Sommaire
1 - Édito
2 - Les P'tits Déj-Entreprise de
Contact : un pari réussi !
3 - Le 5ème Carrefour des Biotechnologies
4 - Elections aux Conseils
Centraux de l'UM II
5 - De nouveaux contrats de moniteurs pour
2002
6 - Vers une répartition plus
égalitaire des vacations d'enseignement
7 - Sur un autre mode de financement
8 - Le Don de Moelle Osseuse
9 - Brèves
Édito
C'est l'printemps
! Et avec lui le nouveau bureau de l'asso Il faut donc que, fidèle
à la coutume, le président signe son petit édito.
Décrire l'association... C'est au départ
ce que j'avais envisagé de faire dans cet édito.
Mais comment la décrire au mieux, dans la multiplicité
des activités qu'elle développe ? La simple énumération
de ces activités peut donner une idée globale de
nos orientations, mais elle risque d'être quelque peu rébarbative
Et puis, désormais, toutes ces informations sont disponibles
sur notre nouveau site
web (j'en profite d'ailleurs pour tirer mon chapeau à
notre webmaster Alexandre). Je pourrais aussi parler des personnes
qui constituent le moteur de l'association, les "Actifs"
(principalement des doctorants, mais également des docteurs
déjà installés dans la vie professionnelle
ainsi que des permanents). Mais l'association, en tant que tout,
représente assurément bien plus que la simple somme
des unités qui la constituent. Le credo, peut-être:
améliorer la préparation des doctorants à
leur future insertion professionnelle, qu'elle soit académique
ou extra-académique (n'oublions pas que bon nombre d'entre-nous
ne poursuivra pas sa carrière dans le giron douillet de
l'université ou des centres de recherche publics). C'est
peut-être là la meilleure définition, la
plus synthétique Mais comme toute synthèse, elle
est forcément restrictive.
Tout compte fait, la meilleure façon
pour vous de savoir ce qu'est Contact, c'est encore de nous Contacter,
par téléphone au 04 67 14 48 16 ou par mail à
actifs@contact.asso.fr,
nous avons besoin de vous pour vous servir au mieux !
Guillaume Bertault
presidence@contact.asso.fr
Les
P'tits Déj-Entreprise de Contact : un pari réussi
!
Au départ,
un projet : comment permettre aux doctorants de se pencher sérieusement
sur la possibilité d'un avenir dans le privé ?
Il n'est pas évident de construire un projet professionnel
pendant sa thèse : confinés dans leur sphère
universitaire, les thésards manquent de temps, d'encouragements
et bien souvent d'interlocuteurs pertinents Les rendez-vous que
nous proposons chaque mois permettent, autour d'un petit-déjeuner,
de recueillir des conseils de professionnels, des témoignages
et d'assister à des débats sur le thème
du jour. Cette formule, qui s'adresse aux doctorants de toutes
formations, se veut avant tout conviviale et interactive : table
ronde, viennoiseries et interventions spontanées du public
font beaucoup pour l'ambiance !
Ces P'tits Déj ont très vite
trouvé leur public et semblent répondre à
une réelle attente : l'objectif d'une trentaine d'inscriptions
par séance est largement dépassé. Quelques
exemples de questions auxquelles nos invités ont apporté
d'intéressantes réponses :
" Comment les doctorants sont-ils perçus par les
entreprises ? "
" Quels sont les atouts qui peuvent faire la différence
lors d'une recherche d'emploi ? "
" Quelles formations parallèles ou quelles activités
peut-on faire pour développer ses compétences hors
de son domaine de thèse ? "
" Quelles sont les incontournables évolutions de
carrière auxquelles doit s'attendre un docteur embauché
dans le privé ? "
" Qu'est ce que le " transfert de technologie "
?
À qui s'adresser pour créer son entreprise ? ".etc,
etc
Pour en savoir plus, nous vous invitons à
consulter les comptes-rendus disponibles sur le site http://www.contact.asso.fr/ptidej.
La quatrième édition des P'tits
Déj-Entreprise est prévue pour le jeudi 7 juin
à la cafétéria du RU Vert Bois autour du
thème " Le recrutement ". Si vous souhaitez
vous inscrire ou vous informer, une adresse email est à
votre disposition : ptitdej_contact@egroups.fr
Lara Joubert
lara.joubert@contact.asso.fr
Le
5ème Carrefour des Biotechnologies
Le 5ème
Carrefour des Biotechnologies se tiendra à Nîmes
les 13, 14 et 15 Novembre prochains. Mise en place à l'initiative
du Ministère de la Recherche et de la Technologie, cette
manifestation est organisée par le CEEI (Centre Européen
d'Entreprise et d'Innovation) de Nîmes en partenariat avec
les entreprises, organismes et Universités de recherche
régionaux, et l'association Contact. Ce Carrefour est
l'occasion pour l'ensemble des acteurs et diplômés
du monde des biotechnologies de faire le point sur les perspectives
et les métiers de ce secteur. Le but de cet évènement
est de favoriser les rencontres entre industriels, étudiants
et jeunes diplômés (surtout de niveau Bac+5 à
Bac +8) et de valoriser les compétences régionales
au travers de journées portes-ouvertes, de conférences,
de table-rondes, d'ateliers et d'expositions. Des entreprises
telles Sanofi, Expansia, Schering, Proteus, Syntem, etc, seront
présentes sur le site ainsi que des organismes de recherche
régionaux (CHU de Nîmes, CEA-Valrho, Inserm, UM-II,
CIRAD, etc). La présence de nombreuses entreprises est
garantie par la tenue, dans le même temps et en mêmes
lieux, de l'assemblée générale des sociétés
françaises de biotechnologie, France-Biotech. L'APEC,
l'ANPE, la cité des métiers, le CREUFOP et l'association
Contact animeront des stands de connaissance de l'entreprise.
Ce 5ème Carrefour sera axé principalement sur l'essor
des métiers pluridisciplinaires qui associent la Biologie
à d'autres spécialités notamment l'électronique,
la finance, le droit, etc. Les métiers de la recherche
en biotechnologie dans l'entreprise seront aussi présentés.
Comment se former en fonction des besoins des
entreprises ? Pour quels métiers ? Quelles fonctions ?
Quelles entreprises ? Telles sont les principales questions que
tentera de résoudre le 5ème Carrefour des Biotechnologies
grâce à de nombreux témoignages et dialogues
entre professionnels, étudiants et jeunes diplômés.
Si vous souhaitez vous investir dans l'organisation et la promotion
du 5ième Carrefour des Biotechnologies, veuillez contacter
l'association Contact dès à présent.
Florence Charles
florence.charles@contact.asso.fr
Élections
aux Conseils Centraux de l'UM II
Le 27 février
2001 ont eu lieu les élections aux trois conseils centraux
de l'Université Montpellier II : Conseil d'Administration
(CA), Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) et
Conseil Scientifique (CS). L'association Contact soutenait les
listes portées par la FASM (Fédération des
Associations Scientifiques de Montpellier) au CA et au CEVU,
et présentait sa propre liste au CS. La FASM a obtenu
13 sièges (6 au CA et 7 au CEVU) et Contact en a obtenu
1 au CS.
Le CA détermine la politique de l'Université,
vote le budget et approuve les comptes. Il fixe la répartition
des emplois attribués par les ministères et approuve
les accords et conventions signés par le président.
Le CEVU propose au CA les orientations des enseignements de formation
initiale et continue, ainsi que les projets de nouvelles filières.
Il est garant des libertés politiques et syndicales étudiantes.
Il prépare les mesures pour l'orientation des étudiants,
la validation des acquis, leur entrée dans la vie active
et les activités extra-enseignements. Le CS propose au
CA les orientations des politiques de recherche, de documentation
scientifique et technique, ainsi que la répartition des
crédits de recherche. Il assure la liaison entre l'enseignement
et la recherche, notamment dans le 3ème cycle.
Après avoir choisi une personnalité
extérieure au sein de chaque conseil, les membres en exercice
ont élu le vice-président à la majorité
absolue: Jacques Bonnafé a obtenu la majorité au
CA ; Jean-Louis Cuq a été élu au CS ; et
au CEVU, le résultat, très serré entre Monique
Vianey Liaud et Pierre Merle, a été en faveur de
ce dernier.
Au CS, les élus étudiants 3ème
cycle sont au nombre de 4 (doctorant 1ère ou 2ème
année) :
- Christelle Pommié, de la liste Contact. cpommie@contact.asso.fr
- Emmanuelle Juan et Damien Marchand, de la liste étudiants.com
(Ecole de Chimie). juan@univ-montp2.fr,
dmarchand@univ-montp2.fr
- Frédéric Souchon, de la liste Unef- fsouchon@caramail.com
Si vous souhaitez rapidement entrer en relation
avec vos représentants au Conseil Scientifique, veuillez
vous adresser à l'association
Contact dès à présent.
Christelle Pommié
cpommie@contact.asso.fr
De
nouveaux contrats de moniteurs pour 2002
Des représentants
de la CEC (confédération des étudiants-chercheurs),
association nationale fédérant l'ensemble des associations
locales de doctorants, ont rencontré le 28/03/01 des représentants
du ministère de l'enseignement supérieur et de
la recherche, A.Reboul (DRT) et Y. FAU (bureau des AR (allocations
de recherche)) ainsi que B. Monthubert (chargé de mission
auprès de la MSU (mission scientifique universitaire).
Au programme figurait le projet de refonte du statut de moniteur
pour la rentrée 2002. Il est en effet prévu d'insérer
le monitorat dans un projet professionnel, afin de permettre
aux doctorants de s'ouvrir à autre chose que leur sujet
de thèse, si possible en favorisant la mobilité
et l'approche vers l'entreprise. Les orientations envisagées
sont au nombre de 4 : 1/enseignement, 2/entreprise, 3/administration,
4/ associations (en rapport avec l'innovation et le transfert
de technologie)
Il est avant tout important de savoir qu'un
choix engage sur trois ans et qu'il doit être fait à
la sortie du DEA (!). Sur le principe, il est à noter
que le ministère accepterait dès 2002 que les non-allocataires
puissent tous bénéficier d'un monitorat. Cependant,
seuls les doctorants financés en seraient bénéficiaires,
il n'est donc pas question de transformer le monitorat en financement
au rabais (rq : les textes actuels permettent déjà
à un non-allocataire de bénéficier d'un
monitorat, mais à condition qu'il bénéficie
d'un financement équivalant à l'AR (BDI, région,
), hors CIFRE (cas d'environ 100 doctorants cette année).
Le ministère propose de laisser cela tel quel.
Pour 2002, il est prévu autant de monitorats
(4000) que d'allocataires (à peu de chose près).
Ces monitorats seront proposés, libre à l'allocataire
de l'accepter ou pas. Deux contrats seraient cependant maintenus
(plutôt que refondre les deux en un seul).
1/ Enseignement : Ce type de monitorat garde sa forme initiale.
Il est envisagé d'assouplir les règles d'attribution
des enseignements en premier et second ou cycle, ce dernier ne
devant pas rester exceptionnel. Il y aurait suffisamment d'heures
complémentaires récupérables pour donner
des enseignements aux 4000 allocataires s'ils le demandent (à
voir...). Il reste à espérer que les CIES et les
ED pourront bien gérer l'augmentation future et très
probable du nombre de ces moniteurs dans l'enseignement.
2/Entreprise : Ce type de monitorat sera orienté dans
le sens d'un " monitorat d'initiation à l'entreprise
", accessible sur la base du volontariat, pas question de
l'imposer dans le monitorat 1/. Il s'étalera sur une période
globale de 4-6 mois sur trois ans, ce qui serait équivalent
à une charge de monitorat normale. Le financement : 50/50
entre état (ministère pas encore défini,
paiement par tranches) et entreprise pour un montant fixe, c'est-à-dire
2200FF/mois. Il est bien entendu que le financement par l'entreprise
laisse sous-entendre que le doctorant a des compétences
intéressantes pour elle, le sujet devant avoir un rapport
assez proche avec le sujet de thèse.
3/ Administration : entièrement financé par l'état.
Ex : outils informatiques (mise en place d'une base de données,
d'un réseau intranet, ), implication dans la vie universitaire,
étude de sociologie de l'urbanisation, mémoire
sur l'historique d'une entreprise ou dune collectivité
locale, réflexion sur l'organisation du travail dans l'entreprise
(dans le cadre de la RTT (réduction du temps de travail
(35h)) par exemple), traitement statistique, (ex. collaboration
au rapport sur les études doctorales). Les tâches
proposées correspondront à un travail ponctuel,
non inscrit dans la durée.
Le prochain épisode de ces rencontres
qui se tiendront le 3/05/01 portera sur le thème "
suivi et évaluation ", auxquels devraient participer
cette fois les directeurs d'ED et de CIES.
Myriam Djebaïli
djebaili@contact.asso.fr
Vers
une répartition plus égalitaire des vacations d'enseignement
Malgré
l'orientation que le Ministère de la Recherche semble
donner vers une augmentation des monitorats (voir l'article de
Myriam Djebaïli dans ce journal), nombreux sont encore les
doctorants pour lesquels la seule possibilité de donner
des enseignements dans le supérieur (outre le bénévolat)
reste la vacation. Or, une expérience dans l'enseignement
est indispensable si l'on veut avoir une chance aux concours
de Maître de Conférence.
Le mode de distribution de ces enseignements
au "coup par coup" s'effectue généralement
par le bouche-à-oreille et le "relationnel".
Pour rendre plus équitable la répartition des vacations,
le Département d'Enseignement Biologie-Ecologie de l'Université
Montpellier II a mis en place, à l'initiative d'Isabelle
Olivieri, dès le deuxième semestre de l'année
universitaire 2000-2001, un mode d'attribution "sur dossier".
Il a été demandé à tous les doctorants
désireux d'effectuer des vacations d'enseignement un CV
mentionnant :
- leur expérience éventuelle en enseignement (dans
quelles matières, à quel niveau, combien d'heures,
avec quel statut, etc.),
- les matières qu'ils pensent pouvoir enseigner, et leurs
préférences éventuelles,
- leur cursus universitaire, leurs diplômes, leur classement
au DEA,
- leur statut actuel (avec l'année de thèse),
- leur salaire net mensuel (ceci afin de favoriser ceux qui ont
le plus de problèmes financiers),
- leur sujet de thèse, et l'état d'avancement de
la thèse.
Le but de cette collecte d'informations est
d'allouer les heures de vacations selon des critères simples
d'équité : entraient principalement en ligne de
compte :
- la quantité d'enseignements déjà réalisée
(par exemple, si certains étudiants en cours de thèse
avaient déjà réalisé plusieurs dizaines
d'heures, tandis que d'autres, en dernière année,
n'avaient encore jamais enseigné, ces derniers étaient
favorisés),
- les préférences en termes de matières
d'enseignements (les goûts et les couleurs, ça ne
se discute pas, d'autant plus que, dans ce cas, on pouvait penser
qu'ils étaient liés aux compétences),
- l'expérience dans les matières, liée à
une charge de préparation allégée et à
un travail pas trop lourd de la part des enseignants statutaires.
À partir des candidatures ainsi déclarées,
les vacations ont été réparties au mieux,
avec des charges généralement comprises entre 20
et 40 heures (bien que des charges inférieures à
20 heures aient également été distribuées,
à la demande des doctorants).
Le bilan de cette nouvelle méthode d'attribution
des vacations d'enseignement est clair : plus de "passe-droit"
parce que l'on est dans le bon labo ou que l'on connaît
des enseignants, mais une attribution juste aux étudiants
motivés, en fonction de leurs demandes et de leurs besoins.
À titre d'exemple, des heures de vacation ont été
attribuées cette année à des étudiants
faisant leur thèse à l'ENSAM-INRA, totalement inconnus
du Département...
Souhaitons que cet exemple soit suivi et que
les mêmes chances soient données aux doctorants
dépendant des autres départements d'enseignement.
Guillaume Bertault
presidence@contact.asso.fr
Sur
un autre mode de financement
Certains doctorants
se voient octroyer la possibilité de choisir leur mode
de financement (bourse du ministère, de la région,
de la CEE ou industrielle: BDI, CIFRE) mais la grande majorité
ne choisit pas et accepte la première (unique ?) proposition
qui leur est faite. Enfin, un dernier groupe s'engage dans une
thèse sans revenus surs et/ou suffisants. Le but de cet
article est d'évoquer une solution supplémentaire
tant financière que de valorisation du travail de thèse.
Voici donc succinctement l'histoire du financement de ma thèse
:
Je suis ingénieur diplômé
et c'est au cours de mon stage de 3ème année que
j'ai rencontré un industriel susceptible de financer ma
thèse et d'en définir le sujet. Son unité
"Recherche et Développement" développait
un projet innovant en collaboration avec les chercheurs du CNRS
dépositaires des brevets. Après restructurations
au sein de l'entreprise, la poursuite du projet nécessitait,
la création d'une jeune pousse (start-up) pour le développer.
Cette étape s'étant avérée plus longue
que prévu, j'ai effectué mon DEA puis patienté
un an dans un laboratoire européen, avant d'être
embauché par cette start-up en CDI et sous convention
CIFRE. J'ai donc commencé ma thèse en région
parisienne, lieu d'implantation de la société.
Après quelques mois, il m'a fallu me rendre à l'évidence
: le travail que l'on me demandait n'était pas un travail
de recherche (mais plutôt de développement) et ne
correspondait pas à mon sujet de thèse. Por ces
raisons (et d'autres !), j'ai démissionné de mon
poste d'ingénieur.
Compte tenu du caractère extrêmement
innovant du projet développé par la société,
il figurait dans mon contrat de travail une clause de non-concurrence.
Celle-ci stipulait que je ne pouvais continuer à travailler
pour une entreprise exerçant ses activités dans
le même domaine de compétence. En contrepartie,
l'entreprise s'engageait à verser une indemnité
forfaitaire tout au long de la validité de cette clause.
De ce fait, son application n'arrangeait finalement aucune des
deux parties, notamment parce que le travail que devait fournir
le laboratoire m'incombait directement.
La recherche d'un contour légal à
cette situation a débouché sur un statut particulier,
différent de toute convention usuelle. Je me suis inscrit
auprès des différents organismes sociaux (URSSAF,
CDI, CCI.) en tant que travailleur indépendant, puis j'ai
signé un contrat de consultant auprès de l'entreprise.
Mes honoraires me sont versés chaque mois à réception
des rapport et facture de prestation de services. À titre
d'indication, la facturation de mes travaux se fait sur la base
de quatre journées travaillées par mois à
raison d'environ 2000 francs HT la journée. Ma part du
contrat consiste alors à leur faire parvenir chaque mois
un rapport d'avancement de mes travaux et à les présenter
au sein de l'entreprise environ une fois par trimestre.
Si ce statut permet de me financer, il ne prend
pas en charge les dépenses courantes de recherche (expérimentation,
déplacements). Notons que la start-up et mon laboratoire
sont liés par une convention nommée "saut
technologique" qui permet à l'entreprise de recevoir
une aide de l'état, et au laboratoire une aide de l'entreprise.
Cette convention permet de pallier ce problème qui pourrait
être extrêmement limitatif sinon insurmontable pour
quelqu'un qui voudrait s'engager dans un tel mode de fonctionnement.
Ainsi, l'axe de mon travail de thèse
est décidé par le laboratoire et non l'entreprise,
mais reste centré autour de cette technologie. Cette situation
peut paraître financièrement fragile du fait des
lourdes charges sociales qui incombent aux travailleurs indépendants,
mais l'inscription à l'Université permet de bénéficier
du régime étudiant de la sécurité
sociale (si vous avez moins de 28 ans) ce qui enlève une
part importante de ces charges. Le fait est qu'on n'en manque
jamais !! Je me plais également à penser que la
rédaction de rapports mensuels (entre quatre et dix pages
selon les travaux) me permettra d'appréhender celle de
ma thèse plus sereinement. De plus, ce système
de vente de l'avancée de ses travaux au secteur privé
permet de donner une dimension "industrielle" ou "industrialisable"
aux recherches. Enfin, acquérir le statut de travailleur
indépendant peut faciliter grandement l'assimilation de
la thèse à une expérience professionnelle
véritable.
Romain Lotoux
Le Don
de Moelle Osseuse
Qu'est-ce que la moelle osseuse
?
Ce n'est pas la moelle épinière.
La moelle osseuse se trouve au centre des os. Elle fabrique les
cellules du sang : les globules rouges, qui transportent l'oxygène,
les plaquettes, qui servent à la coagulation, et les globules
blancs, qui représentent le système de défense
de l'organisme. La moelle peut ne plus fonctionner, soit elle
ne fabrique plus de cellules, c'est l'aplasie, soit elle est
envahie par des cellules cancéreuses, ce sont les leucémies.
Qu'est-ce qu'une greffe de moelle osseuse?
Il s'agit d'un traitement permettant la guérison
de ces maladies mortelles. Très facile à réaliser
sur le plan chirurgical, la greffe de moelle osseuse pose un
problème important sur le plan immunologique. En effet,
elle nécessite une compatibilité immunitaire absolue
entre le donneur et le receveur. Sinon, il peut y avoir un rejet
de la greffe par l'organisme du receveur, ou encore plus grave,
les cellules du donneur peuvent provoquer la destruction des
cellules du receveur.
Qui sont les donneurs ?
La greffe ne peut réussir que si le
donneur est parfaitement compatible avec le receveur. Les frères
et soeurs du malade ont chacun une chance sur quatre d'être
compatibles. Sinon, un donneur n'a qu'une chance sur un million
d'être un jour compatible avec un malade. Il doit par conséquent
y avoir un million de fois plus de donneurs que de malades !
Être donneur consiste donc à s'inscrire dans le
registre des Donneurs Volontaires de Moelle Osseuse, en attendant
le jour où, peut-être, un malade aura besoin de
votre moelle. Un donneur volontaire doit être une personne
en bonne santé, âgée de 18 à 51 ans.
Il doit accepter de donner sa moelle à un malade qu'il
ne connaîtra jamais, et surtout informer le registre des
donneurs de ses changements d'adresse. En effet, on peut ne pas
être compatible avec un malade aujourd'hui, mais demain,
après-demain ...
Comment prélève-t-on la moelle ?
La moelle est prélevée par ponction
au niveau des os de la hanche, sous anesthésie générale.
Le malade recevra ensuite cette moelle par voie intraveineuse,
comme une simple transfusion. Chez le donneur, après le
don, la moelle se régénère très rapidement.
Une banale sensation de fatigue peut être éprouvée
pendant un ou deux jours après l'intervention.
Quelles sont les formalités à remplir pour être
donneur ?
Contacter par téléphone le secteur
des dons de moelle au laboratoire d'immunologie du CHU de Montpellier
au 04 67 33 75 85, 24h/24 et 7j/7. Un rendez-vous vous sera proposé
pour effectuer une simple prise de sang afin de réaliser
votre groupage HLA, c'est-à-dire votre "carte d'identité"
tissulaire. Vous serez alors enregistré sur le fichier
des donneurs et vous ne serez appelé que si, un jour,
un malade est compatible avec vous. Vous pouvez également
obtenir des renseignements en nous envoyant un mail à
don-de-moelle@contact.asso.fr
Alexandre Urani
Webmaster@contact.asso.fr
Brèves
ADOCAM
Vous êtes
docteur en recherche d'emploi ou doctorant en fin de thèse...L'ADOCAM
vous intéresse ! L'ADOCAM est un annuaire de mini-CV de
doctorants et docteurs de l'Académie de Montpellier, édité
chyaque année depuis 4 ans et diffusé auprès
de 2500 entreprises et cabinets de recrutement nationaux.
L'ADOCAM 2001 est en cours de préparation
et vous pourrez vous y inscrire à partir de l'été
depuis le site Internet
de l'association. Cette année le mini-CV sera directement
composé à partir de données contenues dans
l'ADUM (L'Annuaire des élèves et anciens élèves
des Ecoles Doctorales de l'Académie de Montpellier). Si
vous ne figurez pas encore dans l'ADUM, rendez vous vite sur
le site http://www.adum.univ-montp2.fr.
Cette connexion ADOCAM/ADUM permet à tout doctorant inscrit
dans l'ADUM de diffuser son mini-CV sur le site Internet de Contact
et de le mettre à jour à tout moment. Les "
adocamés " qui le désirent pourront figurer
dans la version papier qui sera diffusée à l'échelle
nationale à la rentrée 2001. Ces derniers pourront
aussi bénéficier de conseils d'expert personnalisés
pour la rédaction d'un CV.
Virginie Neugnot
virginie.neugnot@contact.asso.fr
***
Les échanges EUROGENDIS
Les Universités de Montpellier I et
II ont monté un réseau de sites d'accueil institutionnels
(baptisé EUROGENDIS) pour des bourses pré-doctorales
Pierre et Marie Curie, en liaison avec les Universités
d'Edimbourg, Göttingen, Leiden, Innsbruck, le Trinity College
de Dublin et le Karolinska Institute de Stockholm. Les échanges
peuvent se faire soit entre ces universités soit en provenance
d'autres universités européennes et à destination
d'une université d'EUROGENDIS. Un site EUROGENDIS va être
ouvert très prochainement dans lequel vous pourrez trouver
tous les thèmes de toutes les universités participantes
ainsi que les modalités de candidature. 12 thèmes
ont été agréés pour Montpellier qui
peuvent être consultés directement sur le site de
l'école doctorale CBS2
voir page : http://ecole-doctorale-CBS2.igh.cnrs.fr/offres/
***
Détail des étapes
de la qualification 2002
11 septembre 2001 Publication de l'arrêté d'ouverture
pour l'inscription sur la liste de qualification
9 octobre 2001 Clôture des inscriptions
du 9 au 23 novembre 2001 Désignation des rapporteurs par
le Conseil National des Universités
du 10 au 17 décembre 2001 Envoi du nom des rapporteurs
aux candidats
7 janvier 2002 Date à laquelle la thèse ou l'habilitation
doit avoir été soutenue
du 24 janvier au 22 février 2002 Réunion des sections
du Conseil National des Universités
du 25 février au 1er mars 2002 Envoi des résultats
de la qualification
http://www.education.gouv.fr/personnel/enssup/calq01.htm
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