Sommaire

1 - Édito
2 - Les P'tits Déj-Entreprise de Contact : un pari réussi !
3 - Le 5ème Carrefour des Biotechnologies

4 - Elections aux Conseils Centraux de l'UM II
5 - De nouveaux contrats de moniteurs pour 2002
6 - Vers une répartition plus égalitaire des vacations d'enseignement
7 - Sur un autre mode de financement
8 - Le Don de Moelle Osseuse
9 - Brèves

 

Édito

    C'est l'printemps ! Et avec lui le nouveau bureau de l'asso Il faut donc que, fidèle à la coutume, le président signe son petit édito.
    Décrire l'association... C'est au départ ce que j'avais envisagé de faire dans cet édito. Mais comment la décrire au mieux, dans la multiplicité des activités qu'elle développe ? La simple énumération de ces activités peut donner une idée globale de nos orientations, mais elle risque d'être quelque peu rébarbative Et puis, désormais, toutes ces informations sont disponibles sur notre nouveau site web (j'en profite d'ailleurs pour tirer mon chapeau à notre webmaster Alexandre). Je pourrais aussi parler des personnes qui constituent le moteur de l'association, les "Actifs" (principalement des doctorants, mais également des docteurs déjà installés dans la vie professionnelle ainsi que des permanents). Mais l'association, en tant que tout, représente assurément bien plus que la simple somme des unités qui la constituent. Le credo, peut-être: améliorer la préparation des doctorants à leur future insertion professionnelle, qu'elle soit académique ou extra-académique (n'oublions pas que bon nombre d'entre-nous ne poursuivra pas sa carrière dans le giron douillet de l'université ou des centres de recherche publics). C'est peut-être là la meilleure définition, la plus synthétique Mais comme toute synthèse, elle est forcément restrictive.
   Tout compte fait, la meilleure façon pour vous de savoir ce qu'est Contact, c'est encore de nous Contacter,
par téléphone au 04 67 14 48 16 ou par mail à actifs@contact.asso.fr, nous avons besoin de vous pour vous servir au mieux !

Guillaume Bertault
presidence@contact.asso.fr

 

Les P'tits Déj-Entreprise de Contact : un pari réussi !

   Au départ, un projet : comment permettre aux doctorants de se pencher sérieusement sur la possibilité d'un avenir dans le privé ? Il n'est pas évident de construire un projet professionnel pendant sa thèse : confinés dans leur sphère universitaire, les thésards manquent de temps, d'encouragements et bien souvent d'interlocuteurs pertinents Les rendez-vous que nous proposons chaque mois permettent, autour d'un petit-déjeuner, de recueillir des conseils de professionnels, des témoignages et d'assister à des débats sur le thème du jour. Cette formule, qui s'adresse aux doctorants de toutes formations, se veut avant tout conviviale et interactive : table ronde, viennoiseries et interventions spontanées du public font beaucoup pour l'ambiance !
   Ces P'tits Déj ont très vite trouvé leur public et semblent répondre à une réelle attente : l'objectif d'une trentaine d'inscriptions par séance est largement dépassé. Quelques exemples de questions auxquelles nos invités ont apporté d'intéressantes réponses :
" Comment les doctorants sont-ils perçus par les entreprises ? "
" Quels sont les atouts qui peuvent faire la différence lors d'une recherche d'emploi ? "
" Quelles formations parallèles ou quelles activités peut-on faire pour développer ses compétences hors de son domaine de thèse ? "
" Quelles sont les incontournables évolutions de carrière auxquelles doit s'attendre un docteur embauché dans le privé ? "
" Qu'est ce que le " transfert de technologie " ?
À qui s'adresser pour créer son entreprise ? ".etc, etc
   Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter les comptes-rendus disponibles sur le site http://www.contact.asso.fr/ptidej.

   La quatrième édition des P'tits Déj-Entreprise est prévue pour le jeudi 7 juin à la cafétéria du RU Vert Bois autour du thème " Le recrutement ". Si vous souhaitez vous inscrire ou vous informer, une adresse email est à votre disposition : ptitdej_contact@egroups.fr

Lara Joubert
lara.joubert@contact.asso.fr

 

Le 5ème Carrefour des Biotechnologies

   Le 5ème Carrefour des Biotechnologies se tiendra à Nîmes les 13, 14 et 15 Novembre prochains. Mise en place à l'initiative du Ministère de la Recherche et de la Technologie, cette manifestation est organisée par le CEEI (Centre Européen d'Entreprise et d'Innovation) de Nîmes en partenariat avec les entreprises, organismes et Universités de recherche régionaux, et l'association Contact. Ce Carrefour est l'occasion pour l'ensemble des acteurs et diplômés du monde des biotechnologies de faire le point sur les perspectives et les métiers de ce secteur. Le but de cet évènement est de favoriser les rencontres entre industriels, étudiants et jeunes diplômés (surtout de niveau Bac+5 à Bac +8) et de valoriser les compétences régionales au travers de journées portes-ouvertes, de conférences, de table-rondes, d'ateliers et d'expositions. Des entreprises telles Sanofi, Expansia, Schering, Proteus, Syntem, etc, seront présentes sur le site ainsi que des organismes de recherche régionaux (CHU de Nîmes, CEA-Valrho, Inserm, UM-II, CIRAD, etc). La présence de nombreuses entreprises est garantie par la tenue, dans le même temps et en mêmes lieux, de l'assemblée générale des sociétés françaises de biotechnologie, France-Biotech. L'APEC, l'ANPE, la cité des métiers, le CREUFOP et l'association Contact animeront des stands de connaissance de l'entreprise. Ce 5ème Carrefour sera axé principalement sur l'essor des métiers pluridisciplinaires qui associent la Biologie à d'autres spécialités notamment l'électronique, la finance, le droit, etc. Les métiers de la recherche en biotechnologie dans l'entreprise seront aussi présentés.
   Comment se former en fonction des besoins des entreprises ? Pour quels métiers ? Quelles fonctions ? Quelles entreprises ? Telles sont les principales questions que tentera de résoudre le 5ème Carrefour des Biotechnologies grâce à de nombreux témoignages et dialogues entre professionnels, étudiants et jeunes diplômés. Si vous souhaitez vous investir dans l'organisation et la promotion du 5ième Carrefour des Biotechnologies, veuillez contacter l'association Contact dès à présent.

Florence Charles
florence.charles@contact.asso.fr

 

Élections aux Conseils Centraux de l'UM II

   Le 27 février 2001 ont eu lieu les élections aux trois conseils centraux de l'Université Montpellier II : Conseil d'Administration (CA), Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) et Conseil Scientifique (CS). L'association Contact soutenait les listes portées par la FASM (Fédération des Associations Scientifiques de Montpellier) au CA et au CEVU, et présentait sa propre liste au CS. La FASM a obtenu 13 sièges (6 au CA et 7 au CEVU) et Contact en a obtenu 1 au CS.
   Le CA détermine la politique de l'Université, vote le budget et approuve les comptes. Il fixe la répartition des emplois attribués par les ministères et approuve les accords et conventions signés par le président. Le CEVU propose au CA les orientations des enseignements de formation initiale et continue, ainsi que les projets de nouvelles filières. Il est garant des libertés politiques et syndicales étudiantes. Il prépare les mesures pour l'orientation des étudiants, la validation des acquis, leur entrée dans la vie active et les activités extra-enseignements. Le CS propose au CA les orientations des politiques de recherche, de documentation scientifique et technique, ainsi que la répartition des crédits de recherche. Il assure la liaison entre l'enseignement et la recherche, notamment dans le 3ème cycle.
   Après avoir choisi une personnalité extérieure au sein de chaque conseil, les membres en exercice ont élu le vice-président à la majorité absolue: Jacques Bonnafé a obtenu la majorité au CA ; Jean-Louis Cuq a été élu au CS ; et au CEVU, le résultat, très serré entre Monique Vianey Liaud et Pierre Merle, a été en faveur de ce dernier.
   Au CS, les élus étudiants 3ème cycle sont au nombre de 4 (doctorant 1ère ou 2ème année) :
- Christelle Pommié, de la liste Contact. cpommie@contact.asso.fr
- Emmanuelle Juan et Damien Marchand, de la liste étudiants.com (Ecole de Chimie). juan@univ-montp2.fr, dmarchand@univ-montp2.fr
- Frédéric Souchon, de la liste Unef- fsouchon@caramail.com

   Si vous souhaitez rapidement entrer en relation avec vos représentants au Conseil Scientifique, veuillez vous adresser à l'association Contact dès à présent.

Christelle Pommié
cpommie@contact.asso.fr

 

De nouveaux contrats de moniteurs pour 2002

   Des représentants de la CEC (confédération des étudiants-chercheurs), association nationale fédérant l'ensemble des associations locales de doctorants, ont rencontré le 28/03/01 des représentants du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, A.Reboul (DRT) et Y. FAU (bureau des AR (allocations de recherche)) ainsi que B. Monthubert (chargé de mission auprès de la MSU (mission scientifique universitaire). Au programme figurait le projet de refonte du statut de moniteur pour la rentrée 2002. Il est en effet prévu d'insérer le monitorat dans un projet professionnel, afin de permettre aux doctorants de s'ouvrir à autre chose que leur sujet de thèse, si possible en favorisant la mobilité et l'approche vers l'entreprise. Les orientations envisagées sont au nombre de 4 : 1/enseignement, 2/entreprise, 3/administration, 4/ associations (en rapport avec l'innovation et le transfert de technologie)

   Il est avant tout important de savoir qu'un choix engage sur trois ans et qu'il doit être fait à la sortie du DEA (!). Sur le principe, il est à noter que le ministère accepterait dès 2002 que les non-allocataires puissent tous bénéficier d'un monitorat. Cependant, seuls les doctorants financés en seraient bénéficiaires, il n'est donc pas question de transformer le monitorat en financement au rabais (rq : les textes actuels permettent déjà à un non-allocataire de bénéficier d'un monitorat, mais à condition qu'il bénéficie d'un financement équivalant à l'AR (BDI, région, ), hors CIFRE (cas d'environ 100 doctorants cette année). Le ministère propose de laisser cela tel quel.
   Pour 2002, il est prévu autant de monitorats (4000) que d'allocataires (à peu de chose près). Ces monitorats seront proposés, libre à l'allocataire de l'accepter ou pas. Deux contrats seraient cependant maintenus (plutôt que refondre les deux en un seul).

1/ Enseignement : Ce type de monitorat garde sa forme initiale. Il est envisagé d'assouplir les règles d'attribution des enseignements en premier et second ou cycle, ce dernier ne devant pas rester exceptionnel. Il y aurait suffisamment d'heures complémentaires récupérables pour donner des enseignements aux 4000 allocataires s'ils le demandent (à voir...). Il reste à espérer que les CIES et les ED pourront bien gérer l'augmentation future et très probable du nombre de ces moniteurs dans l'enseignement.

2/Entreprise : Ce type de monitorat sera orienté dans le sens d'un " monitorat d'initiation à l'entreprise ", accessible sur la base du volontariat, pas question de l'imposer dans le monitorat 1/. Il s'étalera sur une période globale de 4-6 mois sur trois ans, ce qui serait équivalent à une charge de monitorat normale. Le financement : 50/50 entre état (ministère pas encore défini, paiement par tranches) et entreprise pour un montant fixe, c'est-à-dire 2200FF/mois. Il est bien entendu que le financement par l'entreprise laisse sous-entendre que le doctorant a des compétences intéressantes pour elle, le sujet devant avoir un rapport assez proche avec le sujet de thèse.

3/ Administration : entièrement financé par l'état. Ex : outils informatiques (mise en place d'une base de données, d'un réseau intranet, ), implication dans la vie universitaire, étude de sociologie de l'urbanisation, mémoire sur l'historique d'une entreprise ou dune collectivité locale, réflexion sur l'organisation du travail dans l'entreprise (dans le cadre de la RTT (réduction du temps de travail (35h)) par exemple), traitement statistique, (ex. collaboration au rapport sur les études doctorales). Les tâches proposées correspondront à un travail ponctuel, non inscrit dans la durée.

   Le prochain épisode de ces rencontres qui se tiendront le 3/05/01 portera sur le thème " suivi et évaluation ", auxquels devraient participer cette fois les directeurs d'ED et de CIES.

Myriam Djebaïli
djebaili@contact.asso.fr

 

Vers une répartition plus égalitaire des vacations d'enseignement

   Malgré l'orientation que le Ministère de la Recherche semble donner vers une augmentation des monitorats (voir l'article de Myriam Djebaïli dans ce journal), nombreux sont encore les doctorants pour lesquels la seule possibilité de donner des enseignements dans le supérieur (outre le bénévolat) reste la vacation. Or, une expérience dans l'enseignement est indispensable si l'on veut avoir une chance aux concours de Maître de Conférence.
   Le mode de distribution de ces enseignements au "coup par coup" s'effectue généralement par le bouche-à-oreille et le "relationnel". Pour rendre plus équitable la répartition des vacations, le Département d'Enseignement Biologie-Ecologie de l'Université Montpellier II a mis en place, à l'initiative d'Isabelle Olivieri, dès le deuxième semestre de l'année universitaire 2000-2001, un mode d'attribution "sur dossier". Il a été demandé à tous les doctorants désireux d'effectuer des vacations d'enseignement un CV mentionnant :
- leur expérience éventuelle en enseignement (dans quelles matières, à quel niveau, combien d'heures, avec quel statut, etc.),
- les matières qu'ils pensent pouvoir enseigner, et leurs préférences éventuelles,
- leur cursus universitaire, leurs diplômes, leur classement au DEA,
- leur statut actuel (avec l'année de thèse),
- leur salaire net mensuel (ceci afin de favoriser ceux qui ont le plus de problèmes financiers),
- leur sujet de thèse, et l'état d'avancement de la thèse.

   Le but de cette collecte d'informations est d'allouer les heures de vacations selon des critères simples d'équité : entraient principalement en ligne de compte :
- la quantité d'enseignements déjà réalisée (par exemple, si certains étudiants en cours de thèse avaient déjà réalisé plusieurs dizaines d'heures, tandis que d'autres, en dernière année, n'avaient encore jamais enseigné, ces derniers étaient favorisés),
- les préférences en termes de matières d'enseignements (les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, d'autant plus que, dans ce cas, on pouvait penser qu'ils étaient liés aux compétences),
- l'expérience dans les matières, liée à une charge de préparation allégée et à un travail pas trop lourd de la part des enseignants statutaires.

   À partir des candidatures ainsi déclarées, les vacations ont été réparties au mieux, avec des charges généralement comprises entre 20 et 40 heures (bien que des charges inférieures à 20 heures aient également été distribuées, à la demande des doctorants).

   Le bilan de cette nouvelle méthode d'attribution des vacations d'enseignement est clair : plus de "passe-droit" parce que l'on est dans le bon labo ou que l'on connaît des enseignants, mais une attribution juste aux étudiants motivés, en fonction de leurs demandes et de leurs besoins. À titre d'exemple, des heures de vacation ont été attribuées cette année à des étudiants faisant leur thèse à l'ENSAM-INRA, totalement inconnus du Département...
   Souhaitons que cet exemple soit suivi et que les mêmes chances soient données aux doctorants dépendant des autres départements d'enseignement.

Guillaume Bertault
presidence@contact.asso.fr

 

Sur un autre mode de financement

   Certains doctorants se voient octroyer la possibilité de choisir leur mode de financement (bourse du ministère, de la région, de la CEE ou industrielle: BDI, CIFRE) mais la grande majorité ne choisit pas et accepte la première (unique ?) proposition qui leur est faite. Enfin, un dernier groupe s'engage dans une thèse sans revenus surs et/ou suffisants. Le but de cet article est d'évoquer une solution supplémentaire tant financière que de valorisation du travail de thèse.

Voici donc succinctement l'histoire du financement de ma thèse :

    Je suis ingénieur diplômé et c'est au cours de mon stage de 3ème année que j'ai rencontré un industriel susceptible de financer ma thèse et d'en définir le sujet. Son unité "Recherche et Développement" développait un projet innovant en collaboration avec les chercheurs du CNRS dépositaires des brevets. Après restructurations au sein de l'entreprise, la poursuite du projet nécessitait, la création d'une jeune pousse (start-up) pour le développer. Cette étape s'étant avérée plus longue que prévu, j'ai effectué mon DEA puis patienté un an dans un laboratoire européen, avant d'être embauché par cette start-up en CDI et sous convention CIFRE. J'ai donc commencé ma thèse en région parisienne, lieu d'implantation de la société. Après quelques mois, il m'a fallu me rendre à l'évidence : le travail que l'on me demandait n'était pas un travail de recherche (mais plutôt de développement) et ne correspondait pas à mon sujet de thèse. Por ces raisons (et d'autres !), j'ai démissionné de mon poste d'ingénieur.
   Compte tenu du caractère extrêmement innovant du projet développé par la société, il figurait dans mon contrat de travail une clause de non-concurrence. Celle-ci stipulait que je ne pouvais continuer à travailler pour une entreprise exerçant ses activités dans le même domaine de compétence. En contrepartie, l'entreprise s'engageait à verser une indemnité forfaitaire tout au long de la validité de cette clause. De ce fait, son application n'arrangeait finalement aucune des deux parties, notamment parce que le travail que devait fournir le laboratoire m'incombait directement.
   La recherche d'un contour légal à cette situation a débouché sur un statut particulier, différent de toute convention usuelle. Je me suis inscrit auprès des différents organismes sociaux (URSSAF, CDI, CCI.) en tant que travailleur indépendant, puis j'ai signé un contrat de consultant auprès de l'entreprise. Mes honoraires me sont versés chaque mois à réception des rapport et facture de prestation de services. À titre d'indication, la facturation de mes travaux se fait sur la base de quatre journées travaillées par mois à raison d'environ 2000 francs HT la journée. Ma part du contrat consiste alors à leur faire parvenir chaque mois un rapport d'avancement de mes travaux et à les présenter au sein de l'entreprise environ une fois par trimestre.
   Si ce statut permet de me financer, il ne prend pas en charge les dépenses courantes de recherche (expérimentation, déplacements). Notons que la start-up et mon laboratoire sont liés par une convention nommée "saut technologique" qui permet à l'entreprise de recevoir une aide de l'état, et au laboratoire une aide de l'entreprise. Cette convention permet de pallier ce problème qui pourrait être extrêmement limitatif sinon insurmontable pour quelqu'un qui voudrait s'engager dans un tel mode de fonctionnement.
   Ainsi, l'axe de mon travail de thèse est décidé par le laboratoire et non l'entreprise, mais reste centré autour de cette technologie. Cette situation peut paraître financièrement fragile du fait des lourdes charges sociales qui incombent aux travailleurs indépendants, mais l'inscription à l'Université permet de bénéficier du régime étudiant de la sécurité sociale (si vous avez moins de 28 ans) ce qui enlève une part importante de ces charges. Le fait est qu'on n'en manque jamais !! Je me plais également à penser que la rédaction de rapports mensuels (entre quatre et dix pages selon les travaux) me permettra d'appréhender celle de ma thèse plus sereinement. De plus, ce système de vente de l'avancée de ses travaux au secteur privé permet de donner une dimension "industrielle" ou "industrialisable" aux recherches. Enfin, acquérir le statut de travailleur indépendant peut faciliter grandement l'assimilation de la thèse à une expérience professionnelle véritable.

Romain Lotoux

 

Le Don de Moelle Osseuse

Qu'est-ce que la moelle osseuse ?
   Ce n'est pas la moelle épinière. La moelle osseuse se trouve au centre des os. Elle fabrique les cellules du sang : les globules rouges, qui transportent l'oxygène, les plaquettes, qui servent à la coagulation, et les globules blancs, qui représentent le système de défense de l'organisme. La moelle peut ne plus fonctionner, soit elle ne fabrique plus de cellules, c'est l'aplasie, soit elle est envahie par des cellules cancéreuses, ce sont les leucémies.

Qu'est-ce qu'une greffe de moelle osseuse?
   Il s'agit d'un traitement permettant la guérison de ces maladies mortelles. Très facile à réaliser sur le plan chirurgical, la greffe de moelle osseuse pose un problème important sur le plan immunologique. En effet, elle nécessite une compatibilité immunitaire absolue entre le donneur et le receveur. Sinon, il peut y avoir un rejet de la greffe par l'organisme du receveur, ou encore plus grave, les cellules du donneur peuvent provoquer la destruction des cellules du receveur.

Qui sont les donneurs ?
   La greffe ne peut réussir que si le donneur est parfaitement compatible avec le receveur. Les frères et soeurs du malade ont chacun une chance sur quatre d'être compatibles. Sinon, un donneur n'a qu'une chance sur un million d'être un jour compatible avec un malade. Il doit par conséquent y avoir un million de fois plus de donneurs que de malades ! Être donneur consiste donc à s'inscrire dans le registre des Donneurs Volontaires de Moelle Osseuse, en attendant le jour où, peut-être, un malade aura besoin de votre moelle. Un donneur volontaire doit être une personne en bonne santé, âgée de 18 à 51 ans. Il doit accepter de donner sa moelle à un malade qu'il ne connaîtra jamais, et surtout informer le registre des donneurs de ses changements d'adresse. En effet, on peut ne pas être compatible avec un malade aujourd'hui, mais demain, après-demain ...

Comment prélève-t-on la moelle ?
   La moelle est prélevée par ponction au niveau des os de la hanche, sous anesthésie générale. Le malade recevra ensuite cette moelle par voie intraveineuse, comme une simple transfusion. Chez le donneur, après le don, la moelle se régénère très rapidement. Une banale sensation de fatigue peut être éprouvée pendant un ou deux jours après l'intervention.

Quelles sont les formalités à remplir pour être donneur ?
   Contacter par téléphone le secteur des dons de moelle au laboratoire d'immunologie du CHU de Montpellier au 04 67 33 75 85, 24h/24 et 7j/7. Un rendez-vous vous sera proposé pour effectuer une simple prise de sang afin de réaliser votre groupage HLA, c'est-à-dire votre "carte d'identité" tissulaire. Vous serez alors enregistré sur le fichier des donneurs et vous ne serez appelé que si, un jour, un malade est compatible avec vous. Vous pouvez également obtenir des renseignements en nous envoyant un mail à don-de-moelle@contact.asso.fr

Alexandre Urani
Webmaster@contact.asso.fr

 

Brèves

ADOCAM

   Vous êtes docteur en recherche d'emploi ou doctorant en fin de thèse...L'ADOCAM vous intéresse ! L'ADOCAM est un annuaire de mini-CV de doctorants et docteurs de l'Académie de Montpellier, édité chyaque année depuis 4 ans et diffusé auprès de 2500 entreprises et cabinets de recrutement nationaux.
   L'ADOCAM 2001 est en cours de préparation et vous pourrez vous y inscrire à partir de l'été depuis le site Internet de l'association. Cette année le mini-CV sera directement composé à partir de données contenues dans l'ADUM (L'Annuaire des élèves et anciens élèves des Ecoles Doctorales de l'Académie de Montpellier). Si vous ne figurez pas encore dans l'ADUM, rendez vous vite sur le site http://www.adum.univ-montp2.fr. Cette connexion ADOCAM/ADUM permet à tout doctorant inscrit dans l'ADUM de diffuser son mini-CV sur le site Internet de Contact et de le mettre à jour à tout moment. Les " adocamés " qui le désirent pourront figurer dans la version papier qui sera diffusée à l'échelle nationale à la rentrée 2001. Ces derniers pourront aussi bénéficier de conseils d'expert personnalisés pour la rédaction d'un CV.

Virginie Neugnot
virginie.neugnot@contact.asso.fr

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Les échanges EUROGENDIS

   Les Universités de Montpellier I et II ont monté un réseau de sites d'accueil institutionnels (baptisé EUROGENDIS) pour des bourses pré-doctorales Pierre et Marie Curie, en liaison avec les Universités d'Edimbourg, Göttingen, Leiden, Innsbruck, le Trinity College de Dublin et le Karolinska Institute de Stockholm. Les échanges peuvent se faire soit entre ces universités soit en provenance d'autres universités européennes et à destination d'une université d'EUROGENDIS. Un site EUROGENDIS va être ouvert très prochainement dans lequel vous pourrez trouver tous les thèmes de toutes les universités participantes ainsi que les modalités de candidature. 12 thèmes ont été agréés pour Montpellier qui peuvent être consultés directement sur le site de l'école doctorale CBS2

voir page : http://ecole-doctorale-CBS2.igh.cnrs.fr/offres/

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Détail des étapes de la qualification 2002

11 septembre 2001 Publication de l'arrêté d'ouverture pour l'inscription sur la liste de qualification
9 octobre 2001 Clôture des inscriptions
du 9 au 23 novembre 2001 Désignation des rapporteurs par le Conseil National des Universités
du 10 au 17 décembre 2001 Envoi du nom des rapporteurs aux candidats
7 janvier 2002 Date à laquelle la thèse ou l'habilitation doit avoir été soutenue
du 24 janvier au 22 février 2002 Réunion des sections du Conseil National des Universités
du 25 février au 1er mars 2002 Envoi des résultats de la qualification
http://www.education.gouv.fr/personnel/enssup/calq01.htm