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Journal n° 26 - Octobre
/ Novembre 2001
Sommaire
1 - Édito
2 - Un "Avenir"
pour les jeunes chercheurs
Gilles
Block, directeur régional de l'Inserm, nous l'explique
3 - Modulez votre
thèse
4 - Doctoriales 2001,
une réflexion sur l'avenir
5 - Revalorisation
de l'allocation de recherche
6 - Campagne de Qualification
2002
7 - Les étoiles
de mer, les amphibiens et Thierry Brassac
8 - Baisse du chômage
: et les jeunes diplômés dans tout ça ?
9 - Pour les P'tits Déj-Entreprise
aussi, c'est la rentrée !
10 - Le 5ème Carrefour des
Biotechnologies approche !
11 - Docteurs et doctorants en
recherche d'emploi, diffusez votre CV!
12 - Le " Guide des
aides aux formations doctorales et post-doctorales "
de l'ANDES
13 - Nouveau : un DESS Bioinformatique
à Montpellier !
14 - Le Bar des Sciences "cuvée
2001-2002" est arrivé !
15 - Les échanges EUROGENDIS

Édito
C'est la rentrée
! Ça n'aura échappé à personne, évidemment
Mais pour nous, actifs de l'association, c'est aussi le moment
idéal pour mieux nous faire connaître, notamment
auprès des personnes les plus directement concernées
par nos actions, à savoir les doctorants et anciens doctorants
de l'académie de Montpellier.
Nos objectifs principaux sont clairs
: être aux côtés des doctorants durant leurs
études (voir l'état des lieux sur la revalorisation
de l'allocation de recherche du ministère ou la mise en
place de modules d'ouverture) ; les
sensibiliser à ce qui existe autour du laboratoire (ainsi
que nous le conseille Thierry Brassac,
ou voir encore l'intérêt des Doctoriales®)
; favoriser leur insertion professionnelle,
autant dans le milieu académique
qu'extra-académique d'ailleurs.
Mais au-delà des actions
que nous menons, nous sommes avant tout une association animée
par des doctorants, qui agit pour des doctorants,
quelle que soit leur formation, et quel que soit leur projet
professionnel ; une association ouverte et à l'écoute
de ses membres (à ce propos, saviez-vous que tous
les élèves et anciens élèves des
écoles doctorales de l'académie de Montpellier
sont membres de droit de l'asso, et qu'il suffit de faire un
tour sur la page "adhésion"
du site pour activer ce droit ?). Ce qui est sûr, c'est
que nous sommes aussi en majorité des étudiants,
et que nous ne nous privons pas de faire la fête quand
l'occasion se présente.
En bref, la vraie force de Contact,
c'est d'avancer grâce au travail et aux idées de
doctorants. Nous sommes donc à l'écoute, et vous
donnons rendez-vous sur notre site web, au téléphone
ou dans notre local, étant donné que s'il y a une
chose dont nous sommes convaincus, c'est que plus on est de fous,
mieux on travaille ! Et plus on rit aussi, et nous ne nous en
privons pas !
À bientôt !
Guillaume
Bertault

Un "Avenir" pour
les jeunes chercheurs Français
Gilles Block, directeur régional de l'Inserm, nous l'explique
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Sources:
- "Avec
le programme Avenir, l'Inserm finance les jeunes talents".
Elsa Bru, Arborescience, 27 Juillet 2001
- " L'Inserm lance le programme avenir en faveur des jeunes
chercheur ". Inserm Actualités juillet/août
2001
- " Avenir 2001 Programme de soutien aux jeunes chercheurs".
Inserm Bloc-Notes, juillet/août 2001
(1) Entre 1999 et 2010, près
d'un tiers des chercheurs de l'Inserm partiront à la retraite
avec un pic des départs entre 2006 et 2007
Retour au texte
(2) Pour plus d'informations:
"Postdoc : Les exploités de la recherche", Dorothée
Benoit Browaeys, Biofutur
- 1e
volet
- 2e
volet
Le financement des postdocs français en France, Arborescience,
5 février 2001 Retour
au texte
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Pour son arrivée
à la direction générale de l'Institut National
de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm),
Christian Bréchot a décidé de frapper fort.
Il lance le programme " Avenir ", véritable
incitation à la création de jeunes équipes
de recherche. Alors que la recherche française s'apprête
à connaître des départs à la retraite
massifs 1, cette initiative, annoncée
en juin dernier, veut participer au renouvellement en France
du " potentiel de recherche biomédicale, clinique
et en santé publique ". Avenir permettra à
de jeunes chercheurs titulaires ou à des post-doctorants
français et étrangers de mener leur recherche,
de façon autonome, grâce à l'allocation d'une
aide financière importante et durable.
Christian Bréchot souhaite
ainsi " créer une véritable pépinière
de jeunes talents ". " En recherche plus qu'ailleurs,
la valeur n'attend pas le nombre des années. Je veux que
l'Inserm donne aux jeunes leur vrai place : c'est à dire
des moyens, de l'autonomie, des responsabilités. A eux
de jouer ensuite ! "
Et il leur en donne les moyens!
Le
programme Avenir consistera en une aide de fonctionnement et
d'équipement de 60000 euros (400 000 FF environ) par an
pendant trois ans, accompagnée le cas échéant
d'un salaire mensuel de 2 300 euros net par mois (environ 15
000 FF) pour les post-docs. Première tout à fait
remarquable, puisque les post-docs, jusqu'alors très peu
ou pas considérés 2, n'auront
jamais eu de salaire aussi élevé. L'Inserm affiche
ainsi sa volonté de favoriser l'intégration des
jeunes chercheurs dans ses laboratoires, puisque ce programme,
à moyen terme, doit permettre aux porteurs de projet de
se présenter aux concours de recrutement dans de meilleures
conditions.
Le candidat disposera d'une surface
de recherche de 50 m2, accueilli soit sur un site qui aura su
réserver des surfaces dédiées au programme
, soit au sein d'une unité ou une équipe de recherche
Inserm. Ces conditions doivent lui permettre d'avoir accès
à des plateformes technologiques de pointes.
Pour constituer son équipe,
il pourra bénéficier d'un poste supplémentaire
pour l'accueil d'un post-doc étranger et se voir adjoindre
des techniciens ou ingénieurs de recherche par son laboratoire
d'accueil. Enfin, en liaison avec les écoles doctorales,
son laboratoire pourra l'aider à encadrer un étudiant
en DEA ou en thèse.
Le financement de ce programme
bénéficie d'un partenariat étroit entre
l'Inserm, les associations et fondations caritatives (Association
Française contre les Myopathies, Agence Nationale de Recherche
sur le Sida , Association pour la Recherche sur le Cancer, Ligue
Nationale contre le cancer, Fondation pour la recherche Médicale),
le ministère de la Santé, les Hôpitaux, les
conseils régionaux et les industriels. |
De
ce fait, la sélection des lauréats "Avenir"
sera basée sur l'excellence d'un projet de recherche,
innovant et de haut niveau, devant s'inscrire dans les champs
de recherche de l'Inserm et favoriser les liens entre recherche
biomédicale, recherche clinique et recherche en Santé
publique.
Les projets seront ainsi examinés
par une commission scientifique, composée d'experts français
et étrangers, qui appréciera les dossiers en encourageant
la mobilité des candidats, évaluant leur capacité
à développer un projet de façon autonome
au sein du laboratoire d'accueil (de préférence
différent du laboratoire de thèse pour les post-docs
ou du laboratoire d'origine pour les chercheurs titulaires).
Les dossiers devront également mettre en valeur les capacités
d'interaction du candidat avec les autres acteurs du site de
recherche.
La date limite de dépôt
des dossiers
de candidature est fixée au 29 octobre 2001, pour
une mise en place début 2002, une deuxième promotion
"Avenir" étant prévue l'année
prochaine.
Enfin, le renouvellement du programme
sera possible une fois, à condition que le porteur du
projet soit à ce moment titulaire, ainsi que la demande
de création d'une équipe Inserm à terme.
Aux
vues de ces informations, il nous est apparu intéressant
de savoir ce qui était prévu et envisageable à
ce sujet dans notre académie. Gilles Block, directeur
régional de l'Inserm en Languedoc Roussillon, a accepté
de nous recevoir et de répondre à nos questions.
Nous avons abordé avec lui la question du programme "Avenir",
mais également les problèmes du statut des post-docs
en France, de la formation des doctorants et du recrutement à
l'Inserm.
Parcours
Après
des études de droit, je suis entré à la
Préfecture de la Meuse où je m'occupais alors des
finances ainsi que des opérations d'investissement de
l'Etat. A compter de 1975, j'ai pris des fonctions à l'Union
des Groupements d'Achats Publics (UGAP), organisme de l'Etat
chargé d'approvisionner le secteur public en matériels
et mobiliers (de l'ordinateur à l'IRM en passant par les
véhicules automobiles). Très schématiquement,
mon premier poste à la Direction Générale
de l'UGAP m'a amené à négocier avec tous
les ministères ainsi qu'à gérer la politique
de communication et les relations avec la presse. Les postes
suivants, en tant que directeur régional, ensuite comme
directeur inter-régional, m'ont amené à
créer de nouvelles structures (d'où l'importance
que j'attache à l'organisation et au management).
En bénéficiant d'une
nécessaire connaissance du Code des Marchés Publics,
j'ai été appelé à négocier
d'importantes opérations avec les collectivités
publiques. Pour vous donner un ordre d'idée, mon dernier
poste m'a amené à manager un service de 80 personnes
pour un volume d'activités de 800 millions de francs annuels.
En 1986, l'UGAP étant passé du statut de service
interministériel de l'Etat à établissement
public industriel et commercial (EPIC), j'ai ainsi eu à
gérer, notamment, les personnels et les finances aussi
bien en droit public qu'en droit privé.
Cette double expérience
du secteur public et privé, ainsi que mon attachement
à la notion de service rendu à des utilisateurs,
m'ont aidé, me semble-t-il, à m'intégrer
plus rapidement à l'Inserm depuis 1998.
Gilles Block
Administrateur délégué Régional de
l'Inserm Languedoc-Roussillon
|
Contact
- Commençons par des questions spécifiques au
programme Avenir. Elles concernent des aspects très pratiques
mais devraient intéresser plus directement les candidats
qui se préparent à déposer leur dossier.
Ce programme est destiné aux jeunes chercheurs titulaires
et aux post-docs français ou étrangers. A-t-il
été défini un profil spécifique pour
postuler, un âge limite par exemple ? Y a t-il déjà
une prédétermination des postes à pourvoir
en fonction des thématiques de recherche?
Gilles Block -Ce
programme a été conçu pour favoriser l'émergence
de jeunes équipes. Globalement on prévoit en 2002
10 postes pour les chercheurs statutaires, 10 pour les hospitalo-universitaires
et 20 à 25 pour les post-doctorants. Mais, en dehors de
ces directives, il n'existe absolument aucune prédétermination
quelle qu'elle soit, ni limite d'âge, ni quotas relatifs
aux thématiques de recherche. Tout reste ouvert, sous
réserve, bien entendu, que le sujet corresponde au souci
d'interaction entre recherche publique, santé publique
et recherche biomédicale. Tout dépendra ensuite
de la qualité du projet déposé.
Ainsi, il n'a pas non plus été désigné
d'unités cibles en fonction des régions administratives
? Avez-vous cependant une estimation du nombre de postes envisageables
sur Montpellier ?
Pas du tout, c'est un projet assez
récent qui a été décidé en
juin dernier, il n'y a donc encore aucune réponse qui
nous est remontée. Par contre nous travaillons à
un sondage au sein des unités de notre administration
déléguée régionale pour savoir s'il
existe déjà des projets en émergence.
Qu'en est-il des 50 m2 évoqués dans le dossier
de présentation et qui doivent être alloués
à chaque équipe " Avenir " ? Allez vous
pousser les murs ? Où trouverez-vous les locaux ?
Ces 50 m2 ne me semblent en réalité
qu'indicatifs, pour souligner qu'il y aura un effort de fait
dans les unités considérées. Vous allez
alors me demander à juste titre : "quels sont les
locaux dont vous disposez ?". Je pense que chaque personne
qui présentera un dossier aura déjà pris
contact avec le laboratoire susceptible de l'accueillir et déterminé
si ces conditions sont réalisables ou non.
C'est donc au porteur de projet d'aller lui-même
faire les démarches nécessaires.
A mon sens, c'est ce qui me paraît
le plus sain et le plus logique. Les contacts entre chercheurs
pour ces objectifs scientifiques se passent en règle générale
d'une manière plus aisée qu'un contact avec l'administration.
Cela se fera en totale harmonie entre le candidat et un éventuel
laboratoire. Bien évidemment, face à une demande,
l'administration pourra apporter son aide.
Par ailleurs, il n'y a pas que
les unités Inserm concernées par ce programme,
il y a aussi les autres organismes avec lesquels nous sommes
en totale collaboration : l'UMII, l'UMI, le CHU, le CNRS, le
CRLC. Aussi trouver quelques dizaines de mètres carrés
ne me paraît pas impossible, d'autant plus qu'à
court et moyen terme, il existe beaucoup de projets immobiliers.
Dans le cadre du contrat de plan, l'Inserm va faire une
extension du Centre de Biochimie Structurale dans deux ans ;
il y aura également pour d'autres organismes la construction
de l'Institut Régional de Biothérapie ; l'extension
du bâtiment recherche du CRLC ; la création de l'Institut
de Génomique Fonctionnelle etc... Ceci sera d'autant plus
renforcé par le fait que dans le cadre du plan quadriennal,
la plupart des unités vont être renouvelées
au 1er janvier 2003, il y aura des changements. Je suis donc
loin d'être pessimiste à ce sujet.
Désormais, chaque directeur
d'unité prend en compte la possibilité d'intégration
d'une telle équipe émergente. Ceci n'est pas quantifié
mais c'est en effet un problème pratique qu'il faudra
résoudre. |
Ce programme est surtout
destiné aux post-docs de retour de l'étranger.
D'un point de vue pratique, ne voyez-vous pas d'obstacles techniques
quant à la constitution d'une nouvelle équipe,
dans une toute nouvelle unité, puisque le laboratoire
d'accueil semble devoir être différent de celui
dans lequel on a effectué sa thèse ?
C'est en effet un appel à
la mobilité qui peut poser quelques problèmes pratiques,
mais ce n'est pas une condition sine qua non, je crois cependant
que c'est ce qui est voulu : une mobilité, de nouvelles
synergies qui se créent, de nouveaux contacts pris. Malgré
tous les obstacles pratiques, cette philosophie est très
bonne et c'est ce que souhaite la direction générale.
Quel sera, d'après vous, l'avenir des porteurs de
projet ? Une fois les trois années écoulées,
pensez-vous qu'il y aura une procédure de recrutement
spécifique aux personnes qui auront participé au
programme, une sorte de poste fléché ?
Ce n'est qu'un sentiment personnel,
mais je crois en effet qu'il pourrait y avoir ce genre de procédure.
Et ce serait une très bonne chose car ce programme est
déjà très sélectif ; beaucoup de
dossiers seront présentés pour une quantité
de postes à pourvoir faible. Ce sera donc une sélection
de l'excellence du dossier qui pourrait déboucher par
la suite sur des " postes fléchés ".
Même si cela n'a pas encore été officiellement
envisagé, l'intégration à moyen terme de
ces chercheurs pour un renouvellement des cadres, qui se posera
entre 2004 et 2010, me semble être dans la perspective
de la Direction Générale. La pyramide des âges
des personnels chercheurs nous montre que le problème
va se poser avec beaucoup d'acuité.
Les post-docs aujourd'hui sont financés par des
associations et non par le gouvernement. Pouvez-vous nous redéfinir
le mode de financement du programme "Avenir" ?
Il apparaît clairement que
les financements seront faits par les organismes externes en
ce qui concerne les post-docs, l'Inserm prenant en charge
les frais de fonctionnement et les coûts induits.
Une nouvelle fois ce ne sera donc pas l'Inserm qui rémunèrera
les post-docs "Avenir". C'est l'équivalent du
financement d'un post-doc aujourd'hui. Se pose encore une fois
le problème de son statut social.
D'un point de vue plus général, d'après
vous, d'où vient ce problème du statut des post-docs
en France ?
Je vous donnerai un avis totalement
personnel. Dans la recherche, nous sommes dans le cadre de la
fonction publique, et tout ce qui n'est pas dans le moule pose
toujours problème. À mon sens, cela vient de là.
Le statut général de la fonction publique n'est
pas totalement adapté à la mobilité, au
niveau de recherche, à la rémunération qu'on
pourrait souhaiter pour les chercheurs et les post-docs. C'est
une situation extrêmement ambiguë. Le recrutement
à l'Inserm se fait sur des postes budgétaires,
globalement décidés par le ministère des
finances. L'embauche d'un post-doc comme contractuel prendrait
donc un poste budgétaire, ce qui pénaliserait d'autant
l'intégration de nouveaux chercheurs statutaires.
Il s'agit de problèmes aussi bien d'ordre juridique que,
peut-être, d'habitudes de fonctionnement.
Vers où s'orienter alors pour trouver une solution
? Il existe une réelle précarité entre le
moment où l'on finit sa thèse et celui où
l'on trouve un emploi.
Vaste problème !
Il y aurait un juste milieu à avoir. Le statut général
de la fonction publique très schématiquement ne
prévoit que des fonctionnaires titulaires, et éventuellement
dans certains cas exceptionnels, des contractuels pour 3 ans,
renouvelables un certain nombre de fois, pour les cadres A, dont
les chercheurs font partie. Et pour le moment, il n'existe rien
d'autre. La solution serait un assouplissement des textes réglementaires
ou un assouplissement du statut des EPST
Et d'après vous, tend-on vers cela actuellement
?
À vrai dire, aux vues de
la politique actuelle - je suis là pour l'appliquer -
je constate que la réglementation est de plus en plus
forte. Je prends un exemple qui n'a rien à voir avec le
statut du général de la fonction publique : les
marchés publics. Il est très difficile d'avoir
la réactivité, la souplesse nécessaires
même si l'élévation des seuils des marchés
nous sera d'une grande aide. Cependant, j'espère vraiment
que l'on puisse arriver à un réel assouplissement
dans la gestion du personnel, des chercheurs, des post-docs.
Pour en revenir à l'Inserm, quelle est l'évolution
de la politique budgétaire ces dernières années?
Depuis ces deux dernières
années, l'Inserm a été en progression assez
importante, bien loin d'un affaiblissement. Je suis très
optimiste à ce niveau. En effet, son budget global n'a
fait que s'accroître depuis 1998, passant de 2,9 à
3,27 milliards en 2000 et une augmentation supplémentaire
attendue pour 2001. La part de l'état dans ce budget reste
toujours importante (autours de 2,3 milliards) mais on constate
une augmentation des financements externes.
Donc en termes de politique de recrutement, comment pensez
vous que cela évoluera, va-t-il y avoir augmentation des
postes ou juste un renouvellement.
Dans la conjoncture actuelle où
l'on doit faire attention au déficit public, à
la dépense publique, je ne pense pas qu'on assistera à
une explosion des recrutements. Par contre avoir un renouvellement
rapide des classes d'âges qui vont partir, oui. Une extension
du nombre sans doute mais dans des limites qui pourraient demeurer
étroites.
Disposez vous de statistiques sur l'origine des personnels
recrutés à l'Inserm, si ce sont des étudiants
en médecine, des étudiants en science, quels ont
été leurs parcours, combien d'années de
post-docs ont-ils réalisé avant leur recrutement
?
Actuellement 20% des chercheurs
sont médecins et il semblerait que ce pourcentage, au
niveau des recrutements actuels, soit nettement inférieur.
Alors qu'à la base, c'étaient surtout des
médecins qui composaient le personnel chercheur de l'Inserm.
Ce n'est plus le cas actuellement,
mais il y a aujourd'hui une réelle volonté de la
direction générale de procéder à
une re-médicalisation des personnels.
Quant au nombre d'années avant le recrutement, connaissez
vous son évolution ?
C'est une nécessité
aujourd'hui de partir en post-doc plusieurs années, surtout
à l'étranger.
Nos dernières statistiques
montrent que le temps moyen qui sépare la soutenance de
thèse du recrutement est de 2,7 ans pour les CR 2 et de
4,2 ans pour les CR 1.
Passons à la question des thésards. Savez-vous
combien vous avez de thésards à l'Inserm et l'évolution
de leur nombre depuis ces quelques années ?
En 1998, l'Inserm accueillait
2014 doctorants et actuellement, sur le plan régional,
nous en encadrons 76. Il est à noter, cette année,
que l'Inserm va financer pour la première fois, dans la
région, trois bourses de thèse en partenariat avec
la région.
(D'après un rapport élaboré par l'Inserm
sur ses doctorants et publié en 1998, sur les 2014 doctorants,
57% étaient des femmes et 43% des hommes; 16% étaient
des médecins, 2,5% des étudiants en pharmacie et
1,5% des vétérinaires. Enfin,40% des thèses
étaient financées par des allocations MENRT, 19%
par desassociations et seules 5% par les régions et le
secteur privé.)
Savez-vous ce qu'ils deviennent ?
C'est un gros défaut de
notre part, d'un point de vue administratif régional.
La direction des unités suit certainement mieux ses étudiants
- mais cela ne remonte pas jusqu'à moi et c'est un problème
que nous allons essayer de résoudre. En effet, même
si les écoles doctorales sont là pour les suivre,
il serait extrêmement intéressant de savoir ce qu'ils
deviennent et la mise en place d'un service des ressources humaines,
au niveau régional, devrait nous permettre d'assurer un
meilleur suivi .
(Toujours d'après le rapport publié en 1998, sur
les 1675 personnes qui ont soutenu leur thèse dans un
laboratoire Inserm entre 1994 et 1997, 54% ont effectué
un ou des stages postdoctoraux. La moitié des stages postdoctoraux
a été effectuée sur le continent nord-américain
- 43% aux Etats-unis et 7,7% au Canada - pour 21,4% en France.
Enfin, il est intéressant de savoir que, si l'on considère
en 1998 les docteurs ayant soutenu leur thèse en 1994
ou 1995, trois ou quatre ans après la soutenance de thèse,
39,7% des docteurs issue des laboratoires de l'Inserm n'ont pas
trouvé d'emploi stable. Ces emplois stables concernent
pour 26,6% le secteur académique (Université, EPST)
et pour 18,3% seulement le secteur privé.)
Connaissez les mesures prises par l'Université pour
diversifier la formation des doctorants pendant leur thèse
?
Oui, j'en ai entendu, mais je n'ai
pas beaucoup d'éléments à ce propos.
Ma question est de savoir si vous participez à cela.
Non, et il est dommage que l'administration
déléguée de l'Inserm ne soit pas
plus précisément informée.
Y aurait-il des moyens pour que vous le soyez plus ?
Oui, je pense qu'il s'agit d'une
question d'intégration de l'administration déléguée
dans un certain nombre de domaines et d'activités des
universités.
Êtes-vous sollicité, existe-t-il des interactions
à ce niveau ?
Il faut savoir que les collaborations
avec les universités datent de longtemps. Simplement une
intégration officielle, forte entre l'Inserm et des universités,
par le biais de ce qu'on appelle la mixité, ne date que
depuis le début de l'année. La contractualisation
pour la mixité des unités de Montpellier date seulement
de janvier 2001. Il y a tout un historique à créer,
des interactions à prévoir.
Pensez-vous que faire une thèse à l'Inserm
peut favoriser l'insertion d'un doctorant en entreprise ? Est-ce
une réflexion de l'INSERM sur le devenir de ses étudiants
?
Je rappellerai qu'il existe au
niveau de la direction générale une mission "
Docteurs -Doctorants " en charge du suivi de ces étudiants.
Il semblerait que les stages post-doctoraux, rendent plus facile
l'insertion en milieu professionnel.
Sur le plan national, il existe
un service de la valorisation et du transfert industriel. Et
une filiale qui s'appelle "Inserm-transfert"
a été créée pour l'aide à
la création d'entreprise
Sur le plan régional, l'Inserm est membre du conseil
d'administration de LRI - Languedoc Roussillon - Incubation -,
et nous essayons de promouvoir et développer la valorisation,
j'en veux pour preuve la création, il y a 8 mois, d'un
poste de chargé de mission à la valorisation et
à l'aide aux entreprises.
Propos recueillis par Vân-Ly
Phan

Modulez votre thèse
!
Qu'apprenons-nous
pendant nos années de thèse ? Malgré un
savoir théorique et pratique de haut niveau, cette question
renvoie le jeune docteur face à un handicap qui nuit gravement
à son avenir professionnel : son image de chercheur confiné
dans son laboratoire et coupé du monde. Cloîtré
depuis longtemps dans un sujet trop spécialisé,
manquant donc d'ouverture d'esprit et de diversité, la
réputation fermée du thésard ne satisfaisait
pas les employeurs qui leur préféraient leurs confrères
ingénieurs.
Il était donc temps de changer
radicalement la situation et de redorer le blason des doctorants
en mettant en avant leurs réelles capacités. La
solution pour le thésard était simple, il se devait
de diversifier ses connaissances pendant sa thèse et de
savoir sortir de temps en temps de son sujet de recherche.
Ainsi, une réforme entreprise
il y a deux ans a conduit à la mise en place dans les
écoles doctorales de modules de cours dits transversaux
destinés aux doctorants et balayant un vaste panel d'enseignements.
Depuis 1999, chaque thésard a l'obligation de suivre pendant
ses deux premières années de thèse un minimum
de 50 heures de cours librement choisis dans la liste des modules
proposée par son école doctorale. Ceux-ci, d'une
durée de 20 heures en moyenne, se répartissent
en deux groupes : ceux dits internes, spécifiques à
l'école doctorale et se présentant la plupart du
temps comme un approfondissement de la spécialité
de la formation doctorale, et ceux dits externes, accessibles
à tous les thésards, qui au contraire ouvrent aux
étudiants une palette d'enseignements parallèles
aussi divers que l'anglais, la gestion de projet ou la création
d'entreprise. Il est inutile de préciser que ces derniers
représentent une opportunité unique pour le thésard
d'élargir son éventail de compétences pendant
sa thèse avec des connaissances particulièrement
recherchées par les entreprises. Ceci n'est pas négligeable
quand on sait que plus de la moitié des doctorants doivent
s'orienter vers le secteur privé pour trouver un emploi
À l'heure actuelle, la plupart
des modules externes sont mis en place par l'ISIM (Institut des
Sciences de l'Ingénieur de Montpellier), le BIPE (Bureau
d'Insertion Professionnel des Etudiants) et le SCEL (Service
Commun d'Enseignement des Langues) sur le campus de l'Université
Montpellier II. Bien qu'opérationnels depuis peu de temps,
la liste des modules proposés est déjà importante
: Sciences et philosophie, propriété industrielle
et intelligence économique, gestion de projet, techniques
de recherche d'emploi, anglais, innovation et créations
d'entreprise L'association Contact participe également
à la création de nouveaux modules : elle a mis
en place et gère le module d'anglais et prépare
entre autres pour l'année prochaine un module de comptabilité
et gestion. Le grand avantage des modules externes provient du
fait que la plupart ne sont pas enseignés par des universitaires
mais par des acteurs de la vie économique et industrielle.
C'est donc le moyen de faire connaissance avec des chefs d'entreprise,
des économistes, des directeurs du personnel et d'écouter
leurs attentes. En plus de diversifier ses compétences,
on peut ainsi se créer un réseau de relations enrichissant
et bien utile pour l'avenir.
Afin d'aider les doctorants dans
la recherche et le choix des modules, l'association Contact travaille
également à la mise en place d'une interface en
ligne qui permettrait à chaque thésard d'avoir
accès à la liste complète de tous les modules
proposés par les écoles doctorales, leurs horaires,
leur durée et leurs responsables. Si l'ensemble des écoles
doctorales valide ce projet, chaque doctorant pourra à
terme s'inscrire, valider ses modules, en consulter la liste
et comptabiliser ses heures de façon sécurisée
à partir de cette interface.
Dans tous les cas, il ne faut pas
oublier qu'avoir la possibilité de suivre ces modules
est avant tout une chance pour l'avenir des docteurs de par les
atouts qu'ils pourront faire valoir devant les employeurs. L'université
en charge de l'enseignement validera de plus les heures de cours
suivies par une attestation reconnaissant les nouvelles compétences
acquises pendant la thèse. Il ne reste donc plus qu'à
chacun de choisir ses modules suivant ses affinités et
ses goûts. N'hésitez pas à dépasser
votre quota de 50 heures car contrairement à ce que l'on
entend trop fréquemment, les modules ne sont pas des heures
perdues sur la thèse, mais au contraire du temps gagné
sur votre après-thèse. C'est un moyen d'éviter
le cloisonnement dans un sujet de recherche, la possibilité
de rencontrer des acteurs de la vie économique, de vous
tisser un réseau de relations, et c'est avant tout votre
nouvelle arme pour préparer sereinement votre avenir au
sortir de l'université.
Jocelyn
Méré

Doctoriales 2001, une réflexion
sur l'avenir
Une
thèse d'accord, mais après ? Les chiffres parlent
d'eux-mêmes : trois ans après la thèse, seuls
50% des docteurs de 1996 se sont placés dans l'enseignement
supérieur et dans la recherche publique alors que 40%
se sont tournés vers le secteur privé (rapport
sur les études doctorales 2000).La thèse en elle-même
nous prépare à la voie académique (organismes
de recherche et enseignement supérieur) mais le monde
de l'entreprise reste, pour la majorité d'entre nous,
un univers obscur. Ainsi le choix des orientations et des recherches
d'emploi de l'après-thèse demeurent pour le moins
difficiles.
Les doctoriales proposent aux doctorants
non pas une formation, mais une approche du monde de l'entreprise.
En effet, qu'en est-il des compétences demandées
par le secteur privé ? Les Doctoriales se déroulent
sur une semaine entière de travail intense dans une ambiance
conviviale (rien ne vous empêche de vous y faire des amis).
On se permet d'oublier sa thèse et ses petits problèmes
quotidiens au profit d'une réflexion commune pour prendre
un peu de recul par rapport à son travail. Au cours de
cette semaine, les doctorants, venant d'horizons totalement différents
(sciences, lettres, sciences éco) participent à
l'élaboration d'un projet professionnel commun (au sein
de petits groupes hétéroclites). On y apprend à
exploiter les connaissances de chacun pour aboutir à un
projet final qui est présenté devant des professionnels.
En plus de ce projet, des forums et des discussions par petits
groupes nous sont proposés sur des thèmes tels
que le monde professionnel, l'entreprise et des rencontres avec
des 'anciens' On y apprend entre autres à mettre en
valeur ses compétences au cours d'un entretien professionnel.
Les doctoriales nous permettent
d'appréhender le fonctionnement du monde de l'entreprise
mais surtout d'entamer une réflexion personnelle
pour nous situer par rapport à cet univers.
Les prochaines Doctoriales du Languedoc-Roussillon
se dérouleront à Mèze du 18 au 24 novembre
2001. Il est à noter par ailleurs que cet événement
existe aussi sur d'autres sites en France et n'est pas restreint
à notre seule région. Vous pourrez trouver des
informations supplémentaires ainsi que les formulaires
d'inscription sur le site : http://doctoriales.contact.asso.fr
Jérôme
Gobinet

Revalorisation de l'allocation
de recherche
L'allocation
de recherche est un salaire versé par le ministère
de la recherche à environ 3900 nouveaux doctorants par
an (4000 à la rentrée 2001) pendant deux ans, renouvelable
un an.
Le montant de cette allocation
est fixé à 7400 FF bruts par mois depuis 1991.
Il n'a pas évolué depuis et correspond aujourd'hui
à un salaire d'environ 6100 FF nets par mois. Représentant
1,34 fois le SMIC en 1991, le montant de l'allocation de recherche
n'est maintenant supérieur que de 12 FF au montant brut
du SMIC (voir figure ci-contre ).
Cette allocation de recherche est
perçue comme une bourse allouée à des étudiants.
Or, qui dit étudiant dit formation, apprentissage. Toutefois,
les journées du jeune chercheur, financé ou non
, sont bien éloignées de celles des étudiants
des cycles précédents, puisqu'il effectue un réel
travail de recherche. Les formations complémentaires qu'il
reçoit s'apparentent plus à de la formation continue
qu'à des études proprement dites. En effet, selon
le dernier rapport de l'observatoire des sciences et techniques,
les doctorants représentent 48% de la recherche française.
Il paraît alors légitime que ce travail soit reconnu
à sa juste valeur.
Par ailleurs, les rapports sur
les études doctorales (1998,1999) indiquent une baisse
des inscriptions en DEA et en thèse. Cet état de
fait inquiétant aura pour conséquence d'affaiblir
le potentiel de la recherche scientifique française; cela
est d'autant plus préoccupant que le système d'enseignement
et de recherche est à l'aube d'une importante vague de
départs à la retraite. Le niveau de revenu actuel
constitue un véritable frein pour ceux qui souhaitent
s'orienter vers le milieu de la recherche. Ainsi, aujourd'hui,
la recherche scientifique est mise à mal par la perte
d'attractivité de l'allocation de recherche, qui n'est
compensée ni par un statut décent et homogène
pour l'ensemble des doctorants, ni par l'assurance d'une carrière
scientifique à la clef. Aussi, de nombreux étudiants
amenés à choisir un troisième cycle portent
leur choix sur des DESS où l'avenir professionnel paraît
plus clairement défini et accessible.
De plus, la situation actuelle
aggrave d'autant la perception de la thèse par le milieu
privé (vers lequel de plus en plus de docteurs s'orientent)
comme une expérience professionnelle, pour deux raisons
: d'une part, la "culture du docteur" reste encore
à faire dans beaucoup d'entreprises, et d'autre part une
expérience rémunérée 6123.50 FF est
peu crédible face aux salaires pratiqués dans le
privé.
Pour remédier à cela,
les différentes associations de doctorants et leur fédération
(la CEC
: confédération des étudiants chercheurs)
ont été à l'origine de nombreuses actions
. Dans un premier temps, une pétition pour la revalorisation
de l'allocation a été mise en place.
Elle a été signée par près de 14
000 personnes : enseignants chercheurs, doctorants, et personnalités
de la recherche, et ce en seulement 4 mois. Des hommes politiques
(députés, sénateurs, présidents de
collectivités territoriales, ) ont également soutenu
cette idée de revalorisation ; par ailleurs, deux manifestations
en juin ont réuni pour l'une plus de 1000 personnes en
France et pour l'autre 1800 personnes à Paris. A l'échelle
locale, le Conseil d'Administration de l'Université Montpellier
II a voté à l'unanimité le 11 juillet dernier
une motion de soutien de l'action pour la revalorisation (le
texte de cette motion peut être lue ici)
Malgré toutes ces actions,
le gouvernement propose des solutions particulièrement
minimalistes : le ministère propose une revalorisation
de 5,5% selon le dernier budget prévisionnel présenté
à l'assemblée le 17/09/2001, ceci représente
environ 300FF par mois de plus. Cette augmentation est tout juste
suffisante pour rester au dessus du SMIC au 1 janvier 2002 (si
toutefois l'inflation due au passage à l'Euro reste modérée),
et ne permet pas de rattraper les dix années écoulées.
De plus le ministère refuse (pour le moment) l'idée
d'une indexation de l'allocation sur l'indice de la fonction
publique.
Parallèlement aux seuls
5,5% d'augmentation proposés, le ministère propose
la généralisation du monitorat par :
- la création de nouveaux
``monitorats'' soit en entreprise, soit administratifs, dont
le fonctionnement reste très flou, et qui ne peuvent concerner
qu'une centaine de doctorants (sur les quelques 12 000 allocataires);
- le couplage systématique
de l'allocation de recherche à un monitorat, sachant que
le monitorat d'enseignement reste majoritaire.
Si
la première proposition ne suscite pas d'opposition à
priori de la part de l'ensemble des associations des doctorants
et de leur fédération (CEC) (dans l'attente de
précisions sur les modalités concrètes de
mise en place), le couplage systématique d'un monitorat
avec une allocation ne répond en aucun cas à l'attente
de revalorisation de l'allocation.
En effet, il ne s'agit pas d'une
reconnaissance du travail de recherche fourni par les doctorants,
mais d'une modification de leurs attributions. En outre, il n'est
pas ici question de modifier le statut des allocataires pour
inclure cette nouvelle charge dans leur statut, mais bien de
continuer à leur faire cumuler deux contrats de travail
(allocation + monitorat), alors que le discours du ministère
est de proposer une modification de la nature du travail des
allocataires.
Alors que le ministère de
l'Education dit faire des efforts pour améliorer l'enseignement
à l'université et notamment réduire les
taux d'échec, il propose clairement d'obliger des jeunes
chercheurs à enseigner, que ces derniers le souhaitent
ou non. Il s'agit d'une précarisation de l'enseignement
en premier cycle, complètement à l'opposé
des dernières mesures prises dans l'enseignement secondaire
par exemple, où l'on tente au contraire de fixer les enseignants.
Quelles seront les qualités pédagogiques d'enseignants
non motivés ? La qualité de l'enseignement supérieur
ne peut que pâtir de cette mesure.
De plus, seuls 30% des docteurs
trouvent un poste dans le milieu académique au vu du nombre
de postes ouverts au recrutement : quel intérêt
d'enseigner pour un doctorant qui se destine à l'industrie
? On tient un discours contradictoire aux doctorants : d'un côté,
il faut inscrire sa thèse dans un projet professionnel
qui n'inclut pas forcément le secteur académique
; de l'autre, tous les allocataires doivent enseigner.
De nombreuses universités
peinent à trouver les heures d'enseignement pour les moniteurs
existants, sauf dans certains domaines comme l'informatique où
la pénurie d'enseignants se fait sentir. Afin que tous
les moniteurs effectuent leur service, les universités
seront obligées de les affecter à des enseignements
pour lesquels ils n'auront pas les compétences requises.
A moins que cette généralisation du monitorat ne
masque l'incapacité du gouvernement à gérer
les prochains départs à la retraite des enseignants-chercheurs
de l'université.
Un autre point fort défendu
par les associations des doctorants et la CEC est l'homogénéisation
du statut du doctorant. En effet, il y a énormément
de disparités de financement et de contrats. Certains
docteurs sont en CDD alors que d'autres sont allocataires i.e.
boursiers, sans oublier ceux qui effectue une thèse sans
financement. Sur ce point, il n'y a eu aucune réponse
du ministère.
Pour toutes ces raisons, les associations
de doctorants et leur fédération souhaite une véritable
revalorisation de l'allocation de recherche (à savoir
10% au minimum) et l'abandon du couplage obligatoire allocation-monitorat.
Nedjma
Bendiab
Pour en savoir plus :
"L'allocation
de recherche sera revalorisée en 2002", Bulletin
hebdomadaire de l'ABG, 24 Octobre 2001
"La
revalorisation des allocations de recherche est engagée",
Act-U , 25 Septembre 2001

Campagne de qualification
2002
ou comment devient-on enseignant-chercheur ?
|
Calendrier
des étapes de la qualification 2002
11 septembre 2001
Publication de l'arrêté d'ouverture pour l'inscription
sur la liste de qualification
9 octobre 2001
Clôture des inscriptions
du 9 au 23 novembre 2001
Désignation des rapporteurs par le Conseil National
des Universités
du 10 au 17 décembre 2001
Envoi du nom des rapporteurs aux candidats
7 janvier 2002
Date limite de soutenance de thèse ou d'habilitation doit
avoir été soutenue
du 24 janvier au 22 février 2002
Réunion des sections du Conseil National des Universités
du 25 février au 1er mars 2002
Envoi des résultats de la qualification
Dernière Minute
!
Une deuxième offre de postes à pourvoir pour le
concours de recrutement 2001 est publiée au Journal
Officiel depuis le 2 octobre. Elle concerne les candidats inscrits
sur la liste de qualification 2001. Date limite de
candidature : 26 octobre. Pour plus d'informations : la Guilde des doctorants
Pour plus de renseignements à ce sujet, consultez les
pages:
- de l'Association
Bernard Grégory
- du service Antares
- du bilan de la campagne
de recrutement 2000
- de l'Education Nationale ou "Comment
devient-on enseignant-chercheur"
|
La
campagne de qualification 2002 a démarré ce 11
septembre. Vous trouverez ci-joint son calendrier ainsi que les
liens nécessaires à la constitution des dossiers.
Mais peut-être ignorez-vous tout simplement, comme beaucoup
d'entre nous, ce que peut bien signifier " qualification
" et ce à quoi elle peut bien servir.
L'inscription sur la liste de qualification
nationale est la première étape préliminaire
et obligatoire du concours de recrutement pour postuler aux postes
deux corps d'enseignants-chercheurs titulaires : maîtres
de conférences et professeurs des universités.
L'accès à ces deux corps s'effectue par la voie
de concours ouverts par établissement. La condition sine
qua non pour être candidat à ces concours est
donc l'inscription préalable sur l'une des deux listes
de qualification qui sont établies par le Conseil national
des universités et valables pour une durée de quatre
ans. Les concours de recrutement des professeurs et maîtres
de conférence sont ensuite propres à chaque établissement.
Pour pouvoir être candidat
à une inscription sur la liste de qualification nationale,
il faut être titulaire, à la date d'examen de sa
candidature, de son doctorat, dans le cas du recrutement des
maîtres de conférences, ou de son habilitation à
diriger des recherches, dans le cas du recrutement des professeurs
des universités (ou doctorat pour les concours d'agrégation,
voir plus bas).
Trois dossiers sont à constituer,
l'un, administratif, adressé au recteur d'Académie
qui apprécie la recevabilité des candidatures,
les deux autres, scientifiques, aux deux rapporteurs de la section
compétente du Conseil national des universités
(les fameuses "sections CNU", vous avez sûrement
déjà entendu parler).
Les candidats sont alors soumis
à la seconde étape du recrutement : les concours
ouverts par établissement. Ne peuvent s'y présenter
que les personnes inscrites sur la liste de qualification, un
même candidat pouvant postuler simultanément à
plusieurs concours. La commission de spécialistes de l'établissement,
composée d'enseignants-chercheurs appartenant à
la discipline, auditionne les candidats et les classe ; ce classement
est alors soumis au conseil d'administration de l'établissement.
La voie des concours a ainsi permis
de couvrir environ 90% des postes de maîtres de conférences
offerts au recrutement en 2000 (c'est à dire 2125 postes
sur 2359). En effet, les recrutements s'effectuent selon trois
modalités :
a) par concours sur un emploi ouvert dans un établissement,
b) par la voie de l'agrégation dans les disciplines juridiques,
politiques, économiques, de gestion,
c) par détachement dans le corps pour l'ensemble des disciplines
(un neuvième des postes offerts). Il s'agit d'une voie
réservée aux personnes possédant déjà
la qualité de fonctionnaire et aux magistrats de l'ordre
judiciaire..
Toujours en 2000, selon le bilan
dressé parle Ministère de l'Education Nationale
en février 2001, sur 15 449 dossiers examinés pour
qualification, 56 % ont été retenus pour les concours
(soit 8652) et mais seuls 14 % ont été recrutés
(soit 1263 candidats). Certains lauréats ayant obtenu
leur qualification pendant les années antérieures,
la population des maîtres de conférences recrutés
en 2000 est composée à 0,8% de candidats qualifiés
en 1995, 0,3 % en 1996, 1,7 % en 1997, 13,8% en 1998, 25,7% en
1999 et 57,8% en 2000.
Afin de guider les candidats dans
leurs démarches, le Ministère de l'Enseignement
supérieur a mis en place un service dédié
à la qualification et au recrutement des enseignants-chercheurs
: le service ANTARES. Il Ce service doit ainsi permettre aux
candidats de s'inscrire à la qualification et de suivre
leur dossier tout au long des opérations de qualification,
de recrutement et d'affectation des enseignants-chercheurs. |
Vân-Ly
Phan

Les étoiles de mer,
les amphibiens et Thierry Brassac
Bonjour
à vous, chers collègues savants. Voici un bref
descriptif de ma petite expérience de thèse et
de ce qui s'en suit actuellement. Je vais tenter d'être
utile à ceux qui doutent ou qui se posent des questions
sur leurs activités présentes et le flou artistique
de l'après-thèse. Loin de tout paternalisme ou
de la recette miracle, j'ose espérer que la lecture de
ce qui suit pourra vous donner quelques pistes de réflexion
sur la façon de préparer l'aventure professionnelle
qui vous attend d'ici peu Bien que mon cas puisse être
éventuellement considéré comme atypique,
que vous ayez décidé de poursuivre par un post-doc
ou non ne devrait pas influer sur votre perception du récit
(à mon avis).
Le jury du DEA Biologie Santé
vient d'afficher les résultats. Je me rends compte que
l'enfer se termine enfin et qu'en plus on m'octroie cette bourse
tant espérée. Je suis vidé, fantomatique.
Je prends un mois complet pour tenter de savoir si je me sens
à la hauteur de passer 3 ou 4 ans à étudier
ce qu'il se passe dans un ovule d'étoile de mer lorsqu'il
entre en division. J'en parle tout le temps, à tout le
monde, en toute circonstance pour me rassurer. Puis, les salutaires
vacances (Paris, Amsterdam à vélo, les Cévennes
avec un âne et de bons amis) me revigorent totalement.
Ça y est, j'attaque le travail
avec fougue (et inexpérience). Au bout de quelques mois,
les doutes s'insinuent à nouveau : les anticorps que je
teste donnent des résultats des plus surréalistes,
je tourne en rond. Expédition à Banyuls pour tenter
des manips in vivo ; une semaine de bol d'air frais et marin,
de nouvelles techniques et de familiarisation avec de vraies
étoiles de mer (et non plus des tubes sortant du congélo).
L'impression de faire la biologie dont je rêvais depuis
longtemps : sur le terrain dans une station océanographique.
Au retour, c'est l'enthousiasme de LA manip à laquelle
tous les espoirs sont accrochés Désillusion
amère (le mot est bien faible) d'avoir branché
l'appareil électrique de l'ultime étape dans le
mauvais sens ! LE coup dur Bon, nous décidons alors d'aller
à la pêche aux clones complets de ces fichues protéines
dont on ne connaît qu'une petite partie ; 15 jours de nouvelles
manips en repassant par la case Banyuls et nouveau fiasco. Il
y a beaucoup d'explications possibles à cet échec,
mais l'important est de trouver un sujet qui décolle.
Après quelques hésitations, on tente finalement
de faire le même travail chez les amphibiens. Et zou, la
première étape consiste à se constituer
une batterie d'outils moléculaires permettant de travailler
sur le Xénope (le modèle de prédilection
du labo où de nombreux outils sont disponibles sur place).
Et là, enfin, les choses prennent forme, petit à
petit. Je commence à être autonome, à maîtriser
les subtilités expérimentales (quelquefois à
la limite du perlimpinpin), à savoir à qui (ne
pas) faire confiance dans les articles gravitant autour de "
mon " sujet Bref la vitesse de croisière commence
tout juste à s'établir lorsque le cocktail rédaction/corrections/soutenance
surgit là lorsque l'on s'y attend le moins. Et voilà,
un docteur tout neuf qui redescend doucement de son nuage et
pose pied dans la réalité. Et là, il faut
savoir que faire, et vite.
Plus la thèse avançait,
et plus j'étais persuadé que je ne poursuivrais
pas en post-doc (satisfactions à trop long terme, obligation
de se focaliser sur un minuscule aspect de la biologie, besoin
personnel de contacts avec des non-scientifiques dans le cadre
de mon travail). Au début, je pensais me réorienter
vers un post-doc d'évolution, ou tout autre recherche
comportant une part de travail de terrain. Après quelques
discussions, je me suis rendu compte que cela risquait d'être
difficile sans une année de mise à niveau (par
exemple en DEA). Vu que je ne pouvais " survivre "
une année complète sans revenus, il me fallait
trouver autre chose. J'ai donc commencé à explorer
ce qu'il m'était possible de faire dans la communication
scientifique. Le journalisme scientifique semble la voie royale
à première vue. J'ai accumulé de nombreuses
incursions dans le monde de la communication, indispensables
pour se faire une idée juste de ce milieu.
Pendant ma thèse, j'ai trouvé
le temps de réaliser quelques expériences "
péri scientifiques " : émissions de radio
(Divergence FM), stand à la science en fête, montage
d'un court-métrage sur la fécondation in vitro
(Xenopus land), projet d'une expo de photos cellulaires, participation
aux bars des sciences.
Quand
on se creuse la tête, on trouve toujours des choses à
découvrir. De plus, ça permet de se rendre compte
de ce dont on est capable (et de ce qui nous plaît). D'autre
part, on sait concrètement quoi répondre lorsque
les professionnels vous demandent " mais, à part
la science, qu'est-ce que vous savez faire ? ".
Les doctoriales
m'ont vraiment ouvert les yeux. C'est là que j'ai arrêté
mon choix, que j'ai compris qu'il n'était pas honteux
de bifurquer 1 , que j'ai rencontré
les galères des thésards d'autres disciplines,
que j'ai pris conscience qu'il fallait immédiatement se
préoccuper activement de la suite.
J'ai écumé Paris
pour aller rencontrer (au culot) le monde que je souhaitais intégrer
(Maison de la Radio, Musées, Festival du film scientifique,
National Géographic, Muséum d'Histoire Naturelle,
DESS de communication scientifique, Ecoles de journalisme). À
ce sujet, avec un peu d'organisation, il est vraiment possible
de rencontrer des responsables dont on a du mal à imaginer
qu'ils puissent nous consacrer du temps (journalistes scientifiques
de France Inter ou RFI, concepteurs d'expos du Palais de la Découverte,
service Image-Média du CNRS). Il est préférable
de bien se renseigner au préalable sur ce qu'ils font,
d'avoir préparé ses questions et si possible d'avoir
un embryon de projet à leur proposer, l'air de rien, juste
pour avoir leur avis sur son contenu (même si cela ne se
concrétisera pas, ça fait une bonne entrée
en matière et cela montre que vous en voulez).
Ces démarches m'ont apporté
une vision nette des contraintes de la profession et de ce que
je désirais faire : de quoi passer du naïf "
je finis ma thèse et deviens journaliste scientifique
indépendant " à " il faut que je trouve
une structure proche du réseau de scientifiques que je
connais sinon je n'ai aucune chance ".
Je suis désormais embauché
en contrat Emploi-Jeune par la fac des Sciences pour participer
à la transformation de l'Institut de Botanique en Centre
de Culture Scientifique. Je vous rassure, choses n'ont été
ni immédiates, ni faciles : la transition de la vie de
labo (en interaction perpétuelle avec les autres) à
un travail majoritairement solitaire ne fut pas une mince affaire
! D'autre part, le moment où l'on a besoin de vous, celui
où l'Emploi-jeune est débloqué et celui
jusqu'auquel vous êtes éligible sont malheureusement
des plus indépendants et il faut jongler adroitement pour
retomber administrativement sur ses pattes.
Je
me sens comme un poisson dans l'eau ici, cela correspond exactement
à ce que je voulais faire. Et c'est là le point
essentiel : si, pendant ma thèse, j'étais resté
enfermé dans mon labo, j'aurai probablement tenté
de faire de piges pour des journaux de vulgarisation scientifique
2 , je me serai vite rendu compte que je
ne pouvais en vivre immédiatement et j'aurais vraisemblablement
fini par trouver un boulot alimentaire bien loin de mes envies
premières. Je pense que l'avenir professionnel dépend
uniquement des rencontres que l'on fait. Et pour faire de rencontres,
il faut se remuer, même si c'est quelquefois mal vu (par
certains directeurs de thèse 3),
VOUS AVEZ LE DROIT D'ALLER VOIR AILLEUR CE QU'IL S'Y PASSE, c'est
primordial.
Pour conclure, divisez votre obsession
entre la science (manips, réflexion, congrès, séminaires,
biblio) et votre projet de vie (les deux étant absolument
complémentaires). Il est important de savoir où,
quand, pendant combien de temps, et avec qui vous souhaitez travailler,
et ce choix ne doit pas être hasardeux, c'est vraiment
trop important.
Thierry Brassac
(1) On pourrait appeler ça le complexe du vilain petit
canard. Retour au texte
(2) À ce sujet, mon directeur de thèse s'était
vu proposer une revue sur l'apoptose à faire pour La Recherche.
Il me demande si j'ai envie de me charger de ce papier. Je m'empresse
d'appeler le journal en pensant que c'est dans la poche et l'on
me répond que je ne suis malheureusement " ni spécialiste,
ni journaliste scientifique " et que cela ne sera pas possible. Retour au texte
(3) À ce sujet, je tiens à saluer bien bas toute
l'équipe d'étude du cycle cellulaire du CRBM qui
m'a tant entouré, encouragé, soutenu, compris,
rassuré pendant ces quelques années. Retour au texte

Baisse du chômage :
et les jeunes diplômés dans tout ça ?
Depuis
1993, au plus fort de la crise économique et au plus bas
du marché de l'emploi, on constate une légère
augmentation du pourcentage des docteurs qui entrent dans le
secteur privé : 10 % des docteurs ayant soutenu en 1993
ont été embauchés par des entreprises privées
dans l'année qui suivait. Ce taux est passé à
15 % en 1998. Cette augmentation semble durable même si
elle a eu tendance à se tasser entre 1997 et 1998. Depuis
quelques années, les pouvoirs politiques souhaitent favoriser
un rapprochement des laboratoires de recherche et du secteur
privé, en incitant en particulier les jeunes docteurs
à se tourner vers les entreprises privées. La raison
avouée est d'écouler les nombreux docteurs produits
chaque année qui ne peuvent pas trouver une place dans
le secteur académique, et le nombre de docteurs dans ce
cas va grandissant. En effet, depuis 1990 le nombre de thèses
soutenues chaque année a augmenté de 50 % alors
que le nombre de postes proposés dans le secteur académique
n'a pas ou peu évolué. Au cours de la même
période de temps, on a assisté à l'explosion
des circuits d'attente sous la forme de Post-Docs ou d'ATER.
Quelles sont les réalités des perspectives d'embauche
des docteurs dans le secteur privé ? Cela est certes la
question primordiale qui mérite réponse. Cependant,
il n'existe pas à l'heure actuelle de données précises
permettant d'y répondre. Il nous a semblé intéressant
de donner un état des lieux global de l'emploi des jeunes
diplômés, bac+4 à +8, Ecoles d'ingénieur,
Ecoles de commerce et universités confondues, et des réalités
du marché de l'emploi des cadres, en France et en Europe,
pour lesquels des données existent. Nous passerons donc
en revue différentes caractéristiques de l'embauche
des jeunes diplômés en France puis nous donnerons
quelques informations générales quant au marché
de l'emploi des cadres en France et en Europe.
Le marché de l'emploi des jeunes diplômés
en France : toujours favorable
On observe depuis quelques années
une forte augmentation du taux d'emploi des jeunes diplômés,
de 77 % en 1997 à 88 % en 2000. En 2000, 93 % des jeunes
diplômés déclarent avoir eu un premier emploi
depuis la fin de leurs études. Des différences
de taux d'embauche persistent selon les formations suivies par
les jeunes diplômés, mais ces différences
tendent à se réduire : en 1997, 85 % des jeunes
diplômés issus d'une école de commerce possédaient
un emploi, 84 % pour ceux issus d'une Ecole d'ingénieur
et 72% issus de l'Université. En 2000, les taux d'emplois
sont de 95 % pour les diplômés issus d'Ecoles de
commerce, de 94 % pour les Ingénieurs et 85 % pour les
universitaires.
Il existe également de grandes
disparités selon la filière de formation. En effet,
en 2000, 96 % des jeunes diplômés en informatique
avaient un emploi, 95 % en électronique ou finances-comptabilité,
92 % en physique ou mathématiques. Les diplômés
de géologie/environnement, économie langues, chimie
et agronomie se situent autour de 82 % de taux d'embauche alors
que les diplômés de biologie, psychologie et droit
sont les plus mal placés avec moins de 80 % jeunes diplômés
placés.
Globalement, le marché de
l'emploi est très favorable pour les jeunes diplômés
et l'est de plus en plus même si depuis 1999 on observe
un léger tassement. Il existe cependant toujours des différences
notables selon le cursus de formation suivi.
Les débouchés : une suprématie du secteur
des services et de l'informatique
Deux secteurs emploient 90 % des
jeunes diplômés : l'industrie et les services. L'écart
entre ces deux secteurs ne cesse de croître : 35 % des
jeunes diplômés étaient embauchés
par l'industrie en 1997 contre 29 % en 2000. 55 % l'étaient
par les entreprises de services en 1997 et 61 % en 2000. Le secteur
des services informatiques reste le plus grand employeur de jeunes
diplômés (17 % en 2000) même s'il subit un
fort déclin depuis un an au profit des secteurs Télécoms
et Banques-Assurances.
Les PME et les Grandes entreprises
(+ de 500 salariés) ont employé autant de jeunes
diplômés en 2000. L'écart s'est considérablement
réduit depuis 1997 puisque seuls 33 % étaient embauchés
par une grande entreprise. 24 % des jeunes diplômés
ont été employés par une Très Grande
Entreprise (+ de 5 000 salariés) en 2000 contre 16 % en
1999.
Les postes occupés par les
jeunes diplômés en 2000 concernent surtout l'informatique
(20 %) l'étude et la recherche (16 %) et le marketing
commercial (15 %). L'informatique connaît une forte baisse
puisqu'en 1999, 26 % des jeunes diplômés avaient
un emploi en informatique.
L'embauche : un délai de plus en plus court
Les jeunes diplômés
trouvent un emploi de plus en plus rapidement : la durée
médiane de recherche d'emploi est de 3 mois en 2000 contre
6 mois en 1997. Au bout d'un an, 92 % des jeunes diplômés
ont trouvé un emploi en 2000, contre 84 % en 1997.
Le moyen le plus utilisé
en 2000 pour trouver un emploi reste les petites annonces (40
%), suivent la candidature spontanée (28 %) et les relations
(14 %). 3 jeunes diplômés sur 5 ont déclaré
utiliser Internet pour rechercher un emploi, mais seuls 3 % en
ont obtenu un par ce moyen.
La place du jeune diplômé dans l'entreprise
En 2000, 62 % des jeunes diplômés
avaient un statut de cadre dans leur entreprise contre 58 % en
1997 et 67 % en 1999. Ce pourcentage a donc subi une nette progression
mais la tendance semble s'inverser. On constate cependant que
de fortes disparités existent selon le cursus de formation
et que les écarts tendent à croître. En effet,
en 2000, seuls 43 % des diplômés issus de l'université
avaient un statut de cadre contre 95 % pour ceux issus d'une
Ecole d'ingénieur (52 % contre 89% en 1997).
Les jeunes diplômés
se voient de plus en plus proposer des CDI plutôt que des
CDD. En effet, 83 % possédaient un CDI en 2000 contre
75 % en 1997. Ces pourcentages sont encore plus élevés
si le jeune diplômé a le statut de cadre : 92 %
en 2000 contre 86 % en 1998. Le CDI semble donc devenir la norme.
En ce qui concerne les salaires
bruts annuels, on constate que la progression ralentit : le salaire
brut annuel moyen des jeunes diplômés était
de 156 kF en 1997. Il a connu une progression de 4 % en 1998,
de 3 % en 1999 et de 2 % en 2000 pour atteindre 172kF...
En règle générale,
les jeunes diplômés semblent être satisfaits
de leur emploi : 85 % se déclarent satisfaits par leur
milieu professionnel, 79 % par les missions qui leur sont confiées
et 63 % par les conditions sous lesquelles ils sont employés.
On constate cependant une forte disparité de ces pourcentages
selon que le jeune diplômé a un statut de cadre
ou pas, surtout en ce qui concerne les conditions d'emploi.
L'adéquation entre le projet
initial et l'emploi réellement occupé par les jeunes
diplômés est assez variable. Par exemple 33 % déclaraient
vouloir occuper un poste d'Etudes et de recherches et seuls 16
% occupent un tel poste effectivement. A l'inverse, seuls 8 %
souhaitaient travailler dans l'informatique alors que 20 % occupent
un tel emploi.
Le marché de l'emploi des cadres en France
Le nombre de postes de cadre dans
les entreprises privées est en constante évolution
depuis 1993 et la progression nette est de presque 5 % en 2000.
Cette même année les entreprises privées
ont embauché près de 190 000 cadres, ce qui représente
une augmentation de plus de 12 % par rapport à 1999. Ce
sont les secteurs informatiques et études-recherches qui
ont connu le plus grand essor. Les entreprises privées
ont besoin de plus en plus de cadres depuis le creux de la crise
économique de 1993. Elles amorcent d'ailleurs une recrudescence
des promotions internes et 22 % des nouveaux cadres en sont issus.
Le marché des cadres semble donc on ne peut mieux se porter
depuis plusieurs années et aucun indice ne semble indiquer
que la tendance s'inverserait dans les années à
venir.
Le marché de l'emploi des cadres en Europe
En 2000, l'Europe comportait plus
de huit millions de cadres, ce qui représente 14 % de
taux d'encadrement en moyenne. C'est le Royaume-Uni qui comporte
le plus de cadres (près de 2,5 millions) et le plus fort
taux d'encadrement (18.5 %), la France se situant dans la moyenne
européenne.
L'évolution du marché
de l'emploi des cadres dans les entreprises en France reflète
assez bien ce qu'il se passe en Europe : le nombre de cadres
augmente d'années en années : +3.5 % entre 1999
et 2000 ce qui représente 272 000 emplois de cadre créés.
La répartition des cadres
par secteur d'activité est à peu de choses près
similaire dans tous les pays. La part est tout de même
plus importante dans l'industrie en Italie et dans les services
au Luxembourg.
De même qu'en France, la
tendance actuelle ne semble pas devoir s'inverser dans les quelques
années à venir. En effet, 23 % des entreprises
déclarent avoir pour perspective d'augmenter leur effectif
de cadres. Ce pourcentage est en constante évolution depuis
1994.
En résumé, on peut
voir que le marché de l'emploi pour les jeunes diplômés
se porte bien depuis quelques années et que globalement
le marché de l'emploi des cadres est en constante progression.
Le statut des jeunes diplômés s'améliore,
ainsi que leurs conditions de travail et leur satisfaction. Ce
constat semble valable aussi bien en France qu'à l'échelle
de l'Union Européenne et ne semble pas devoir changer
dans le court terme. Ces quelques données concernaient
l'ensemble des jeunes diplômés. Il aurait été
évidemment plus intéressant d'avoir des données
aussi détaillées en ce qui concerne les docteurs.
Seulement, peu de données de suivi des docteurs existent.
Il semble que d'ici peu de temps, ces données existeront
puisque le Ministère de la Recherche en France met en
place une politique de suivi des doctorants et docteurs à
l'échelle des Ecoles Doctorales. Certaines associations
de doctorants n'ont cependant pas attendu ces nouvelles directives
ministérielles pour s'intéresser au devenir des
jeunes docteurs. C'est entre autres pour cela que l'association
Contact a mis en place depuis plusieurs années l'ADUM,
l'annuaire des élèves et anciens élèves
des Ecoles Doctorales de l'Académie de Montpellier.
Sylvain
Billiard
Sources :
"L'insertion professionnelle des jeunes diplômés
", 2000, APEC
"L'Europe des cadres ", 2001, APEC
Rapport annuel de la Guilde des Doctorants sur le devenir des
docteurs.

Pour les P'tits Déj-Entreprise
aussi, c'est la rentrée !
Le
pari continue !
Les P'tits Déj-Entreprise de Contact reprendront leur
activité en Octobre.
Notre objectif est toujours de permettre
aux doctorants de toutes disciplines d'élargir leur horizon.
Nous souhaitons leur permettre d'acquérir pendant leur
thèse une meilleure connaissance du monde de l'entreprise
et des possibilités qui s'offrent à eux dans le
secteur privé.
A ce jour en effet, le parcours
universitaire du doctorant ne lui laisse que peu de latitude
pour découvrir et comprendre les rouages internes d'une
entreprise, ses contraintes, son potentiel. Confronté
brutalement à la nécessité de trouver un
emploi, le docteur se trouve face à un univers "
inconnu et hostile ". Comment, dans ces conditions, peut-il
envisager de construire un projet professionnel et valoriser
sa formation ?
Pourtant, les chiffres sont là
et parlent d'eux-mêmes : plus de la moitié des docteurs
seront amenés à travailler dans le secteur privéL'inadéquation
flagrante qui existe entre les moyens mis à la disposition
des doctorants et la réalité à laquelle
ils seront confrontés au sortir de leur cursus universitaire
est plutôt inquiétante!
Peu de temps libre, souvent peu
ou pas de contact personnel avec le monde de l'entreprise, le
doctorant se dit le plus souvent " qu'il verra bien quand
il aura soutenu " et remet aux calendes l'élaboration
de son projet professionnel. Or certaines réflexions nécessitent
de faire leur chemin, certaines démarches se préparent
bien à l'avance.
C'est dans cette optique que l'association
Contact vous propose chaque mois un rendez-vous privilégié
avec des professionnels du monde de l'entreprise : au cours d'un
débat convivial, ceux-ci vous apportent leur éclairage,
leurs conseils, leur témoignage sur le sujet du jour.
Des horaires compatibles avec une
journée de laboratoire (8h30-10h), des thèmes tels
que : le recrutement, les docteurs vus par les entreprises, les
transferts de technologie, la culture d'entreprise. (Toutes vos
suggestions de thèmes seront bienvenues !), les Ptits
Déj-Entreprise vous invitent à réfléchir
sérieusement à votre avenir professionnel autour
d'un copieux petit déjeuner !
Toutes les informations pratiques sont à votre disposition
sur le site : http://www.contact.asso.fr/ptidej
Lara
Joubert
ptitdej@contact.asso.fr

Le 5ème Carrefour
des Biotechnologies approche !
Notez bien ce rendez-vous
: les 13, 14 et 15 novembre 2001 aux arènes de Nîmes
!
|

Tarifs Etudiant
avec repas: 250 F/ 38,11 euros
sans repas: 100 F/ 15,24 euros
Pour le programme et les inscriptions, notre site Web :
http://biotechnologies.contact.asso.fr
Pour tout renseignement ou pour participer à l'organisation
:
sandrine.milesi@contact.asso.fr
ou passez à l'asso !
|
C'est
un événement à ne pas manquer pour nous,
étudiants et jeunes diplômés, issus de nombreux
domaines auxquels les entreprises de biotechnologies font appel
:
biologie, informatique, finances, économie, droit,
physique, électronique, sciences humaines
Cette rencontre annuelle et nationale nous permettra :
- de découvrir
les nouvelles stratégies de recherche dans les entreprises
privées et les organismes publics
- de s'informer sur
les moyens de protéger au mieux nos résultats de
recherche
- de découvrir
des opportunités de carrière dans les entreprises
du domaine des biotechnologies
- d'entrer en relation
avec les acteurs et décideurs des entreprises privées.
|
Le
5ème Carrefour des Biotechnologies a été
volontairement organisé en même temps que le colloque
annuel de France Biotech (association professionnelle d'entreprises
de Biotechnologies). Conséquences pour nous ? Une
opportunité de rencontrer les industriels du secteur pour
comprendre les stratégies en matière de recherche
et d'innovation dans les domaines de la santé, l'agronomie
et l'agroalimentaire, l'environnement.
Ces mêmes industriels seront
à notre écoute et nous témoigneront leur
expérience sur des sujets comme les métiers de
la recherche, la propriété industrielle, le droit
d'affaire, les finances. En effet, l'association Contact a souhaité
la mise en place de tables-rondes qui feront place au
dialogue. Ce sera donc l'occasion d'aborder des thèmes
souvent obscurs comme la valorisation économique des résultats
de thèse ou la création d'entreprise.
Au-delà de l'information,
ce rendez-vous permettra des rencontres d'affaires avec
le marché aux projets (échanges et partenariats
entre recherche publique et industriels).
Enfin, pour se donner les moyens
de réussir les rencontres avec les industriels (futurs
recruteurs), un espace emploi sera à notre disposition
: des DRH (Directeurs des Ressources Humaines) et des professionnels
de l'emploi (l'association Contact avec l'opération Syn'act,
le Creufop, l'Afij, la Cité des métiers) seront
à notre disposition pour des conseils personnalisés
:
n'oubliez pas vos CV et lettre de motivation pour un diagnostic
!
Sandrine
Milesi

Docteurs et doctorants en
recherche d'emploi diffusez votre CV!
L'ADOCAM : un premier contact entre le docteur et le recruteur
La
rédaction et la diffusion de CV sont des étapes
primordiales lors de la recherche d'un emploi. L'association
Contact propose d'aider les docteurs et doctorants à la
recherche d'un emploi ou d'une mission grâce à l'ADOCAM.
L'ADOCAM est un service de l'ADUM
(l'annuaire des élèves et anciens élèves
des écoles doctorales de l'Académie de Montpellier)
qui comprend :
Une aide personnalisée
et des conseils d'expert pour la réalisation d'un CVcomplet.
Si vous souhaitez un conseil, un avis sur votre CV ou une aide
pour l'élaboration et la rédaction de votre CV,
une personne compétente, salariée de l'association,
est à votre disposition. Vous pouvez la contacter par
mail pour posez vos questions ou pour convenir d'un entretien
d'une heure environ (naima.maybel@contact.asso.fr). C'est un
service gratuit
Un annuaire électronique,
élaboré à partir de la base de données
de l'ADUM et diffusé sur le site Internet de l'association
Contact. Chaque inscrit peut mettre à jour son mini-CV
quand il le désire directement à partir du site.
La consultation des CV s'effectue à l'aide d'un moteur
de recherche basé sur le domaine de recherche, les mots-clefs
de la thèse et les compétences du docteur/doctorant.
Ce service est lui aussi gratuit.
Un annuaire papier distribué
une fois par an à l'échelle nationale auprès
de 2500 cabinets de recrutement et entreprises. Cet annuaire
regroupe toutes les personnes qui en auront fait la demande lors
de leur inscription ou de leur mise à jour dans l'annuaire
électronique. Une cotisation de 50 FF sera demandée
pour les frais d'édition et d'envoi.
L'ADOCAM 2001 devrait être
édité sous format papier vers le mois de novembre
2001. Inscrivez-vous donc dès maintenant sur le site
de l'association !
Pour toute information supplémentaire rendez-vous sur
le site http://adocam.contact.asso.fr
ou envoyez un mail à adocam@contact.asso.fr
Virginie
Neugnot

Le " Guide des aides
aux formations doctorales et post-doctorales " de l'ANDES
L'Association Nationale des Docteurs
ès Sciences (ANDES) a été fondée
en 1970. Elle est régie par la loi de juillet 1901 et
a été reconnue d'utilité publique en janvier
1975. Son objectif principal est de mener des actions utiles
à la collectivité des docteurs (formation, mobilité,
développement de la recherche scientifique, diffusion
d'informations, etc.). Compte tenu de l'hétérogénéité
de la formation initiale des docteurs, l'ANDES est une structure
privilégiée de rassemblement des titulaires du
diplôme ultime de l'Université. Son président
actuel est le Professeur Guy OURISSON, président sortant
de l'Académie des Sciences.
Parmi ses différentes actions,
l'ANDES publie cette année la 12ème édition
du "Guide des aides aux formations doctorales et post-doctorales".
A vocation la plus exhaustive possible, ce document est aujourd'hui
reconnu comme la "bible" de financements des thèses
et d'après thèse. Contenant plus de 500 pages
il est découpé en sept chapitres, véritable
répertoire de :
1- 36 organismes publics distribuant plus de 7000 aides dont
2,5 % seulement sont post-doctorales
2- 28 organisations internationales, bourses post-doctorales
pour la plupart
3- 24 conseils régionaux bourses doctorales / post-doctorales
4- des industriels
5- 83 associations et institutions privées, surtout du
secteur biomédical, mais aussi en sciences humaines, gestion
et pluridisciplinaires
6- plus de 170 prix scientifiques récompensant les travaux
les plus brillants
7- 243 pages de relations internationales, échanges bilatéraux
de la France avec 64 pays, programmes conjoints, description
des relations internationales des EPST/EPIC, des universités
etc.
Aujourd'hui, l'ANDES souhaite développer
des antennes locales, afin d'améliorer les échanges
entre les différents acteurs régionaux de la recherche
scientifique, ainsi que ses propres méthodes de communication.
L'association recherche également un nouveau rédacteur
en chef pour son bulletin d'information nationale (3 à
4 numéros par an).
|
Pour information :
Guide des aides aux formations doctorales ou post-doctorales
- 12ème édition 2000/2001 :
Editeur: ANDÈS - Format A4 - ISSN 1148-5809 - 522 pages
Prix normal
Pour les membres |
250 FF (38,11
euros) + 35 FF port (5,34 euros)
230 FF (35,06 euros) + 35 FF port (5,34 euros) |
Pour le commander : Tél. 01 43 37 51 12 Fax. 01
43 37 18 42
Adhésion :
| Membres |
Ordinaires |
Bienfaiteurs |
Thèse
depuis moins de 3 ans
Thèse depuis plus de 3 ans
Retraités
Personnes morales |
130
FF (19,82 euros)
260 FF (39,64 euros)
130 FF (19,82 euros)
1000 FF (152,45 euros) |
600
FF (91,47 euros)
1200 FF (182,94 euros)
600 FF (91,47 euros)
5000 FF (762,25 euros) |
Conditions d'adhésion :
Etre titulaires de tous types de Doctorats français ou
étrangers
(Dr. d'Etat, Dr. en Sciences, Dr. Ingénieurs, Dr. 3ème
cycle suivi d'une H.D.R., Ph.D.)
Mél. andes@inapg.inra.fr
Web. http://www.andes.asso.fr
|

Nouveau : un DESS Bioinformatique
à Montpellier !
C'est
ce 17 septembre que l'Université Montpellier II a accueilli
la toute première promotion d'un DESS de Bioinformatique.
Après le DESS IAO et celui de journalisme scientifique,
créé l'an dernier, souhaitons longue vie à
ce nouveau DESS "double compétence" dans notre
Académie. Il s'agit d'une formation complémentaire
en informatique, destinée aux étudiants issus de
formations de biologie classique (physiologie animale ou végétale,
biologie des organismes, pharmacie, agro, etc), et ayant pour
but de former des bioinformaticiens.
Cette création est une réponse
à la forte demande des entreprises privées (laboratoires
pharmaceutiques ou start-up de biotechnologies) et des laboratoires
de biologie publics autour de Montpellier ou à l'échelle
nationale. En effet, on voit aujourd'hui s'accroître le
besoin de bioinformaticiens notamment avec l'émergence
de projets comme le Génopôle, l'étude du
génome fonctionnel, du transcriptome, du protéome...
Cette formation a donc pour but de fournir
une culture informatique dense permettant de couvrir les différentes
orientations de la bioinformatique. L'année est découpée
en deux semestres, le premier étant consacré à
la formation informatique pure, et le second correspondant à
une phase plus appliquée sous la forme d'un stage en entreprise. Les
débouchés envisagés seraient des emplois
en CDI ou CDD dans les petites entreprises locales ou nationales
; le besoin étant tellement important que celles-ci se
sont déjà d'elles-mêmes proposées
comme terrains de stage.
Près de 350 demandes d'inscription
ont été déposées cette année,
pour une première promotion composée au final de
10 étudiants en formation initiale et 10 étudiants
en formation permanente. Il s'agit principalement, pour ces derniers,
de personnels déjà formés sur le terrain
mais souhaitant asseoir leurs bases et leurs connaissances ou
officialiser leur savoir-faire.
Pour la formation initiale, les
responsables du DESS ont intentionnellement favorisé un
brassage des origines de formation, recrutant des étudiants
issus de maîtrises et d'IUP de spécialités
diverses. De même, ils n'ont pas souhaité sélectionner
d'étudiant possédant déjà un bac+5
ou un bac+8 ; l'expérience du DESS IAO leur ayant appris
qu'il était très dur, par la suite, pour un thésard
de se positionner par rapport à une entreprise, celle-ci
lui reprochant souvent d'être surdiplômé.
Mme Lefranc nous conseille donc de nous positionner avant tout
par rapport à notre thèse, sans porter tous nos
espoirs sur un diplôme de niveau inférieur, puis
par la suite, de suivre une formation complémentaire en
formation parallèle dans le cadre de son travail.
Se pose ainsi, pour nombre d'entre
nous, le problème de la reconversion après la thèse.
Suivre une nouvelle formation ? Laquelle ? Retrouvez dans notre
prochain numéro, une rubrique consacrée à
cette demande grandissante de double compétence.
Vân-Ly
Phan
Pour toutes informations complémentaires : cliquez ici
Responsables :
- Marie-Paule Lefranc lefranc@ligm.igh.cnrs.fr
- Vincent Berry vberry@ligm.igh.fr

Le Bar des Sciences "cuvée
2001-2002" est arrivé !
 |
La
saison des bars des sciences reprendra cette année le
14 Novembre. Le cocktail proposé est le suivant : une
soirée (à partir de 20H30), un cadre agréable
(la Brasserie du Triangle), des spécialistes scientifiques
d'horizons divers et un public (actif) d'horizons non moins divers.
Agitez le tout pendant environ 2 heures pour obtenir une discussion
imprévisible et surprenante autour de thèmes scientifiques
dans l'air du temps. Un façon alternative et conviviale
de discuter de science autour d'un verre. C'est un lieu d'échange
de savoirs où chacun peut librement enrichir sa culture
scientifique, interroger, donner son avis, exposer ses doutes.
L'abus de curiosité n'étant pas nocif, vous pouvez
jeter un oeil au programme ci-joint.
On se retrouve à l'apéro-sciences ?
Thierry Brassac |
Brasserie du Triangle à
Montpellier
Contact : http://www.physique.univ-montp2.fr/sfp/bar.html
Infos : 04 67 04 02 22
Mercredi
14 Novembre 2001
Mercredi 12 Décembre 2001
Mercredi 30 Janvier 2001
Mercredi 27 Février 2002
Mercredi 20 Mars 2002
Mercredi 24 Avril 2002
Mercredi 22 Mai 200 |
Le
Principe de Précaution : quel est le rôle des experts
Quelle eau demain ?
Les nouvelles thérapies
Que nous apprend l'Histoire des Sciences
Qu'est-ce que la conscience ?
Les origines de l'Univers : Sciences et Mythes
Nos sens en question |

Les échanges EUROGENDIS
Les Universités
de Montpellier I et II font partie d'un réseau inter-universtaire
européen baptisé Eurolife. En liaison avec 6 autres
universités européennes (Edimbourg, Göttingen,
Leiden, Innsbruck, le Trinity College de Dublin et le Karolinska
Institute de Stockholm), elles participent à un programme
d'échange appelé EUROGENDIS qui bénéficie
de bourses pré-doctorales Pierre et Marie Curie. Après
une première sélection en mai dernier, un nouvel
appel d'offre est lancé. Les échanges peuvent se
faire soit entre ces universités, soit en provenance d'autres
universités européennes et à destination
d'une université d'EUROGENDIS. Le sujet du projet de recherche
doit être en adéquation avec le thème général
d'Eurogendis : the Molecular Basis of GENetic Disease. Ainsi
bon nombre de laboratoires de notre Académie peuvent être
concernés. Pour tout renseignement, contactez Philippe
Jeanteur ou Jacques Clot, correspondants Eurogendis à
Montpellier, ou retrouvez toutes les informations nécessaires
sur le réseau Eurolife
sur le programme EUROGENDIS

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