situation de la Formation Doctorale française, ces auteurs proposaient l'établissement d'un " Contrat de thèse " (1), qui éclaircirait le flou artistique existant au niveau du statut du doctorant.

Notre association CONTACT, au travers de ses membres, a contribué à la rédaction du rapport HotDocs, ainsi qu'à la mise en forme du CdT. Actuellement, le CdT diffusé découle donc du travail d'associations, lesquelles se sont ensuite regroupées en formant la CEC (2) (voir l'article " Création du pole CEC-LR ").

Il est important à ce stade de rappeler que le document appelé CdT, ainsi que ses notes explicatives ne constituent qu' une PROPOSITION. Le mot est important, puisque notre objectif est de susciter le débat et d'initier une réflexion de fond sur le statut du doctorant au sein de notre Université. En effet, bien souvent, les personnels titulaires et même certains doctorants pensent encore à tort que CONTACT souhaite l'application in extenso de ce document.

Ainsi, en janvier 1997, le groupe " politique étudiante " de notre association a effectué une présentation du CdT devant l'ancien Conseil Scientifique. Les réactions ont été mitigées, l'utilité même du CdT étant mise en doute. En effet, le CdT a été jugé " trop rigide " et inutile sur l'UM II du fait que les lacunes des Formations Doctorales évoquées pour justifier le CdT ne seraient, dans nos murs, que des "cas particuliers".

Pourtant, en tant qu'association de Doctorants et de jeunes Docteurs, nous sommes, depuis 1992, la mémoire vivante du vécu des Doctorants de l'UM II, et la multiplicité des témoignages qui nous sont relatés permet difficilement de croire qu'il s'agit uniquement de "cas particuliers".

Parmi les différents départements de notre université, les doctorants représentent entre 35 et 62% des personnels de Recherche. Le " capital humain " important, que constitue la population des Etudiants-Chercheurs ne peut donc pas être ignoré. Pourtant, qui peut aujourd'hui dresser un portrait exhaustif et transparent des points forts et des problèmes rencontrés dans les Formations Doctorales dépendantes de l'UM II ? La question reste posée ; pour apporter une réponse, nous proposons le CdT, qui constitue un outil permettant de combler ce manque, tout en contribuant à développer un statut du Doctorant".

C'est pour cet ensemble de raisons que les associations AJPM (Association des Jeunes Physiciens de Montpellier), ATHEMA (Association des thésards de l'Ecole des Mines d'Ales) et CONTACT (Association de Elèves et anciens Eleves-chercheurs des Ecoles Doctorales de Montpellier) ont organisé le 5 mai dernier, une réunion débat sur le thème du Contrat de thèse.

Etaient conviés, tous les membres bienfaiteurs de CONTACT, ainsi que les doctorants de l'Académie, appartenant ou non à une association.

Etaient finalement représentées les associations AJPM, ATHEMA, CONTACT, ADDEM (Association des Doctorants et Docteurs en Economie de Montpellier) et L'AMOUR-LR (l'Association des Moniteurs de l'Académie de Montpellier-Languedoc Roussillon). Un seul professeur responsable d'une Formation Doctorale et directeur d'un important laboratoire était présent et nous a largement fait profiter de son expérience, nous l'en remercions.

Ci-dessous, vous trouverez quelques points clés abordés au cours de cette réunion. L'objectif recherché étant l'initiation d'une réflexion entre tous les acteurs de la Formation Doctorale : Doctorants, directeurs de thèse, directeurs de Formation Doctorale et d'Ecole Doctorale, Directeurs de Laboratoire et tout ceux qui se sentent concernés ! !

Beaucoup de thèses se déroulent sans encombre, mais chacun de nous, Doctorant, Chercheur et Enseignant-Chercheurs, connaît dans son environnement des " cas " où " ça se passe mal "....Faut-il les ignorer, de peur de remettre en cause un " système universitaire " resté depuis trop longtemps inchangé ?

Voici quelques pistes pour votre réflexion :

Le financement du Doctorant :

Le Doctorant a une double casquette d'Etudiant, mais aussi de Chercheur, il effectue donc un travail, et produit des " richesses " sous forme d'un Savoir. Des directeurs de laboratoire nous précisent qu'ils prennent toujours des Doctorants avec un financement de type Allocation de Recherche ; alors, dans ce cas, pourquoi tous les doctorants de l'UM II ne sont-ils pas financés ?

Certains en appellent à la liberté d'accéder au Savoir, c'est d'ailleurs un droit que nous évoquions dans le journal n°14. Mais ne faut-il pas malgré tout "tendre" vers un financement total et de ce fait pouvoir connaître précisément le nombre et la répartition des thèses non financées ?

Certains "crient au loup" en prévoyant des suppressions massives de laboratoires, si des statistiques trop détaillées sur les taux de financement étaient produites. Cela revient à poser la question suivante :

Si le choix doit être fait, mieux vaut-il plus de laboratoires ayant un taux de thèses non financées totalement inconnu et incontrôlé ou moins de laboratoires dont chacun sait que les doctorants qui s'y trouvent sont financés au minimum de l'allocation de Recherche ?

Par ailleurs, n'accepter que des Doctorants financés reviendrait à en exclure d'autres (parfois 80% selon les filières!), sur des critères uniquement pécuniers. Ce problème est donc complexe et ne peut être solutionné que par une concertation de tous les acteurs de la Formation Doctorale. C'est notre volonté.

L'encadrement scientifique du Doctorant :

En décidant d'accueillir un Doctorant, le directeur du laboratoire, prend la responsabilité de fournir les conditions d'environnement matériel et d'encadrement scientifiques nécessaires pour réaliser un bon travail de Recherche et pour que la thèse soutenue soit de bonne qualité. Bien sûr, le Doctorant reste l'acteur principal (et peut aussi perturber le bon déroulement de sa thèse !), mais l'encadrement scientifique peut-il être de qualité lorsqu'un Directeur de thèse " encadre " plus de 3 ou 4 Etudiants-Chercheurs ? Pour certains, ça reste possible, mais ne faut-il pas définir une limite ? Sur l'UM II, le taux d'encadrement serait de 1, 5, mais est-ce le rapport des doctorants par rapport aux HDR (Habilités à Diriger les Recherches) ou plus simplement par rapport aux Docteurs titulaires ?

Lors de notre réunion, le nombre maximal de 2 doctorants par encadrant a été accepté de tous. Cependant les règles d'encadrement du thésard sont floues, il faut redéfinir l'utilité de chacun, car bien souvent c'est uniquement la présence d'un directeur de thèse officieux qui permet à la thèse de se dérouler correctement. En sciences Economiques, le " poids " du Prof se mesure au nombre de " ses " doctorants...Dans ces laboratoires, le mandarinat à encore de beaux jours devant lui, tant que des règles ne seront pas définies...et respectées !

La résolution des conflits :

Même si chacun des acteurs de la Formation Doctorale peut-être considéré comme de bonne volonté, il existe des conflits qui ne trouveront pas de solution, soit parce que le doctorant s'enferme dans une logique de persécution, soit du fait du directeur de thèse ou du Responsable de laboratoire. Ces derniers ont de multiples moyens de faire pression sur le doctorant, la conséquence étant bien souvent un statu quo malsain. Une des propositions du CdT est un recours possible à un médiateur au moment où un tel problème survient. Certains pourraient assimiler cela à de l'assistanat, pourtant, en situation de conflit, les rapports de forces existants ne permettent pas toujours aux doctorants de faire respecter leurs droits les plus basiques.

Le rôle des directeurs de Formation Doctorale et d'Ecoles Doctorales :

Ce sont eux qui voient passer les dossiers d'inscription en thèse et qui peuvent mettre un veto par exemple pour une thèse non financée, ou un dépassement de nombre de doctorants par encadrant...en théorie, car c'est compter sans les inévitables "rapports de force entre les personnes"...De nombreux acteurs de la Formation Doctorale abondent dans ce sens, mais rien ne se fera sans une réelle motivation de chacun.

Le suivi des Formations Doctorales :

L'établissement de statistiques claires est nécessaire pour une meilleure connaissance des débouchés des Docteurs et permet aussi d'identifier les "cas pathologiques" concernant l'encadrement, le financement et tous les autres problèmes pouvant survenir dans une Formation Doctorale. Mais ça permet aussi de mettre en avant des Formations Doctorales particulièrement exemplaires !

Certains craignent que l'établissement des statistiques soit utilisé par le Ministère pour " couper les vivres " (donc les allocations de Recherches) de certaines Formations Doctorales produisant des chômeurs.... C'est déjà le cas, mais à un niveau plus général ! Nous sommes en droit de demander à ces personnes qu'elle est leur définition du doctorant : est-ce une " Main d' uvre jetable ", un " Producteur de publications " ou un " Collègue Chercheur " ?

Pour conclure, rappelons, que même si les situations décrites ci-dessus ne sont pas généralisables sur l'UM II, derrière chaque point évoqué, se cache un conflit potentiel. Il ne faut pas craindre d'évoquer les problèmes (au même titre que les points positifs !) rencontrés au cours de la Formation Doctorale. Notre Université comporte beaucoup de gens de bonne volonté, tant parmi les doctorants que parmi les Chercheurs et Enseignants Chercheurs....Seul le dialogue nous permettra d'avancer vers une amélioration de la Formation Doctorale et le développement d'un statut du doctorant (actuellement inexistant). Des nombreuses Université et Organismes ont déjà franchis le pas (3)....Ne restons pas à la traîne!

(1) http://www.irisa.fr/adoc/Guilde/CdT/Sommaire.html

(2) http ://poppea.polytechnique.fr/cec/

(3) http://www.irisa.fr/adoc/Guilde/CdT/existant.html

Richard GALLOIS (Elu CONTACT au CS de l'Université Montpellier II)


DOCTORIALES® : UNE PREMIERE SUR MONTPELLIER, ET DEJA UN GRAND SUCCES

Seulement 20% des membres du "corps" des doctorants et docteurs valoriseront leur thèse dans l'enseignement supérieur ou dans les établissements publics de recherche. Qu'à cela ne tienne! Ne sombrons pas dans le pessimisme et le désarroi augurés par un tel chiffre. En effet, le baromètre moral des troupes (une soixantaine de doctorants) est remonté le 30 mai dernier, à l'issue de leur participation aux "Olympiades" des doctorants, officiellement baptisées Doctoriales®. Celles-ci marquent les premiers jalons de la longue course vers le premier emploi après la thèse.

Plus précisément, cette appellation désigne des stages de sensibilisation au monde de l'entreprise et à la place que peuvent y prendre les docteurs.

Ces stages ont pour objectif de valoriser les compétences, les savoirs faire acquis lors de la formation par la recherche. Véritable prise de conscience et « choc » psychologique, les Doctoriales® sont l'occasion d'une réflexion poussée sur le projet personnel et professionnel dans l'entreprise comme dans l'université ( car ce séminaire profitant également à tous ceux qui visent une carrière dans l'enseignement ou la recherche).

Du 25 au 30 mai, des Doctoriales® se sont tenues pour la première fois en Languedoc-Roussillon. Sur proposition du Professeur Louis Thaler (directeur de l'École doctorale Biologie des Systèmes Intégrés) et en réponse à l'appel d'offres lancé par la Direction Générale de l'Industrie et de la Recherche, cinq écoles doctorales de Montpellier ont pu participer aux Doctoriales®. Ce séminaire organisé par Marc Puygrenier (Responsable de la Valorisation et de la technologie pour Agropolis) , magistralement assisté de Fabien boulier et Laurence Monin, répondait également aux besoins émanant des diverses associations de doctorants comme CONTACT, l'ADDEM et ATHEMA. Accueillis au VVF de la Grande Motte (qui porte bien mal son nom pour l'occasion), 61 doctorants, majoritairement en seconde année de thèse, d'horizons disciplinaires différents (Écoles Doctorales Scientifiques y compris Sciences Économiques) ont pu se rencontrer, échanger et travailler sur leurs perspectives de carrière.

Les cinq temps forts des Doctoriales®, s'articulent autour des points suivants : découverte de l'entreprise et de ses acteurs (son fonctionnement et son environnement, appuyée par des visites d'entreprise ), le projet professionnel et personnel (les métiers, les compétences, l'individu), le projet d'innovation, le monde de l'économie et le marché de l'emploi, enfin l'évaluation de l'individu et des Doctoriales. Selon la plupart des participants, le laurier du « temps le plus fort » est décerné au projet innovant pour les capacités créatives et les synergies de groupe qu'il a permis de révéler ou de confirmer.

A programme chargé, emploi du temps très volumineux (nous tairons ici le nombre d'heures de travail journalières pour ne pas décourager les futurs doctoralien(nes)). La journée type du doctoralien commence par une présentation d'un des thèmes précédents en séance plénière, suivie d'applications et de discussion en groupe pluri-disciplinaire (7-8 personnes). La soirée, quant à elle, est généralement consacrée à la restitution en plénière du travail réalisé en petit collectif. Derrière cette organisation carrée, une grande place est octroyée aux échanges (de tous ordres, il faut bien le signaler !) entre participants, avec les DRH, les dirigeants de sociétés ou les docteurs créateurs d'entreprise.

Soulignons également l'éffort de communication fournis à travers les exercices de présentation des posters, des entreprises visitées ou encore du projet innovant, ce dernier étant exposé devant un jury composé des représentants de représentants de l'ANVAR, du DRIRE et de la CRCI pour n'en citer que quelques uns. Enfin, nous serions incomplets si nous n'évoquions pas le dîner officiel et la soirée de Gala durant lesquels les récompenses pour les projets innovants ont été décernées (nous n'évoquerons pas ici l'après dîner officiel, quand l'ambiance de fête a pris le pas sur le travail...). Tout ceci s'est déroulé sous l'oeil vigilant ou plutôt la caméra de l'équipe SUFCO de l'Université Paul Valéry.

Maintenant que vous savez ce que sont les doctoriales, nous allons vous  présenter ce qu'elles ont pû nous apporter sur un plan individuel et collectif. Il faut bien comprendre que nous avons passé cinq jours en immersion totale (dans un VVF, à la Grande Motte par grand soleil, mais sans pouvoir en profiter-une vraie torture ! ! !) à réfléchir sur ce que nous sommes en termes d'atouts et de faiblesses, et quelle place nous pourrions occuper dans l'entreprise. A cette issu, les Doctorants provenant de formations appartenant aux sciences dites dures et expérimentales ont fini par démystifier l'entreprise après une visite de groupe .

Suite à un entretien avec des responsables des entreprises visitées, nous avons pu satisfaire notre curiosité et pallier à notre méconnaissance du monde de l'industrie en posant une multitude de questions. De retour à la base, nous avons dû retranscrire, à l'ensemble de nos camarades, ce que nous avions cru comprendre du fonctionnement de la « boite » visitée.

En clair le travail de groupe s'avère difficile à gérer mais il est très productif. Toute cette entrée en matière pour insister sur un point  essentiel : le travail d'équipe et la dynamique qui en résulte. Dans nos laboratoires, nous travaillons en fait souvent très seuls. Nous gérons notre recherche sans interaction véritable avec les autres membres du laboratoire. Or dans le cadre de ces Doctoriales®, il nous a bien fallu mettre de côté notre indépendance pour nous adapter au groupe. L'effort de communication fut permanent pour chacun d'entre nous.

Les « personnes ressources » nous bien guidés tout au long de cette remise en question et de ce repositionnement au sein de la société (nous ne sommes pas des étudiants mais des salariés en contrat à durée déterminée de trois ans). A la fin de la semaine, même les plus sceptiques étaient motivés pour mettre en oeuvre leur projet professionnel. Nous espérons maintenant garder ce souffle pour tout tenter afin de créer notre place au soleil que ce soit dans le public ou dans le privé. L'échange entre stagiaires fut tellement positif que nous essayons de garder le contact par l'intermédiaire du mail biensûr, mais aussi d'apéros et de réunion de travail où chacun pourra exposer sa progression dans la mise en place de son réseau et de son projet professionnel. Nous sommes prêts à partager nos informations pour optimiser nos chances d'entrer en contact avec le ou les personnes qui nous donnerons la bonne information au bon moment pour ce premier emploi (ou plus exactement le second) tellement espéré.

En fin de semaine, chaque groupe de travail a fait le bilan de ces doctoriales et plusieurs propositions ont été faites pour améliorer encore cette formidable initiative que sont les doctoriales :

Toute cette prose pour dire à toutes et à tous de participer dès que possible aux Doctoriales® d'automne qui auront lieu du 16 au 21 novembre 1997.

Florence et Karine


Les Ecoles doctorales de l'Académie de Montpellier et le Pôle Universitaire Européen organisent la  DOCTORIALE® D'AUTOMNE

Mèze, 16 - 21 novembre 1997

Devant le vif intérêt manifesté par les 61 doctorants qui ont participé à la première Doctoriale® organisée en mai, et la satisfaction qu'ils en ont retirée, une nouvelle Doctoriale® sera organisée à l'automne par le Pôle Universitaire Européen.

Conçue sous la forme d'un séminaire résidentiel d'une semaine, la Doctoriale® d'automne est ouverte aux doctorants de l'ensemble des Écoles Doctorales de l'académie de Montpellier. Elle se déroulera du 16 au 21 novembre 1997, au Village Club Thalassa de Mèze. Ce stage gratuit s'adresse en priorité aux doctorants commençant leur deuxième année de thèse, quelque soit leur projet professionnel au terme de leur thèse : intégrer une entreprise, s'orienter vers l'enseignement supérieur, ou poursuivre une activité de recherche dans un organisme public. Afin de satisfaire le plus grand nombre de demandes, 80 places seront ouvertes.

Des séances d'information seront organisées début juillet, dont les dates vous seront communiquées par affichage dans vos Laboratoires. Restez attentifs!! CONTACT pour sa part se tient à votre disposition pour vous fournir toute information utile.


JOURNEE D'ETUDE SUR LA FORMATION DES DOCTEURS EN SCIENCES (ORGANISEE PAR L'ANDES)

Les présentations et les discussions ont été axées sur le contenu des formations proposées lors de nos 3 voire 4 années de thèse en France et dans d'autres Pays, et sur la perception de cette formation par le monde industriel (P.M.E. et grandes sociétés). Nous vous proposons de résumer  et de présenter les éléments marquant de cette journée.

Synthèse des interventions des représentants d'association: Différents représentants de la CEC mais aussi d'associations régionales nous ont rapporté les éléments suivants:

Les postes occupés par les docteurs différant d'une entreprise à une autre, il est tout de même à noter que des missions dans le domaine  de l'étude des procédés, l'ingénierie, les relations avec les clients sont des missions qui sont de plus en plus confiées à des docteurs.

Il faut tout de même signaler une préférence +/- significative des docteurs-ingénieurs par rapport aux docteurs purement universitaires. Pour étayer ce propos, M. Nicolle (CEA) nous a communiqué les chiffres concernant l'insertion professionnelle de leurs docteurs à la sortie du doctorat (en moyenne, les doctorants recrutés au CEA sont 50% universitaires et 50% ingénieurs).

Après un doctorat effectué au CEA Pour 100 docteurs purement universitaires Pour 100 docteurs ayant un diplôme d'ingénieur Entreprise (CDD, CDI) 20 34 CEA (CDI) 21 28 Post-doc 18 11

L'une des explications plausibles qui peut être donnée pour expliquer le faible taux de docteurs en entreprise est le recrutement endogamique d'une grande majorité des entreprises. De même, il nous a été confirmé que le relationnel et la recommandation jouaient un rôle important dans le recrutement de cadres.

Synthèse d'intervenants universitaires

Deux intervenants étrangers ont présenté des systèmes qui ont été mis en application d'une part à Varsovie (M. Zagorski) et d'autre part à Anvers (M Verbeure). Avant de présenter succinctement l'originalité de ces 2 modèles, il faut tout de même signaler que dans ces pays n'existe pas la dualité Ecole d'ingénieurs/Université.

Formation doctorale de l'institut Biologie Moléculaire (BM) de Varsovie Elle se démarque de par les 3 points suivants :

Formation doctorale à l'université d'Anvers

Le problème d'insertion des docteurs était préoccupant, 5 ans auparavant. Maintenant, depuis la mise en place du nouveau système, le docteur sortant de l'université trouve du travail en moyenne en 3 mois. Il faut aussi savoir que dans le modèle développé, le DEA et la thèse sont regroupés et constituent la formation doctorale. La typicité de cette formation peut être résumée ainsi :

Conclusion :

Toutes les idées rejoignent d'une part le combat permanent de CONTACT pour défendre le doctorant et faire ainsi reconnaître son statut (CdT avec le pôle CEC-LR) et d'autre part développer des projets pour faciliter l'insertion professionnelle des Docteurs (ADOCAM et l'Opération Jeunes Docteurs en Entreprise).

Vus les débouchés actuels et les difficultés rencontrées par les docteurs pour se vendre, il est indispensable d'être sensibilisé au monde de l'entreprise AVANT d'être sur le marché du travail. Les Doctoriales® constituent un premier pas mais seulement 20 % des doctorants pourront en profiter. A ce propos, il est à signaler dans certaines universités, un désistement non négligeable des doctorants préalablement inscrits.

Désistements qui ne seraient pas toujours liés malheureusement à une volonté de ces derniers. Pourtant, étant donnée la concurrence actuelle,  il est indispensable que le directeur de thèse ou du laboratoire s'implique dans l'insertion professionnelle de ses étudiants (voir article sur les Doctoriales®).

Un docteur en Belgique accède à des fonctions variées de l'entreprise. Si cette formation est en adéquation avec les besoins de l'entreprise en Belgique, pourquoi ne le serait-elle pas en France ou pourquoi ne pourrait-elle pas le devenir ? Il est vrai qu'en France, il existe une dualité entre les Ecoles d'ingénieurs et l'Université. Si l'on regarde bien, les différences notables se situent au niveau des formations complémentaires et d'un effort de communication pour faire connaître les formations doctorales. Il ne faut pas s'avouer vaincu d'avance, un changement d'optique de l'université est indispensable et reprendre quelques idées développées dans certaines universités étrangères (dont certaines ne paraissent pas irréalisables aussi bien sur le plan technique qu'économique) serait un bon élément de départ pour la valorisation des études universitaires.

Jean-Luc


ADOCAM 97/98 (Annuaire de mini-Cv des DOCteurs de l'Académie de Montpellier)

Lettre aux docteurs et doctorants souhaitant paraître dans la nouvelle édition

Salut à toi,

"CONTACT", ton association a mis en place en 1996 le projet "ADOCAM". Même si cela a été laborieux, nous pouvons affirmer aujourd'hui que ce projet sera maintenu et développé dans les années à venir. En effet, ce projet a été très bien perçu par les instances dirigeantes de l'Université et nos différents partenaires. Finalement, 3000 annuaires ont été édités et diffusés sur le plan national auprès d'entreprises et de cabinets de recrutement. Au niveau des retombées directes de la diffusion de l'ADOCAM, des résultats encourageants sont à signaler comme l'envoi de CV complets, la réception d'offres d'emplois, des convocations pour des entretiens.

En 1997, nous nous proposons de poursuivre la pérennisation de l'ADOCAM en apportant quelques améliorations avec d'une part, suite à des remarques de recruteurs, l'ajout d'informations complémentaires dans le mini-CV (cf. maquette ci-jointe), l'insertion d'encart publicitaire ou de logo de nos partenaires dans l'annuaire et d'autre part nous allons donner la possibilité à tout docteur qui le souhaite d'héberger son CV sur notre serveur.

Amicalement

CONTACT, Le Groupe "Insertion professionnelle"

Conditions d'inscription :

Critères : Tout Docteur en recherche en d'emploi, ou en situation précaire (ATER, Post-doc, CDD...) et tout doctorant en fin de thèse dont la soutenance est prévue avant juillet 98 peuvent s'inscrire à l'ADOCAM. Pour tous cas particuliers, contacte-nous directement.

Modalité :

1- Remplir la fiche d'inscription sur notre serveur en respectant scrupuleusement les consignes, ceci afin de nous faciliter le traitement .

Si tu as des difficultées pour remplir la fiche et/ou pour utiliser le réseau internet, contacte-nous ou le plus simple : passe au local de CONTACT pendant les heures de permanence. Si tu es extérieur à Montpellier, transmets-nous les éléments du dossiers via le courrier.

2- Passe à notre local pour nous apporter ton CV papier (format classique, 2 pages recto) pour archivage, accompagné d'un chèque de 50 Frs correspondant à une participation aux frais de fonctionnement (possibilité de nous faire parvenir ces données par courrier)

Date limite d'inscription : 11 juillet 1997