Journal n° 26 - Octobre / Novembre 2001

Sommaire

  1 - Édito
  2 - Un "Avenir" pour les jeunes chercheurs
        Gilles Block, directeur régional de l'Inserm, nous l'explique
  3 - Modulez votre thèse
  4 - Doctoriales 2001, une réflexion sur l'avenir
  5 - Revalorisation de l'allocation de recherche
  6 - Campagne de Qualification 2002
  7 - Les étoiles de mer, les amphibiens et Thierry Brassac
  8 - Baisse du chômage : et les jeunes diplômés dans tout ça ?
  9 - Pour les P'tits Déj-Entreprise aussi, c'est la rentrée !
10 - Le 5ème Carrefour des Biotechnologies approche !
11 - Docteurs et doctorants en recherche d'emploi, diffusez votre CV!
12 - Le " Guide des aides aux formations doctorales et post-doctorales "
        de l'ANDES
13 - Nouveau : un DESS Bioinformatique à Montpellier !
14 - Le Bar des Sciences "cuvée 2001-2002" est arrivé !
15 - Les échanges EUROGENDIS

Édito

 

    C'est la rentrée ! Ça n'aura échappé à personne, évidemment Mais pour nous, actifs de l'association, c'est aussi le moment idéal pour mieux nous faire connaître, notamment auprès des personnes les plus directement concernées par nos actions, à savoir les doctorants et anciens doctorants de l'académie de Montpellier.
     Nos objectifs principaux sont clairs : être aux côtés des doctorants durant leurs études (voir l'état des lieux sur la revalorisation de l'allocation de recherche du ministère ou la mise en place de modules d'ouverture) ; les sensibiliser à ce qui existe autour du laboratoire (ainsi que nous le conseille Thierry Brassac, ou voir encore l'intérêt des Doctoriales®) ; favoriser leur insertion professionnelle, autant dans le milieu académique qu'extra-académique d'ailleurs.
     Mais au-delà des actions que nous menons, nous sommes avant tout une association animée par des doctorants, qui agit pour des doctorants, quelle que soit leur formation, et quel que soit leur projet professionnel ; une association ouverte et à l'écoute de ses membres (à ce propos, saviez-vous que tous les élèves et anciens élèves des écoles doctorales de l'académie de Montpellier sont membres de droit de l'asso, et qu'il suffit de faire un tour sur la page "adhésion" du site pour activer ce droit ?). Ce qui est sûr, c'est que nous sommes aussi en majorité des étudiants, et que nous ne nous privons pas de faire la fête quand l'occasion se présente.
     En bref, la vraie force de Contact, c'est d'avancer grâce au travail et aux idées de doctorants. Nous sommes donc à l'écoute, et vous donnons rendez-vous sur notre site web, au téléphone ou dans notre local, étant donné que s'il y a une chose dont nous sommes convaincus, c'est que plus on est de fous, mieux on travaille ! Et plus on rit aussi, et nous ne nous en privons pas !

À bientôt !

Guillaume Bertault

Un "Avenir" pour les jeunes chercheurs Français
Gilles Block, directeur régional de l'Inserm, nous l'explique

 

Sources:

- "Avec le programme Avenir, l'Inserm finance les jeunes talents". Elsa Bru, Arborescience, 27 Juillet 2001

- " L'Inserm lance le programme avenir en faveur des jeunes chercheur ". Inserm Actualités juillet/août 2001

- " Avenir 2001­ Programme de soutien aux jeunes chercheurs". Inserm Bloc-Notes, juillet/août 2001

 

(1) Entre 1999 et 2010, près d'un tiers des chercheurs de l'Inserm partiront à la retraite avec un pic des départs entre 2006 et 2007      Retour au texte

(2) Pour plus d'informations:
"Postdoc : Les exploités de la recherche", Dorothée Benoit Browaeys, Biofutur
- 1e volet
- 2e volet
Le financement des postdocs français en France, Arborescience, 5 février 2001     Retour au texte

     Pour son arrivée à la direction générale de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), Christian Bréchot a décidé de frapper fort. Il lance le programme " Avenir ", véritable incitation à la création de jeunes équipes de recherche. Alors que la recherche française s'apprête à connaître des départs à la retraite massifs 1, cette initiative, annoncée en juin dernier, veut participer au renouvellement en France du " potentiel de recherche biomédicale, clinique et en santé publique ". Avenir permettra à de jeunes chercheurs titulaires ou à des post-doctorants français et étrangers de mener leur recherche, de façon autonome, grâce à l'allocation d'une aide financière importante et durable.
     Christian Bréchot souhaite ainsi " créer une véritable pépinière de jeunes talents ". " En recherche plus qu'ailleurs, la valeur n'attend pas le nombre des années. Je veux que l'Inserm donne aux jeunes leur vrai place : c'est à dire des moyens, de l'autonomie, des responsabilités. A eux de jouer ensuite ! "

Et il leur en donne les moyens!

     Le programme Avenir consistera en une aide de fonctionnement et d'équipement de 60000 euros (400 000 FF environ) par an pendant trois ans, accompagnée le cas échéant d'un salaire mensuel de 2 300 euros net par mois (environ 15 000 FF) pour les post-docs. Première tout à fait remarquable, puisque les post-docs, jusqu'alors très peu ou pas considérés 2, n'auront jamais eu de salaire aussi élevé. L'Inserm affiche ainsi sa volonté de favoriser l'intégration des jeunes chercheurs dans ses laboratoires, puisque ce programme, à moyen terme, doit permettre aux porteurs de projet de se présenter aux concours de recrutement dans de meilleures conditions.

     Le candidat disposera d'une surface de recherche de 50 m2, accueilli soit sur un site qui aura su réserver des surfaces dédiées au programme , soit au sein d'une unité ou une équipe de recherche Inserm. Ces conditions doivent lui permettre d'avoir accès à des plateformes technologiques de pointes.
     Pour constituer son équipe, il pourra bénéficier d'un poste supplémentaire pour l'accueil d'un post-doc étranger et se voir adjoindre des techniciens ou ingénieurs de recherche par son laboratoire d'accueil. Enfin, en liaison avec les écoles doctorales, son laboratoire pourra l'aider à encadrer un étudiant en DEA ou en thèse.

     Le financement de ce programme bénéficie d'un partenariat étroit entre l'Inserm, les associations et fondations caritatives (Association Française contre les Myopathies, Agence Nationale de Recherche sur le Sida , Association pour la Recherche sur le Cancer, Ligue Nationale contre le cancer, Fondation pour la recherche Médicale), le ministère de la Santé, les Hôpitaux, les conseils régionaux et les industriels.

     De ce fait, la sélection des lauréats "Avenir" sera basée sur l'excellence d'un projet de recherche, innovant et de haut niveau, devant s'inscrire dans les champs de recherche de l'Inserm et favoriser les liens entre recherche biomédicale, recherche clinique et recherche en Santé publique.

     Les projets seront ainsi examinés par une commission scientifique, composée d'experts français et étrangers, qui appréciera les dossiers en encourageant la mobilité des candidats, évaluant leur capacité à développer un projet de façon autonome au sein du laboratoire d'accueil (de préférence différent du laboratoire de thèse pour les post-docs ou du laboratoire d'origine pour les chercheurs titulaires). Les dossiers devront également mettre en valeur les capacités d'interaction du candidat avec les autres acteurs du site de recherche.

     La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 29 octobre 2001, pour une mise en place début 2002, une deuxième promotion "Avenir" étant prévue l'année prochaine.
     Enfin, le renouvellement du programme sera possible une fois, à condition que le porteur du projet soit à ce moment titulaire, ainsi que la demande de création d'une équipe Inserm à terme.

 

     Aux vues de ces informations, il nous est apparu intéressant de savoir ce qui était prévu et envisageable à ce sujet dans notre académie. Gilles Block, directeur régional de l'Inserm en Languedoc Roussillon, a accepté de nous recevoir et de répondre à nos questions. Nous avons abordé avec lui la question du programme "Avenir", mais également les problèmes du statut des post-docs en France, de la formation des doctorants et du recrutement à l'Inserm.

 

 

Parcours

     Après des études de droit, je suis entré à la Préfecture de la Meuse où je m'occupais alors des finances ainsi que des opérations d'investissement de l'Etat. A compter de 1975, j'ai pris des fonctions à l'Union des Groupements d'Achats Publics (UGAP), organisme de l'Etat chargé d'approvisionner le secteur public en matériels et mobiliers (de l'ordinateur à l'IRM en passant par les véhicules automobiles). Très schématiquement, mon premier poste à la Direction Générale de l'UGAP m'a amené à négocier avec tous les ministères ainsi qu'à gérer la politique de communication et les relations avec la presse. Les postes suivants, en tant que directeur régional, ensuite comme directeur inter-régional, m'ont amené à créer de nouvelles structures (d'où l'importance que j'attache à l'organisation et au management).

     En bénéficiant d'une nécessaire connaissance du Code des Marchés Publics, j'ai été appelé à négocier d'importantes opérations avec les collectivités publiques. Pour vous donner un ordre d'idée, mon dernier poste m'a amené à manager un service de 80 personnes pour un volume d'activités de 800 millions de francs annuels. En 1986, l'UGAP étant passé du statut de service interministériel de l'Etat à établissement public industriel et commercial (EPIC), j'ai ainsi eu à gérer, notamment, les personnels et les finances aussi bien en droit public qu'en droit privé.

     Cette double expérience du secteur public et privé, ainsi que mon attachement à la notion de service rendu à des utilisateurs, m'ont aidé, me semble-t-il, à m'intégrer plus rapidement à l'Inserm depuis 1998.

Gilles Block
Administrateur délégué Régional de l'Inserm Languedoc-Roussillon

Contact - Commençons par des questions spécifiques au programme Avenir. Elles concernent des aspects très pratiques mais devraient intéresser plus directement les candidats qui se préparent à déposer leur dossier.
Ce programme est destiné aux jeunes chercheurs titulaires et aux post-docs français ou étrangers. A-t-il été défini un profil spécifique pour postuler, un âge limite par exemple ? Y a t-il déjà une prédétermination des postes à pourvoir en fonction des thématiques de recherche?

Gilles Block
-Ce programme a été conçu pour favoriser l'émergence de jeunes équipes. Globalement on prévoit en 2002 10 postes pour les chercheurs statutaires, 10 pour les hospitalo-universitaires et 20 à 25 pour les post-doctorants. Mais, en dehors de ces directives, il n'existe absolument aucune prédétermination quelle qu'elle soit, ni limite d'âge, ni quotas relatifs aux thématiques de recherche. Tout reste ouvert, sous réserve, bien entendu, que le sujet corresponde au souci d'interaction entre recherche publique, santé publique et recherche biomédicale. Tout dépendra ensuite de la qualité du projet déposé.

Ainsi, il n'a pas non plus été désigné d'unités cibles en fonction des régions administratives ? Avez-vous cependant une estimation du nombre de postes envisageables sur Montpellier ?
     Pas du tout, c'est un projet assez récent qui a été décidé en juin dernier, il n'y a donc encore aucune réponse qui nous est remontée. Par contre nous travaillons à un sondage au sein des unités de notre administration déléguée régionale pour savoir s'il existe déjà des projets en émergence.

Qu'en est-il des 50 m2 évoqués dans le dossier de présentation et qui doivent être alloués à chaque équipe " Avenir " ? Allez vous pousser les murs ? Où trouverez-vous les locaux ?
     Ces 50 m2 ne me semblent en réalité qu'indicatifs, pour souligner qu'il y aura un effort de fait dans les unités considérées. Vous allez alors me demander à juste titre : "quels sont les locaux dont vous disposez ?". Je pense que chaque personne qui présentera un dossier aura déjà pris contact avec le laboratoire susceptible de l'accueillir et déterminé si ces conditions sont réalisables ou non.

C'est donc au porteur de projet d'aller lui-même faire les démarches nécessaires.
     A mon sens, c'est ce qui me paraît le plus sain et le plus logique. Les contacts entre chercheurs pour ces objectifs scientifiques se passent en règle générale d'une manière plus aisée qu'un contact avec l'administration. Cela se fera en totale harmonie entre le candidat et un éventuel laboratoire. Bien évidemment, face à une demande, l'administration pourra apporter son aide.

     Par ailleurs, il n'y a pas que les unités Inserm concernées par ce programme, il y a aussi les autres organismes avec lesquels nous sommes en totale collaboration : l'UMII, l'UMI, le CHU, le CNRS, le CRLC. Aussi trouver quelques dizaines de mètres carrés ne me paraît pas impossible, d'autant plus qu'à court et moyen terme, il existe beaucoup de projets immobiliers. Dans le cadre du contrat de plan, l'Inserm va faire une extension du Centre de Biochimie Structurale dans deux ans ; il y aura également pour d'autres organismes la construction de l'Institut Régional de Biothérapie ; l'extension du bâtiment recherche du CRLC ; la création de l'Institut de Génomique Fonctionnelle etc... Ceci sera d'autant plus renforcé par le fait que dans le cadre du plan quadriennal, la plupart des unités vont être renouvelées au 1er janvier 2003, il y aura des changements. Je suis donc loin d'être pessimiste à ce sujet.
     Désormais, chaque directeur d'unité prend en compte la possibilité d'intégration d'une telle équipe émergente. Ceci n'est pas quantifié mais c'est en effet un problème pratique qu'il faudra résoudre.
Ce programme est surtout destiné aux post-docs de retour de l'étranger. D'un point de vue pratique, ne voyez-vous pas d'obstacles techniques quant à la constitution d'une nouvelle équipe, dans une toute nouvelle unité, puisque le laboratoire d'accueil semble devoir être différent de celui dans lequel on a effectué sa thèse ?
     C'est en effet un appel à la mobilité qui peut poser quelques problèmes pratiques, mais ce n'est pas une condition sine qua non, je crois cependant que c'est ce qui est voulu : une mobilité, de nouvelles synergies qui se créent, de nouveaux contacts pris. Malgré tous les obstacles pratiques, cette philosophie est très bonne et c'est ce que souhaite la direction générale.

Quel sera, d'après vous, l'avenir des porteurs de projet ? Une fois les trois années écoulées, pensez-vous qu'il y aura une procédure de recrutement spécifique aux personnes qui auront participé au programme, une sorte de poste fléché ?
     Ce n'est qu'un sentiment personnel, mais je crois en effet qu'il pourrait y avoir ce genre de procédure. Et ce serait une très bonne chose car ce programme est déjà très sélectif ; beaucoup de dossiers seront présentés pour une quantité de postes à pourvoir faible. Ce sera donc une sélection de l'excellence du dossier qui pourrait déboucher par la suite sur des " postes fléchés ". Même si cela n'a pas encore été officiellement envisagé, l'intégration à moyen terme de ces chercheurs pour un renouvellement des cadres, qui se posera entre 2004 et 2010, me semble être dans la perspective de la Direction Générale. La pyramide des âges des personnels chercheurs nous montre que le problème va se poser avec beaucoup d'acuité.

Les post-docs aujourd'hui sont financés par des associations et non par le gouvernement. Pouvez-vous nous redéfinir le mode de financement du programme "Avenir" ?
     Il apparaît clairement que les financements seront faits par les organismes externes en ce qui concerne les post-docs, l'Inserm prenant en charge les frais de fonctionnement et les coûts induits.

Une nouvelle fois ce ne sera donc pas l'Inserm qui rémunèrera les post-docs "Avenir". C'est l'équivalent du financement d'un post-doc aujourd'hui. Se pose encore une fois le problème de son statut social.
D'un point de vue plus général, d'après vous, d'où vient ce problème du statut des post-docs en France ?

     Je vous donnerai un avis totalement personnel. Dans la recherche, nous sommes dans le cadre de la fonction publique, et tout ce qui n'est pas dans le moule pose toujours problème. À mon sens, cela vient de là. Le statut général de la fonction publique n'est pas totalement adapté à la mobilité, au niveau de recherche, à la rémunération qu'on pourrait souhaiter pour les chercheurs et les post-docs. C'est une situation extrêmement ambiguë. Le recrutement à l'Inserm se fait sur des postes budgétaires, globalement décidés par le ministère des finances. L'embauche d'un post-doc comme contractuel prendrait donc un poste budgétaire, ce qui pénaliserait d'autant l'intégration de nouveaux chercheurs statutaires.
Il s'agit de problèmes aussi bien d'ordre juridique que, peut-être, d'habitudes de fonctionnement.

Vers où s'orienter alors pour trouver une solution ? Il existe une réelle précarité entre le moment où l'on finit sa thèse et celui où l'on trouve un emploi.
     Vaste problème ! Il y aurait un juste milieu à avoir. Le statut général de la fonction publique très schématiquement ne prévoit que des fonctionnaires titulaires, et éventuellement dans certains cas exceptionnels, des contractuels pour 3 ans, renouvelables un certain nombre de fois, pour les cadres A, dont les chercheurs font partie. Et pour le moment, il n'existe rien d'autre. La solution serait un assouplissement des textes réglementaires ou un assouplissement du statut des EPST

Et d'après vous, tend-on vers cela actuellement ?
     À vrai dire, aux vues de la politique actuelle - je suis là pour l'appliquer - je constate que la réglementation est de plus en plus forte. Je prends un exemple qui n'a rien à voir avec le statut du général de la fonction publique : les marchés publics. Il est très difficile d'avoir la réactivité, la souplesse nécessaires même si l'élévation des seuils des marchés nous sera d'une grande aide. Cependant, j'espère vraiment que l'on puisse arriver à un réel assouplissement dans la gestion du personnel, des chercheurs, des post-docs.

Pour en revenir à l'Inserm, quelle est l'évolution de la politique budgétaire ces dernières années?
     Depuis ces deux dernières années, l'Inserm a été en progression assez importante, bien loin d'un affaiblissement. Je suis très optimiste à ce niveau. En effet, son budget global n'a fait que s'accroître depuis 1998, passant de 2,9 à 3,27 milliards en 2000 et une augmentation supplémentaire attendue pour 2001. La part de l'état dans ce budget reste toujours importante (autours de 2,3 milliards) mais on constate une augmentation des financements externes.

Donc en termes de politique de recrutement, comment pensez vous que cela évoluera, va-t-il y avoir augmentation des postes ou juste un renouvellement.
     Dans la conjoncture actuelle où l'on doit faire attention au déficit public, à la dépense publique, je ne pense pas qu'on assistera à une explosion des recrutements. Par contre avoir un renouvellement rapide des classes d'âges qui vont partir, oui. Une extension du nombre sans doute mais dans des limites qui pourraient demeurer étroites.

Disposez vous de statistiques sur l'origine des personnels recrutés à l'Inserm, si ce sont des étudiants en médecine, des étudiants en science, quels ont été leurs parcours, combien d'années de post-docs ont-ils réalisé avant leur recrutement ?
     Actuellement 20% des chercheurs sont médecins et il semblerait que ce pourcentage, au niveau des recrutements actuels, soit nettement inférieur.

Alors qu'à la base, c'étaient surtout des médecins qui composaient le personnel chercheur de l'Inserm.
     Ce n'est plus le cas actuellement, mais il y a aujourd'hui une réelle volonté de la direction générale de procéder à une re-médicalisation des personnels.

Quant au nombre d'années avant le recrutement, connaissez vous son évolution ?
     C'est une nécessité aujourd'hui de partir en post-doc plusieurs années, surtout à l'étranger.
     Nos dernières statistiques montrent que le temps moyen qui sépare la soutenance de thèse du recrutement est de 2,7 ans pour les CR 2 et de 4,2 ans pour les CR 1.

Passons à la question des thésards. Savez-vous combien vous avez de thésards à l'Inserm et l'évolution de leur nombre depuis ces quelques années ?
     En 1998, l'Inserm accueillait 2014 doctorants et actuellement, sur le plan régional, nous en encadrons 76. Il est à noter, cette année, que l'Inserm va financer pour la première fois, dans la région, trois bourses de thèse en partenariat avec la région.
(D'après un rapport élaboré par l'Inserm sur ses doctorants et publié en 1998, sur les 2014 doctorants, 57% étaient des femmes et 43% des hommes; 16% étaient des médecins, 2,5% des étudiants en pharmacie et 1,5% des vétérinaires. Enfin,40% des thèses étaient financées par des allocations MENRT, 19% par desassociations et seules 5% par les régions et le secteur privé.)

Savez-vous ce qu'ils deviennent ?
     C'est un gros défaut de notre part, d'un point de vue administratif régional. La direction des unités suit certainement mieux ses étudiants - mais cela ne remonte pas jusqu'à moi et c'est un problème que nous allons essayer de résoudre. En effet, même si les écoles doctorales sont là pour les suivre, il serait extrêmement intéressant de savoir ce qu'ils deviennent et la mise en place d'un service des ressources humaines, au niveau régional, devrait nous permettre d'assurer un meilleur suivi .
(Toujours d'après le rapport publié en 1998, sur les 1675 personnes qui ont soutenu leur thèse dans un laboratoire Inserm entre 1994 et 1997, 54% ont effectué un ou des stages postdoctoraux. La moitié des stages postdoctoraux a été effectuée sur le continent nord-américain - 43% aux Etats-unis et 7,7% au Canada - pour 21,4% en France. Enfin, il est intéressant de savoir que, si l'on considère en 1998 les docteurs ayant soutenu leur thèse en 1994 ou 1995, trois ou quatre ans après la soutenance de thèse, 39,7% des docteurs issue des laboratoires de l'Inserm n'ont pas trouvé d'emploi stable. Ces emplois stables concernent pour 26,6% le secteur académique (Université, EPST) et pour 18,3% seulement le secteur privé.)

Connaissez les mesures prises par l'Université pour diversifier la formation des doctorants pendant leur thèse ?
     Oui, j'en ai entendu, mais je n'ai pas beaucoup d'éléments à ce propos.

Ma question est de savoir si vous participez à cela.
     Non, et il est dommage que l'administration déléguée de l'Inserm ne soit pas plus précisément informée.

Y aurait-il des moyens pour que vous le soyez plus ?
     Oui, je pense qu'il s'agit d'une question d'intégration de l'administration déléguée dans un certain nombre de domaines et d'activités des universités.

Êtes-vous sollicité, existe-t-il des interactions à ce niveau ?
     Il faut savoir que les collaborations avec les universités datent de longtemps. Simplement une intégration officielle, forte entre l'Inserm et des universités, par le biais de ce qu'on appelle la mixité, ne date que depuis le début de l'année. La contractualisation pour la mixité des unités de Montpellier date seulement de janvier 2001. Il y a tout un historique à créer, des interactions à prévoir.

Pensez-vous que faire une thèse à l'Inserm peut favoriser l'insertion d'un doctorant en entreprise ? Est-ce une réflexion de l'INSERM sur le devenir de ses étudiants ?
     Je rappellerai qu'il existe au niveau de la direction générale une mission " Docteurs -Doctorants " en charge du suivi de ces étudiants. Il semblerait que les stages post-doctoraux, rendent plus facile l'insertion en milieu professionnel.
     Sur le plan national, il existe un service de la valorisation et du transfert industriel. Et une filiale qui s'appelle "Inserm-transfert" a été créée pour l'aide à la création d'entreprise
Sur le plan régional, l'Inserm est membre du conseil d'administration de LRI - Languedoc Roussillon - Incubation -, et nous essayons de promouvoir et développer la valorisation, j'en veux pour preuve la création, il y a 8 mois, d'un poste de chargé de mission à la valorisation et à l'aide aux entreprises.

Propos recueillis par Vân-Ly Phan

 

Modulez votre thèse !

     Qu'apprenons-nous pendant nos années de thèse ? Malgré un savoir théorique et pratique de haut niveau, cette question renvoie le jeune docteur face à un handicap qui nuit gravement à son avenir professionnel : son image de chercheur confiné dans son laboratoire et coupé du monde. Cloîtré depuis longtemps dans un sujet trop spécialisé, manquant donc d'ouverture d'esprit et de diversité, la réputation fermée du thésard ne satisfaisait pas les employeurs qui leur préféraient leurs confrères ingénieurs.

     Il était donc temps de changer radicalement la situation et de redorer le blason des doctorants en mettant en avant leurs réelles capacités. La solution pour le thésard était simple, il se devait de diversifier ses connaissances pendant sa thèse et de savoir sortir de temps en temps de son sujet de recherche.

     Ainsi, une réforme entreprise il y a deux ans a conduit à la mise en place dans les écoles doctorales de modules de cours dits transversaux destinés aux doctorants et balayant un vaste panel d'enseignements. Depuis 1999, chaque thésard a l'obligation de suivre pendant ses deux premières années de thèse un minimum de 50 heures de cours librement choisis dans la liste des modules proposée par son école doctorale. Ceux-ci, d'une durée de 20 heures en moyenne, se répartissent en deux groupes : ceux dits internes, spécifiques à l'école doctorale et se présentant la plupart du temps comme un approfondissement de la spécialité de la formation doctorale, et ceux dits externes, accessibles à tous les thésards, qui au contraire ouvrent aux étudiants une palette d'enseignements parallèles aussi divers que l'anglais, la gestion de projet ou la création d'entreprise. Il est inutile de préciser que ces derniers représentent une opportunité unique pour le thésard d'élargir son éventail de compétences pendant sa thèse avec des connaissances particulièrement recherchées par les entreprises. Ceci n'est pas négligeable quand on sait que plus de la moitié des doctorants doivent s'orienter vers le secteur privé pour trouver un emploi

     À l'heure actuelle, la plupart des modules externes sont mis en place par l'ISIM (Institut des Sciences de l'Ingénieur de Montpellier), le BIPE (Bureau d'Insertion Professionnel des Etudiants) et le SCEL (Service Commun d'Enseignement des Langues) sur le campus de l'Université Montpellier II. Bien qu'opérationnels depuis peu de temps, la liste des modules proposés est déjà importante : Sciences et philosophie, propriété industrielle et intelligence économique, gestion de projet, techniques de recherche d'emploi, anglais, innovation et créations d'entreprise L'association Contact participe également à la création de nouveaux modules : elle a mis en place et gère le module d'anglais et prépare entre autres pour l'année prochaine un module de comptabilité et gestion. Le grand avantage des modules externes provient du fait que la plupart ne sont pas enseignés par des universitaires mais par des acteurs de la vie économique et industrielle. C'est donc le moyen de faire connaissance avec des chefs d'entreprise, des économistes, des directeurs du personnel et d'écouter leurs attentes. En plus de diversifier ses compétences, on peut ainsi se créer un réseau de relations enrichissant et bien utile pour l'avenir.

     Afin d'aider les doctorants dans la recherche et le choix des modules, l'association Contact travaille également à la mise en place d'une interface en ligne qui permettrait à chaque thésard d'avoir accès à la liste complète de tous les modules proposés par les écoles doctorales, leurs horaires, leur durée et leurs responsables. Si l'ensemble des écoles doctorales valide ce projet, chaque doctorant pourra à terme s'inscrire, valider ses modules, en consulter la liste et comptabiliser ses heures de façon sécurisée à partir de cette interface.

     Dans tous les cas, il ne faut pas oublier qu'avoir la possibilité de suivre ces modules est avant tout une chance pour l'avenir des docteurs de par les atouts qu'ils pourront faire valoir devant les employeurs. L'université en charge de l'enseignement validera de plus les heures de cours suivies par une attestation reconnaissant les nouvelles compétences acquises pendant la thèse. Il ne reste donc plus qu'à chacun de choisir ses modules suivant ses affinités et ses goûts. N'hésitez pas à dépasser votre quota de 50 heures car contrairement à ce que l'on entend trop fréquemment, les modules ne sont pas des heures perdues sur la thèse, mais au contraire du temps gagné sur votre après-thèse. C'est un moyen d'éviter le cloisonnement dans un sujet de recherche, la possibilité de rencontrer des acteurs de la vie économique, de vous tisser un réseau de relations, et c'est avant tout votre nouvelle arme pour préparer sereinement votre avenir au sortir de l'université.

Jocelyn Méré

Doctoriales 2001, une réflexion sur l'avenir

 

     Une thèse d'accord, mais après ? Les chiffres parlent d'eux-mêmes : trois ans après la thèse, seuls 50% des docteurs de 1996 se sont placés dans l'enseignement supérieur et dans la recherche publique alors que 40% se sont tournés vers le secteur privé (rapport sur les études doctorales 2000).La thèse en elle-même nous prépare à la voie académique (organismes de recherche et enseignement supérieur) mais le monde de l'entreprise reste, pour la majorité d'entre nous, un univers obscur. Ainsi le choix des orientations et des recherches d'emploi de l'après-thèse demeurent pour le moins difficiles.

     Les doctoriales proposent aux doctorants non pas une formation, mais une approche du monde de l'entreprise. En effet, qu'en est-il des compétences demandées par le secteur privé ? Les Doctoriales se déroulent sur une semaine entière de travail intense dans une ambiance conviviale (rien ne vous empêche de vous y faire des amis). On se permet d'oublier sa thèse et ses petits problèmes quotidiens au profit d'une réflexion commune pour prendre un peu de recul par rapport à son travail. Au cours de cette semaine, les doctorants, venant d'horizons totalement différents (sciences, lettres, sciences éco) participent à l'élaboration d'un projet professionnel commun (au sein de petits groupes hétéroclites). On y apprend à exploiter les connaissances de chacun pour aboutir à un projet final qui est présenté devant des professionnels. En plus de ce projet, des forums et des discussions par petits groupes nous sont proposés sur des thèmes tels que le monde professionnel, l'entreprise et des rencontres avec des 'anciens' On y apprend entre autres à mettre en valeur ses compétences au cours d'un entretien professionnel.

     Les doctoriales nous permettent d'appréhender le fonctionnement du monde de l'entreprise mais surtout d'entamer une réflexion personnelle pour nous situer par rapport à cet univers.

     Les prochaines Doctoriales du Languedoc-Roussillon se dérouleront à Mèze du 18 au 24 novembre 2001. Il est à noter par ailleurs que cet événement existe aussi sur d'autres sites en France et n'est pas restreint à notre seule région. Vous pourrez trouver des informations supplémentaires ainsi que les formulaires d'inscription sur le site : http://doctoriales.contact.asso.fr


Jérôme Gobinet

Revalorisation de l'allocation de recherche

 

     L'allocation de recherche est un salaire versé par le ministère de la recherche à environ 3900 nouveaux doctorants par an (4000 à la rentrée 2001) pendant deux ans, renouvelable un an.
     Le montant de cette allocation est fixé à 7400 FF bruts par mois depuis 1991. Il n'a pas évolué depuis et correspond aujourd'hui à un salaire d'environ 6100 FF nets par mois. Représentant 1,34 fois le SMIC en 1991, le montant de l'allocation de recherche n'est maintenant supérieur que de 12 FF au montant brut du SMIC (voir figure ci-contre ).

     Cette allocation de recherche est perçue comme une bourse allouée à des étudiants. Or, qui dit étudiant dit formation, apprentissage. Toutefois, les journées du jeune chercheur, financé ou non , sont bien éloignées de celles des étudiants des cycles précédents, puisqu'il effectue un réel travail de recherche. Les formations complémentaires qu'il reçoit s'apparentent plus à de la formation continue qu'à des études proprement dites. En effet, selon le dernier rapport de l'observatoire des sciences et techniques, les doctorants représentent 48% de la recherche française. Il paraît alors légitime que ce travail soit reconnu à sa juste valeur.
     Par ailleurs, les rapports sur les études doctorales (1998,1999) indiquent une baisse des inscriptions en DEA et en thèse. Cet état de fait inquiétant aura pour conséquence d'affaiblir le potentiel de la recherche scientifique française; cela est d'autant plus préoccupant que le système d'enseignement et de recherche est à l'aube d'une importante vague de départs à la retraite. Le niveau de revenu actuel constitue un véritable frein pour ceux qui souhaitent s'orienter vers le milieu de la recherche. Ainsi, aujourd'hui, la recherche scientifique est mise à mal par la perte d'attractivité de l'allocation de recherche, qui n'est compensée ni par un statut décent et homogène pour l'ensemble des doctorants, ni par l'assurance d'une carrière scientifique à la clef. Aussi, de nombreux étudiants amenés à choisir un troisième cycle portent leur choix sur des DESS où l'avenir professionnel paraît plus clairement défini et accessible.
     De plus, la situation actuelle aggrave d'autant la perception de la thèse par le milieu privé (vers lequel de plus en plus de docteurs s'orientent) comme une expérience professionnelle, pour deux raisons : d'une part, la "culture du docteur" reste encore à faire dans beaucoup d'entreprises, et d'autre part une expérience rémunérée 6123.50 FF est peu crédible face aux salaires pratiqués dans le privé.

     Pour remédier à cela, les différentes associations de doctorants et leur fédération (la CEC : confédération des étudiants chercheurs) ont été à l'origine de nombreuses actions . Dans un premier temps, une pétition pour la revalorisation de l'allocation a été mise en place. Elle a été signée par près de 14 000 personnes : enseignants chercheurs, doctorants, et personnalités de la recherche, et ce en seulement 4 mois. Des hommes politiques (députés, sénateurs, présidents de collectivités territoriales, ) ont également soutenu cette idée de revalorisation ; par ailleurs, deux manifestations en juin ont réuni pour l'une plus de 1000 personnes en France et pour l'autre 1800 personnes à Paris. A l'échelle locale, le Conseil d'Administration de l'Université Montpellier II a voté à l'unanimité le 11 juillet dernier une motion de soutien de l'action pour la revalorisation (le texte de cette motion peut être lue ici)

     Malgré toutes ces actions, le gouvernement propose des solutions particulièrement minimalistes : le ministère propose une revalorisation de 5,5% selon le dernier budget prévisionnel présenté à l'assemblée le 17/09/2001, ceci représente environ 300FF par mois de plus. Cette augmentation est tout juste suffisante pour rester au dessus du SMIC au 1 janvier 2002 (si toutefois l'inflation due au passage à l'Euro reste modérée), et ne permet pas de rattraper les dix années écoulées. De plus le ministère refuse (pour le moment) l'idée d'une indexation de l'allocation sur l'indice de la fonction publique.

     Parallèlement aux seuls 5,5% d'augmentation proposés, le ministère propose la généralisation du monitorat par :

  • la création de nouveaux ``monitorats'' soit en entreprise, soit administratifs, dont le fonctionnement reste très flou, et qui ne peuvent concerner qu'une centaine de doctorants (sur les quelques 12 000 allocataires);
  • le couplage systématique de l'allocation de recherche à un monitorat, sachant que le monitorat d'enseignement reste majoritaire.

     Si la première proposition ne suscite pas d'opposition à priori de la part de l'ensemble des associations des doctorants et de leur fédération (CEC) (dans l'attente de précisions sur les modalités concrètes de mise en place), le couplage systématique d'un monitorat avec une allocation ne répond en aucun cas à l'attente de revalorisation de l'allocation.
     En effet, il ne s'agit pas d'une reconnaissance du travail de recherche fourni par les doctorants, mais d'une modification de leurs attributions. En outre, il n'est pas ici question de modifier le statut des allocataires pour inclure cette nouvelle charge dans leur statut, mais bien de continuer à leur faire cumuler deux contrats de travail (allocation + monitorat), alors que le discours du ministère est de proposer une modification de la nature du travail des allocataires.
     Alors que le ministère de l'Education dit faire des efforts pour améliorer l'enseignement à l'université et notamment réduire les taux d'échec, il propose clairement d'obliger des jeunes chercheurs à enseigner, que ces derniers le souhaitent ou non. Il s'agit d'une précarisation de l'enseignement en premier cycle, complètement à l'opposé des dernières mesures prises dans l'enseignement secondaire par exemple, où l'on tente au contraire de fixer les enseignants. Quelles seront les qualités pédagogiques d'enseignants non motivés ? La qualité de l'enseignement supérieur ne peut que pâtir de cette mesure.
     De plus, seuls 30% des docteurs trouvent un poste dans le milieu académique au vu du nombre de postes ouverts au recrutement : quel intérêt d'enseigner pour un doctorant qui se destine à l'industrie ? On tient un discours contradictoire aux doctorants : d'un côté, il faut inscrire sa thèse dans un projet professionnel qui n'inclut pas forcément le secteur académique ; de l'autre, tous les allocataires doivent enseigner.
     De nombreuses universités peinent à trouver les heures d'enseignement pour les moniteurs existants, sauf dans certains domaines comme l'informatique où la pénurie d'enseignants se fait sentir. Afin que tous les moniteurs effectuent leur service, les universités seront obligées de les affecter à des enseignements pour lesquels ils n'auront pas les compétences requises. A moins que cette généralisation du monitorat ne masque l'incapacité du gouvernement à gérer les prochains départs à la retraite des enseignants-chercheurs de l'université.

     Un autre point fort défendu par les associations des doctorants et la CEC est l'homogénéisation du statut du doctorant. En effet, il y a énormément de disparités de financement et de contrats. Certains docteurs sont en CDD alors que d'autres sont allocataires i.e. boursiers, sans oublier ceux qui effectue une thèse sans financement. Sur ce point, il n'y a eu aucune réponse du ministère.

     Pour toutes ces raisons, les associations de doctorants et leur fédération souhaite une véritable revalorisation de l'allocation de recherche (à savoir 10% au minimum) et l'abandon du couplage obligatoire allocation-monitorat.
  
Nedjma Bendiab

Pour en savoir plus :
"L'allocation de recherche sera revalorisée en 2002", Bulletin hebdomadaire de l'ABG, 24 Octobre 2001
"La revalorisation des allocations de recherche est engagée", Act-U , 25 Septembre 2001

Campagne de qualification 2002
ou comment devient-on enseignant-chercheur ?

 

 Calendrier des étapes de la qualification 2002

11 septembre 2001
Publication de l'arrêté d'ouverture pour l'inscription sur la liste de qualification

9 octobre 2001
Clôture des inscriptions

du 9 au 23 novembre 2001
Désignation des rapporteurs par le Conseil National des Universités

du 10 au 17 décembre 2001
Envoi du nom des rapporteurs aux candidats

7 janvier 2002
Date limite de soutenance de thèse ou d'habilitation doit avoir été soutenue

du 24 janvier au 22 février 2002
Réunion des sections du Conseil National des Universités

du 25 février au 1er mars 2002
Envoi des résultats de la qualification

 

Dernière Minute !
Une deuxième offre de postes à pourvoir pour le concours de recrutement 2001 est publiée au Journal Officiel depuis le 2 octobre. Elle concerne les candidats inscrits sur la liste de qualification 2001. Date limite de
candidature : 26 octobre. Pour plus d'informations : la Guilde des doctorants


Pour plus de renseignements à ce sujet, consultez les pages:

- de l'Association Bernard Grégory
- du service Antares
- du bilan de la campagne de recrutement 2000
- de l'Education Nationale ou "Comment devient-on enseignant-chercheur"

     La campagne de qualification 2002 a démarré ce 11 septembre. Vous trouverez ci-joint son calendrier ainsi que les liens nécessaires à la constitution des dossiers. Mais peut-être ignorez-vous tout simplement, comme beaucoup d'entre nous, ce que peut bien signifier " qualification " et ce à quoi elle peut bien servir.

     L'inscription sur la liste de qualification nationale est la première étape préliminaire et obligatoire du concours de recrutement pour postuler aux postes deux corps d'enseignants-chercheurs titulaires : maîtres de conférences et professeurs des universités. L'accès à ces deux corps s'effectue par la voie de concours ouverts par établissement. La condition sine qua non pour être candidat à ces concours est donc l'inscription préalable sur l'une des deux listes de qualification qui sont établies par le Conseil national des universités et valables pour une durée de quatre ans. Les concours de recrutement des professeurs et maîtres de conférence sont ensuite propres à chaque établissement.
     Pour pouvoir être candidat à une inscription sur la liste de qualification nationale, il faut être titulaire, à la date d'examen de sa candidature, de son doctorat, dans le cas du recrutement des maîtres de conférences, ou de son habilitation à diriger des recherches, dans le cas du recrutement des professeurs des universités (ou doctorat pour les concours d'agrégation, voir plus bas).
     Trois dossiers sont à constituer, l'un, administratif, adressé au recteur d'Académie qui apprécie la recevabilité des candidatures, les deux autres, scientifiques, aux deux rapporteurs de la section compétente du Conseil national des universités (les fameuses "sections CNU", vous avez sûrement déjà entendu parler).

     Les candidats sont alors soumis à la seconde étape du recrutement : les concours ouverts par établissement. Ne peuvent s'y présenter que les personnes inscrites sur la liste de qualification, un même candidat pouvant postuler simultanément à plusieurs concours. La commission de spécialistes de l'établissement, composée d'enseignants-chercheurs appartenant à la discipline, auditionne les candidats et les classe ; ce classement est alors soumis au conseil d'administration de l'établissement.

     La voie des concours a ainsi permis de couvrir environ 90% des postes de maîtres de conférences offerts au recrutement en 2000 (c'est à dire 2125 postes sur 2359). En effet, les recrutements s'effectuent selon trois modalités :
a) par concours sur un emploi ouvert dans un établissement,
b) par la voie de l'agrégation dans les disciplines juridiques, politiques, économiques, de gestion,
c) par détachement dans le corps pour l'ensemble des disciplines (un neuvième des postes offerts). Il s'agit d'une voie réservée aux personnes possédant déjà la qualité de fonctionnaire et aux magistrats de l'ordre judiciaire..

     Toujours en 2000, selon le bilan dressé parle Ministère de l'Education Nationale en février 2001, sur 15 449 dossiers examinés pour qualification, 56 % ont été retenus pour les concours (soit 8652) et mais seuls 14 % ont été recrutés (soit 1263 candidats). Certains lauréats ayant obtenu leur qualification pendant les années antérieures, la population des maîtres de conférences recrutés en 2000 est composée à 0,8% de candidats qualifiés en 1995, 0,3 % en 1996, 1,7 % en 1997, 13,8% en 1998, 25,7% en 1999 et 57,8% en 2000.

     Afin de guider les candidats dans leurs démarches, le Ministère de l'Enseignement supérieur a mis en place un service dédié à la qualification et au recrutement des enseignants-chercheurs : le service ANTARES. Il Ce service doit ainsi permettre aux candidats de s'inscrire à la qualification et de suivre leur dossier tout au long des opérations de qualification, de recrutement et d'affectation des enseignants-chercheurs.

Vân-Ly Phan

Les étoiles de mer, les amphibiens et Thierry Brassac

 

     Bonjour à vous, chers collègues savants. Voici un bref descriptif de ma petite expérience de thèse et de ce qui s'en suit actuellement. Je vais tenter d'être utile à ceux qui doutent ou qui se posent des questions sur leurs activités présentes et le flou artistique de l'après-thèse. Loin de tout paternalisme ou de la recette miracle, j'ose espérer que la lecture de ce qui suit pourra vous donner quelques pistes de réflexion sur la façon de préparer l'aventure professionnelle qui vous attend d'ici peu Bien que mon cas puisse être éventuellement considéré comme atypique, que vous ayez décidé de poursuivre par un post-doc ou non ne devrait pas influer sur votre perception du récit (à mon avis).

     Le jury du DEA Biologie Santé vient d'afficher les résultats. Je me rends compte que l'enfer se termine enfin et qu'en plus on m'octroie cette bourse tant espérée. Je suis vidé, fantomatique. Je prends un mois complet pour tenter de savoir si je me sens à la hauteur de passer 3 ou 4 ans à étudier ce qu'il se passe dans un ovule d'étoile de mer lorsqu'il entre en division. J'en parle tout le temps, à tout le monde, en toute circonstance pour me rassurer. Puis, les salutaires vacances (Paris, Amsterdam à vélo, les Cévennes avec un âne et de bons amis) me revigorent totalement.

     Ça y est, j'attaque le travail avec fougue (et inexpérience). Au bout de quelques mois, les doutes s'insinuent à nouveau : les anticorps que je teste donnent des résultats des plus surréalistes, je tourne en rond. Expédition à Banyuls pour tenter des manips in vivo ; une semaine de bol d'air frais et marin, de nouvelles techniques et de familiarisation avec de vraies étoiles de mer (et non plus des tubes sortant du congélo). L'impression de faire la biologie dont je rêvais depuis longtemps : sur le terrain dans une station océanographique. Au retour, c'est l'enthousiasme de LA manip à laquelle tous les espoirs sont accrochés ­ Désillusion amère (le mot est bien faible) d'avoir branché l'appareil électrique de l'ultime étape dans le mauvais sens ! LE coup dur Bon, nous décidons alors d'aller à la pêche aux clones complets de ces fichues protéines dont on ne connaît qu'une petite partie ; 15 jours de nouvelles manips en repassant par la case Banyuls et nouveau fiasco. Il y a beaucoup d'explications possibles à cet échec, mais l'important est de trouver un sujet qui décolle. Après quelques hésitations, on tente finalement de faire le même travail chez les amphibiens. Et zou, la première étape consiste à se constituer une batterie d'outils moléculaires permettant de travailler sur le Xénope (le modèle de prédilection du labo où de nombreux outils sont disponibles sur place). Et là, enfin, les choses prennent forme, petit à petit. Je commence à être autonome, à maîtriser les subtilités expérimentales (quelquefois à la limite du perlimpinpin), à savoir à qui (ne pas) faire confiance dans les articles gravitant autour de " mon " sujet Bref la vitesse de croisière commence tout juste à s'établir lorsque le cocktail rédaction/corrections/soutenance surgit là lorsque l'on s'y attend le moins. Et voilà, un docteur tout neuf qui redescend doucement de son nuage et pose pied dans la réalité. Et là, il faut savoir que faire, et vite.

     Plus la thèse avançait, et plus j'étais persuadé que je ne poursuivrais pas en post-doc (satisfactions à trop long terme, obligation de se focaliser sur un minuscule aspect de la biologie, besoin personnel de contacts avec des non-scientifiques dans le cadre de mon travail). Au début, je pensais me réorienter vers un post-doc d'évolution, ou tout autre recherche comportant une part de travail de terrain. Après quelques discussions, je me suis rendu compte que cela risquait d'être difficile sans une année de mise à niveau (par exemple en DEA). Vu que je ne pouvais " survivre " une année complète sans revenus, il me fallait trouver autre chose. J'ai donc commencé à explorer ce qu'il m'était possible de faire dans la communication scientifique. Le journalisme scientifique semble la voie royale à première vue. J'ai accumulé de nombreuses incursions dans le monde de la communication, indispensables pour se faire une idée juste de ce milieu.

     Pendant ma thèse, j'ai trouvé le temps de réaliser quelques expériences " péri scientifiques " : émissions de radio (Divergence FM), stand à la science en fête, montage d'un court-métrage sur la fécondation in vitro (Xenopus land), projet d'une expo de photos cellulaires, participation aux bars des sciences.
     Quand on se creuse la tête, on trouve toujours des choses à découvrir. De plus, ça permet de se rendre compte de ce dont on est capable (et de ce qui nous plaît). D'autre part, on sait concrètement quoi répondre lorsque les professionnels vous demandent " mais, à part la science, qu'est-ce que vous savez faire ? ".

     Les doctoriales m'ont vraiment ouvert les yeux. C'est là que j'ai arrêté mon choix, que j'ai compris qu'il n'était pas honteux de bifurquer 1 , que j'ai rencontré les galères des thésards d'autres disciplines, que j'ai pris conscience qu'il fallait immédiatement se préoccuper activement de la suite.

     J'ai écumé Paris pour aller rencontrer (au culot) le monde que je souhaitais intégrer (Maison de la Radio, Musées, Festival du film scientifique, National Géographic, Muséum d'Histoire Naturelle, DESS de communication scientifique, Ecoles de journalisme). À ce sujet, avec un peu d'organisation, il est vraiment possible de rencontrer des responsables dont on a du mal à imaginer qu'ils puissent nous consacrer du temps (journalistes scientifiques de France Inter ou RFI, concepteurs d'expos du Palais de la Découverte, service Image-Média du CNRS). Il est préférable de bien se renseigner au préalable sur ce qu'ils font, d'avoir préparé ses questions et si possible d'avoir un embryon de projet à leur proposer, l'air de rien, juste pour avoir leur avis sur son contenu (même si cela ne se concrétisera pas, ça fait une bonne entrée en matière et cela montre que vous en voulez).

     Ces démarches m'ont apporté une vision nette des contraintes de la profession et de ce que je désirais faire : de quoi passer du naïf " je finis ma thèse et deviens journaliste scientifique indépendant " à " il faut que je trouve une structure proche du réseau de scientifiques que je connais sinon je n'ai aucune chance ".

     Je suis désormais embauché en contrat Emploi-Jeune par la fac des Sciences pour participer à la transformation de l'Institut de Botanique en Centre de Culture Scientifique. Je vous rassure, choses n'ont été ni immédiates, ni faciles : la transition de la vie de labo (en interaction perpétuelle avec les autres) à un travail majoritairement solitaire ne fut pas une mince affaire ! D'autre part, le moment où l'on a besoin de vous, celui où l'Emploi-jeune est débloqué et celui jusqu'auquel vous êtes éligible sont malheureusement des plus indépendants et il faut jongler adroitement pour retomber administrativement sur ses pattes.
     Je me sens comme un poisson dans l'eau ici, cela correspond exactement à ce que je voulais faire. Et c'est là le point essentiel : si, pendant ma thèse, j'étais resté enfermé dans mon labo, j'aurai probablement tenté de faire de piges pour des journaux de vulgarisation scientifique 2 , je me serai vite rendu compte que je ne pouvais en vivre immédiatement et j'aurais vraisemblablement fini par trouver un boulot alimentaire bien loin de mes envies premières. Je pense que l'avenir professionnel dépend uniquement des rencontres que l'on fait. Et pour faire de rencontres, il faut se remuer, même si c'est quelquefois mal vu (par certains directeurs de thèse 3), VOUS AVEZ LE DROIT D'ALLER VOIR AILLEUR CE QU'IL S'Y PASSE, c'est primordial.

     Pour conclure, divisez votre obsession entre la science (manips, réflexion, congrès, séminaires, biblio) et votre projet de vie (les deux étant absolument complémentaires). Il est important de savoir où, quand, pendant combien de temps, et avec qui vous souhaitez travailler, et ce choix ne doit pas être hasardeux, c'est vraiment trop important.

Thierry Brassac

(1) On pourrait appeler ça le complexe du vilain petit canard.     Retour au texte
(2) À ce sujet, mon directeur de thèse s'était vu proposer une revue sur l'apoptose à faire pour La Recherche. Il me demande si j'ai envie de me charger de ce papier. Je m'empresse d'appeler le journal en pensant que c'est dans la poche et l'on me répond que je ne suis malheureusement " ni spécialiste, ni journaliste scientifique " et que cela ne sera pas possible.     Retour au texte
(3) À ce sujet, je tiens à saluer bien bas toute l'équipe d'étude du cycle cellulaire du CRBM qui m'a tant entouré, encouragé, soutenu, compris, rassuré pendant ces quelques années.     Retour au texte

Baisse du chômage : et les jeunes diplômés dans tout ça ?

 

     Depuis 1993, au plus fort de la crise économique et au plus bas du marché de l'emploi, on constate une légère augmentation du pourcentage des docteurs qui entrent dans le secteur privé : 10 % des docteurs ayant soutenu en 1993 ont été embauchés par des entreprises privées dans l'année qui suivait. Ce taux est passé à 15 % en 1998. Cette augmentation semble durable même si elle a eu tendance à se tasser entre 1997 et 1998. Depuis quelques années, les pouvoirs politiques souhaitent favoriser un rapprochement des laboratoires de recherche et du secteur privé, en incitant en particulier les jeunes docteurs à se tourner vers les entreprises privées. La raison avouée est d'écouler les nombreux docteurs produits chaque année qui ne peuvent pas trouver une place dans le secteur académique, et le nombre de docteurs dans ce cas va grandissant. En effet, depuis 1990 le nombre de thèses soutenues chaque année a augmenté de 50 % alors que le nombre de postes proposés dans le secteur académique n'a pas ou peu évolué. Au cours de la même période de temps, on a assisté à l'explosion des circuits d'attente sous la forme de Post-Docs ou d'ATER. Quelles sont les réalités des perspectives d'embauche des docteurs dans le secteur privé ? Cela est certes la question primordiale qui mérite réponse. Cependant, il n'existe pas à l'heure actuelle de données précises permettant d'y répondre. Il nous a semblé intéressant de donner un état des lieux global de l'emploi des jeunes diplômés, bac+4 à +8, Ecoles d'ingénieur, Ecoles de commerce et universités confondues, et des réalités du marché de l'emploi des cadres, en France et en Europe, pour lesquels des données existent. Nous passerons donc en revue différentes caractéristiques de l'embauche des jeunes diplômés en France puis nous donnerons quelques informations générales quant au marché de l'emploi des cadres en France et en Europe.

Le marché de l'emploi des jeunes diplômés en France : toujours favorable
     On observe depuis quelques années une forte augmentation du taux d'emploi des jeunes diplômés, de 77 % en 1997 à 88 % en 2000. En 2000, 93 % des jeunes diplômés déclarent avoir eu un premier emploi depuis la fin de leurs études. Des différences de taux d'embauche persistent selon les formations suivies par les jeunes diplômés, mais ces différences tendent à se réduire : en 1997, 85 % des jeunes diplômés issus d'une école de commerce possédaient un emploi, 84 % pour ceux issus d'une Ecole d'ingénieur et 72% issus de l'Université. En 2000, les taux d'emplois sont de 95 % pour les diplômés issus d'Ecoles de commerce, de 94 % pour les Ingénieurs et 85 % pour les universitaires.
     Il existe également de grandes disparités selon la filière de formation. En effet, en 2000, 96 % des jeunes diplômés en informatique avaient un emploi, 95 % en électronique ou finances-comptabilité, 92 % en physique ou mathématiques. Les diplômés de géologie/environnement, économie langues, chimie et agronomie se situent autour de 82 % de taux d'embauche alors que les diplômés de biologie, psychologie et droit sont les plus mal placés avec moins de 80 % jeunes diplômés placés.
     Globalement, le marché de l'emploi est très favorable pour les jeunes diplômés et l'est de plus en plus même si depuis 1999 on observe un léger tassement. Il existe cependant toujours des différences notables selon le cursus de formation suivi.

Les débouchés : une suprématie du secteur des services et de l'informatique
     Deux secteurs emploient 90 % des jeunes diplômés : l'industrie et les services. L'écart entre ces deux secteurs ne cesse de croître : 35 % des jeunes diplômés étaient embauchés par l'industrie en 1997 contre 29 % en 2000. 55 % l'étaient par les entreprises de services en 1997 et 61 % en 2000. Le secteur des services informatiques reste le plus grand employeur de jeunes diplômés (17 % en 2000) même s'il subit un fort déclin depuis un an au profit des secteurs Télécoms et Banques-Assurances.
     Les PME et les Grandes entreprises (+ de 500 salariés) ont employé autant de jeunes diplômés en 2000. L'écart s'est considérablement réduit depuis 1997 puisque seuls 33 % étaient embauchés par une grande entreprise. 24 % des jeunes diplômés ont été employés par une Très Grande Entreprise (+ de 5 000 salariés) en 2000 contre 16 % en 1999.
     Les postes occupés par les jeunes diplômés en 2000 concernent surtout l'informatique (20 %) l'étude et la recherche (16 %) et le marketing commercial (15 %). L'informatique connaît une forte baisse puisqu'en 1999, 26 % des jeunes diplômés avaient un emploi en informatique.

L'embauche : un délai de plus en plus court
     Les jeunes diplômés trouvent un emploi de plus en plus rapidement : la durée médiane de recherche d'emploi est de 3 mois en 2000 contre 6 mois en 1997. Au bout d'un an, 92 % des jeunes diplômés ont trouvé un emploi en 2000, contre 84 % en 1997.
     Le moyen le plus utilisé en 2000 pour trouver un emploi reste les petites annonces (40 %), suivent la candidature spontanée (28 %) et les relations (14 %). 3 jeunes diplômés sur 5 ont déclaré utiliser Internet pour rechercher un emploi, mais seuls 3 % en ont obtenu un par ce moyen.

La place du jeune diplômé dans l'entreprise
     En 2000, 62 % des jeunes diplômés avaient un statut de cadre dans leur entreprise contre 58 % en 1997 et 67 % en 1999. Ce pourcentage a donc subi une nette progression mais la tendance semble s'inverser. On constate cependant que de fortes disparités existent selon le cursus de formation et que les écarts tendent à croître. En effet, en 2000, seuls 43 % des diplômés issus de l'université avaient un statut de cadre contre 95 % pour ceux issus d'une Ecole d'ingénieur (52 % contre 89% en 1997).
     Les jeunes diplômés se voient de plus en plus proposer des CDI plutôt que des CDD. En effet, 83 % possédaient un CDI en 2000 contre 75 % en 1997. Ces pourcentages sont encore plus élevés si le jeune diplômé a le statut de cadre : 92 % en 2000 contre 86 % en 1998. Le CDI semble donc devenir la norme.
     En ce qui concerne les salaires bruts annuels, on constate que la progression ralentit : le salaire brut annuel moyen des jeunes diplômés était de 156 kF en 1997. Il a connu une progression de 4 % en 1998, de 3 % en 1999 et de 2 % en 2000 pour atteindre 172kF...
     En règle générale, les jeunes diplômés semblent être satisfaits de leur emploi : 85 % se déclarent satisfaits par leur milieu professionnel, 79 % par les missions qui leur sont confiées et 63 % par les conditions sous lesquelles ils sont employés. On constate cependant une forte disparité de ces pourcentages selon que le jeune diplômé a un statut de cadre ou pas, surtout en ce qui concerne les conditions d'emploi.
     L'adéquation entre le projet initial et l'emploi réellement occupé par les jeunes diplômés est assez variable. Par exemple 33 % déclaraient vouloir occuper un poste d'Etudes et de recherches et seuls 16 % occupent un tel poste effectivement. A l'inverse, seuls 8 % souhaitaient travailler dans l'informatique alors que 20 % occupent un tel emploi.

Le marché de l'emploi des cadres en France
     Le nombre de postes de cadre dans les entreprises privées est en constante évolution depuis 1993 et la progression nette est de presque 5 % en 2000. Cette même année les entreprises privées ont embauché près de 190 000 cadres, ce qui représente une augmentation de plus de 12 % par rapport à 1999. Ce sont les secteurs informatiques et études-recherches qui ont connu le plus grand essor. Les entreprises privées ont besoin de plus en plus de cadres depuis le creux de la crise économique de 1993. Elles amorcent d'ailleurs une recrudescence des promotions internes et 22 % des nouveaux cadres en sont issus. Le marché des cadres semble donc on ne peut mieux se porter depuis plusieurs années et aucun indice ne semble indiquer que la tendance s'inverserait dans les années à venir.

Le marché de l'emploi des cadres en Europe
     En 2000, l'Europe comportait plus de huit millions de cadres, ce qui représente 14 % de taux d'encadrement en moyenne. C'est le Royaume-Uni qui comporte le plus de cadres (près de 2,5 millions) et le plus fort taux d'encadrement (18.5 %), la France se situant dans la moyenne européenne.
     L'évolution du marché de l'emploi des cadres dans les entreprises en France reflète assez bien ce qu'il se passe en Europe : le nombre de cadres augmente d'années en années : +3.5 % entre 1999 et 2000 ce qui représente 272 000 emplois de cadre créés.
     La répartition des cadres par secteur d'activité est à peu de choses près similaire dans tous les pays. La part est tout de même plus importante dans l'industrie en Italie et dans les services au Luxembourg.
     De même qu'en France, la tendance actuelle ne semble pas devoir s'inverser dans les quelques années à venir. En effet, 23 % des entreprises déclarent avoir pour perspective d'augmenter leur effectif de cadres. Ce pourcentage est en constante évolution depuis 1994.

     En résumé, on peut voir que le marché de l'emploi pour les jeunes diplômés se porte bien depuis quelques années et que globalement le marché de l'emploi des cadres est en constante progression. Le statut des jeunes diplômés s'améliore, ainsi que leurs conditions de travail et leur satisfaction. Ce constat semble valable aussi bien en France qu'à l'échelle de l'Union Européenne et ne semble pas devoir changer dans le court terme. Ces quelques données concernaient l'ensemble des jeunes diplômés. Il aurait été évidemment plus intéressant d'avoir des données aussi détaillées en ce qui concerne les docteurs. Seulement, peu de données de suivi des docteurs existent. Il semble que d'ici peu de temps, ces données existeront puisque le Ministère de la Recherche en France met en place une politique de suivi des doctorants et docteurs à l'échelle des Ecoles Doctorales. Certaines associations de doctorants n'ont cependant pas attendu ces nouvelles directives ministérielles pour s'intéresser au devenir des jeunes docteurs. C'est entre autres pour cela que l'association Contact a mis en place depuis plusieurs années l'ADUM, l'annuaire des élèves et anciens élèves des Ecoles Doctorales de l'Académie de Montpellier.

Sylvain Billiard


Sources :
"L'insertion professionnelle des jeunes diplômés ", 2000, APEC
"L'Europe des cadres ", 2001, APEC
Rapport annuel de la Guilde des Doctorants sur le devenir des docteurs.

Pour les P'tits Déj-Entreprise aussi, c'est la rentrée !

 

Le pari continue !

Les P'tits Déj-Entreprise de Contact reprendront leur activité en Octobre.

    Notre objectif est toujours de permettre aux doctorants de toutes disciplines d'élargir leur horizon. Nous souhaitons leur permettre d'acquérir pendant leur thèse une meilleure connaissance du monde de l'entreprise et des possibilités qui s'offrent à eux dans le secteur privé.

     A ce jour en effet, le parcours universitaire du doctorant ne lui laisse que peu de latitude pour découvrir et comprendre les rouages internes d'une entreprise, ses contraintes, son potentiel. Confronté brutalement à la nécessité de trouver un emploi, le docteur se trouve face à un univers " inconnu et hostile ". Comment, dans ces conditions, peut-il envisager de construire un projet professionnel et valoriser sa formation ?
     Pourtant, les chiffres sont là et parlent d'eux-mêmes : plus de la moitié des docteurs seront amenés à travailler dans le secteur privéL'inadéquation flagrante qui existe entre les moyens mis à la disposition des doctorants et la réalité à laquelle ils seront confrontés au sortir de leur cursus universitaire est plutôt inquiétante!
     Peu de temps libre, souvent peu ou pas de contact personnel avec le monde de l'entreprise, le doctorant se dit le plus souvent " qu'il verra bien quand il aura soutenu " et remet aux calendes l'élaboration de son projet professionnel. Or certaines réflexions nécessitent de faire leur chemin, certaines démarches se préparent bien à l'avance.

     C'est dans cette optique que l'association Contact vous propose chaque mois un rendez-vous privilégié avec des professionnels du monde de l'entreprise : au cours d'un débat convivial, ceux-ci vous apportent leur éclairage, leurs conseils, leur témoignage sur le sujet du jour.
     Des horaires compatibles avec une journée de laboratoire (8h30-10h), des thèmes tels que : le recrutement, les docteurs vus par les entreprises, les transferts de technologie, la culture d'entreprise. (Toutes vos suggestions de thèmes seront bienvenues !), les Ptits Déj-Entreprise vous invitent à réfléchir sérieusement à votre avenir professionnel autour d'un copieux petit déjeuner !

Toutes les informations pratiques sont à votre disposition sur le site : http://www.contact.asso.fr/ptidej


Lara Joubert
ptitdej@contact.asso.fr

Le 5ème Carrefour des Biotechnologies approche !
Notez bien ce rendez-vous : les 13, 14 et 15 novembre 2001 aux arènes de Nîmes !

 

 

Tarifs Etudiant
avec repas: 250 F/ 38,11 euros
sans repas: 100 F/ 15,24 euros

Pour le programme et les inscriptions, notre site Web :
http://biotechnologies.contact.asso.fr

Pour tout renseignement ou pour participer à l'organisation :
sandrine.milesi@contact.asso.fr ou passez à l'asso !

     C'est un événement à ne pas manquer pour nous, étudiants et jeunes diplômés, issus de nombreux domaines auxquels les entreprises de biotechnologies font appel :
biologie, informatique, finances, économie, droit, physique, électronique, sciences humaines

Cette rencontre annuelle et nationale nous permettra :

  •   de découvrir les nouvelles stratégies de recherche dans les entreprises privées et les organismes publics
  •   de s'informer sur les moyens de protéger au mieux nos résultats de recherche
  •   de découvrir des opportunités de carrière dans les entreprises du domaine des biotechnologies
  •   d'entrer en relation avec les acteurs et décideurs des entreprises privées.

     Le 5ème Carrefour des Biotechnologies a été volontairement organisé en même temps que le colloque annuel de France Biotech (association professionnelle d'entreprises de Biotechnologies). Conséquences pour nous ? Une opportunité de rencontrer les industriels du secteur pour comprendre les stratégies en matière de recherche et d'innovation dans les domaines de la santé, l'agronomie et l'agroalimentaire, l'environnement.
     Ces mêmes industriels seront à notre écoute et nous témoigneront leur expérience sur des sujets comme les métiers de la recherche, la propriété industrielle, le droit d'affaire, les finances. En effet, l'association Contact a souhaité la mise en place de tables-rondes qui feront place au dialogue. Ce sera donc l'occasion d'aborder des thèmes souvent obscurs comme la valorisation économique des résultats de thèse ou la création d'entreprise.
     Au-delà de l'information, ce rendez-vous permettra des rencontres d'affaires avec le marché aux projets (échanges et partenariats entre recherche publique et industriels).
     Enfin, pour se donner les moyens de réussir les rencontres avec les industriels (futurs recruteurs), un espace emploi sera à notre disposition : des DRH (Directeurs des Ressources Humaines) et des professionnels de l'emploi (l'association Contact avec l'opération Syn'act, le Creufop, l'Afij, la Cité des métiers) seront à notre disposition pour des conseils personnalisés :
n'oubliez pas vos CV et lettre de motivation pour un diagnostic !

Sandrine Milesi

Docteurs et doctorants en recherche d'emploi diffusez votre CV!
L'ADOCAM : un premier contact entre le docteur et le recruteur

 

     La rédaction et la diffusion de CV sont des étapes primordiales lors de la recherche d'un emploi. L'association Contact propose d'aider les docteurs et doctorants à la recherche d'un emploi ou d'une mission grâce à l'ADOCAM.

     L'ADOCAM est un service de l'ADUM (l'annuaire des élèves et anciens élèves des écoles doctorales de l'Académie de Montpellier) qui comprend :

  • Une aide personnalisée et des conseils d'expert pour la réalisation d'un CVcomplet. Si vous souhaitez un conseil, un avis sur votre CV ou une aide pour l'élaboration et la rédaction de votre CV, une personne compétente, salariée de l'association, est à votre disposition. Vous pouvez la contacter par mail pour posez vos questions ou pour convenir d'un entretien d'une heure environ (naima.maybel@contact.asso.fr). C'est un service gratuit
  • Un annuaire électronique, élaboré à partir de la base de données de l'ADUM et diffusé sur le site Internet de l'association Contact. Chaque inscrit peut mettre à jour son mini-CV quand il le désire directement à partir du site. La consultation des CV s'effectue à l'aide d'un moteur de recherche basé sur le domaine de recherche, les mots-clefs de la thèse et les compétences du docteur/doctorant. Ce service est lui aussi gratuit.
  • Un annuaire papier distribué une fois par an à l'échelle nationale auprès de 2500 cabinets de recrutement et entreprises. Cet annuaire regroupe toutes les personnes qui en auront fait la demande lors de leur inscription ou de leur mise à jour dans l'annuaire électronique. Une cotisation de 50 FF sera demandée pour les frais d'édition et d'envoi.

  •      L'ADOCAM 2001 devrait être édité sous format papier vers le mois de novembre 2001. Inscrivez-vous donc dès maintenant sur le site de l'association !
    Pour toute information supplémentaire rendez-vous sur le site http://adocam.contact.asso.fr ou envoyez un mail à  adocam@contact.asso.fr


    Virginie Neugnot

    Le " Guide des aides aux formations doctorales et post-doctorales " de l'ANDES

    L'Association Nationale des Docteurs ès Sciences (ANDES) a été fondée en 1970. Elle est régie par la loi de juillet 1901 et a été reconnue d'utilité publique en janvier 1975. Son objectif principal est de mener des actions utiles à la collectivité des docteurs (formation, mobilité, développement de la recherche scientifique, diffusion d'informations, etc.). Compte tenu de l'hétérogénéité de la formation initiale des docteurs, l'ANDES est une structure privilégiée de rassemblement des titulaires du diplôme ultime de l'Université. Son président actuel est le Professeur Guy OURISSON, président sortant de l'Académie des Sciences.

         Parmi ses différentes actions, l'ANDES publie cette année la 12ème édition du "Guide des aides aux formations doctorales et post-doctorales". A vocation la plus exhaustive possible, ce document est aujourd'hui reconnu comme la "bible" de financements des thèses et d'après thèse. Contenant plus de 500 pages il est découpé en sept chapitres, véritable répertoire de :

    1- 36 organismes publics distribuant plus de 7000 aides dont 2,5 % seulement sont post-doctorales
    2- 28 organisations internationales, bourses post-doctorales pour la plupart
    3- 24 conseils régionaux bourses doctorales / post-doctorales
    4- des industriels
    5- 83 associations et institutions privées, surtout du secteur biomédical, mais aussi en sciences humaines, gestion et pluridisciplinaires
    6- plus de 170 prix scientifiques récompensant les travaux les plus brillants
    7- 243 pages de relations internationales, échanges bilatéraux de la France avec 64 pays, programmes conjoints, description des relations internationales des EPST/EPIC, des universités etc.

         Aujourd'hui, l'ANDES souhaite développer des antennes locales, afin d'améliorer les échanges entre les différents acteurs régionaux de la recherche scientifique, ainsi que ses propres méthodes de communication. L'association recherche également un nouveau rédacteur en chef pour son bulletin d'information nationale (3 à 4 numéros par an).

    Fabien GRANIER
    Secrétaire Général
    fgranier@univ-montp2.fr
    Jean-Victor ZANCHETTA
    Administrateur
    zanchet@lpmc.univ-montp2.fr

    Pour information :

    Guide des aides aux formations doctorales ou post-doctorales - 12ème édition 2000/2001 :
    Editeur: ANDÈS - Format A4 - ISSN 1148-5809 - 522 pages

     Prix normal
     Pour les membres
     250 FF (38,11 euros) + 35 FF port (5,34 euros)
     230 FF (35,06 euros) + 35 FF port (5,34 euros)


    Pour le commander : Tél. 01 43 37 51 12 Fax. 01 43 37 18 42

    Adhésion :

     Membres  Ordinaires  Bienfaiteurs
     Thèse depuis moins de 3 ans
     Thèse depuis plus de 3 ans
     Retraités
     Personnes morales
     130 FF (19,82 euros)
     260 FF (39,64 euros)
     130 FF (19,82 euros)
     1000 FF (152,45 euros)
     600 FF (91,47 euros)
     1200 FF (182,94 euros)
     600 FF (91,47 euros)
     5000 FF (762,25 euros)


    Conditions d'adhésion :
    Etre titulaires de tous types de Doctorats français ou étrangers
    (Dr. d'Etat, Dr. en Sciences, Dr. Ingénieurs, Dr. 3ème cycle suivi d'une H.D.R., Ph.D.)

    Mél. andes@inapg.inra.fr
    Web. http://www.andes.asso.fr

    Nouveau : un DESS Bioinformatique à Montpellier !


          C'est ce 17 septembre que l'Université Montpellier II a accueilli la toute première promotion d'un DESS de Bioinformatique. Après le DESS IAO et celui de journalisme scientifique, créé l'an dernier, souhaitons longue vie à ce nouveau DESS "double compétence" dans notre Académie. Il s'agit d'une formation complémentaire en informatique, destinée aux étudiants issus de formations de biologie classique (physiologie animale ou végétale, biologie des organismes, pharmacie, agro, etc), et ayant pour but de former des bioinformaticiens.

         Cette création est une réponse à la forte demande des entreprises privées (laboratoires pharmaceutiques ou start-up de biotechnologies) et des laboratoires de biologie publics autour de Montpellier ou à l'échelle nationale. En effet, on voit aujourd'hui s'accroître le besoin de bioinformaticiens notamment avec l'émergence de projets comme le Génopôle, l'étude du génome fonctionnel, du transcriptome, du protéome... 

        Cette formation a donc pour but de fournir une culture informatique dense permettant de couvrir les différentes orientations de la bioinformatique. L'année est découpée en deux semestres, le premier étant consacré à la formation informatique pure, et le second correspondant à une phase plus appliquée sous la forme d'un stage en entreprise.    Les débouchés envisagés seraient des emplois en CDI ou CDD dans les petites entreprises locales ou nationales ; le besoin étant tellement important que celles-ci se sont déjà d'elles-mêmes proposées comme terrains de stage.

         Près de 350 demandes d'inscription ont été déposées cette année, pour une première promotion composée au final de 10 étudiants en formation initiale et 10 étudiants en formation permanente. Il s'agit principalement, pour ces derniers, de personnels déjà formés sur le terrain mais souhaitant asseoir leurs bases et leurs connaissances ou officialiser leur savoir-faire.
         Pour la formation initiale, les responsables du DESS ont intentionnellement favorisé un brassage des origines de formation, recrutant des étudiants issus de maîtrises et d'IUP de spécialités diverses. De même, ils n'ont pas souhaité sélectionner d'étudiant possédant déjà un bac+5 ou un bac+8 ; l'expérience du DESS IAO leur ayant appris qu'il était très dur, par la suite, pour un thésard de se positionner par rapport à une entreprise, celle-ci lui reprochant souvent d'être surdiplômé. Mme Lefranc nous conseille donc de nous positionner avant tout par rapport à notre thèse, sans porter tous nos espoirs sur un diplôme de niveau inférieur, puis par la suite, de suivre une formation complémentaire en formation parallèle dans le cadre de son travail.

         Se pose ainsi, pour nombre d'entre nous, le problème de la reconversion après la thèse. Suivre une nouvelle formation ? Laquelle ? Retrouvez dans notre prochain numéro, une rubrique consacrée à cette demande grandissante de double compétence.

    Vân-Ly Phan
       
    Pour toutes informations complémentaires : cliquez ici
     
    Responsables :
    - Marie-Paule Lefranc lefranc@ligm.igh.cnrs.fr
    - Vincent Berry vberry@ligm.igh.fr



    Le Bar des Sciences "cuvée 2001-2002" est arrivé !

     


          La saison des bars des sciences reprendra cette année le 14 Novembre. Le cocktail proposé est le suivant : une soirée (à partir de 20H30), un cadre agréable (la Brasserie du Triangle), des spécialistes scientifiques d'horizons divers et un public (actif) d'horizons non moins divers. Agitez le tout pendant environ 2 heures pour obtenir une discussion imprévisible et surprenante autour de thèmes scientifiques dans l'air du temps. Un façon alternative et conviviale de discuter de science autour d'un verre. C'est un lieu d'échange de savoirs où chacun peut librement enrichir sa culture scientifique, interroger, donner son avis, exposer ses doutes. L'abus de curiosité n'étant pas nocif, vous pouvez jeter un oeil au programme ci-joint.

    On se retrouve à l'apéro-sciences ?

    Thierry Brassac
    Brasserie du Triangle à Montpellier
    Contact : http://www.physique.univ-montp2.fr/sfp/bar.html
    Infos : 04 67 04 02 22

     Mercredi 14 Novembre 2001
     Mercredi 12 Décembre 2001
     Mercredi 30 Janvier 2001
     Mercredi 27 Février 2002
     Mercredi 20 Mars 2002
     Mercredi 24 Avril 2002
     Mercredi 22 Mai 200
     Le Principe de Précaution : quel est le rôle des experts
     Quelle eau demain ?
     Les nouvelles thérapies
     Que nous apprend l'Histoire des Sciences
     Qu'est-ce que la conscience ?
     Les origines de l'Univers : Sciences et Mythes
     Nos sens en question

     

    Les échanges EUROGENDIS

     

       Les Universités de Montpellier I et II font partie d'un réseau inter-universtaire européen baptisé Eurolife. En liaison avec 6 autres universités européennes (Edimbourg, Göttingen, Leiden, Innsbruck, le Trinity College de Dublin et le Karolinska Institute de Stockholm), elles participent à un programme d'échange appelé EUROGENDIS qui bénéficie de bourses pré-doctorales Pierre et Marie Curie. Après une première sélection en mai dernier, un nouvel appel d'offre est lancé. Les échanges peuvent se faire soit entre ces universités, soit en provenance d'autres universités européennes et à destination d'une université d'EUROGENDIS. Le sujet du projet de recherche doit être en adéquation avec le thème général d'Eurogendis : the Molecular Basis of GENetic Disease. Ainsi bon nombre de laboratoires de notre Académie peuvent être concernés. Pour tout renseignement, contactez Philippe Jeanteur ou Jacques Clot, correspondants Eurogendis à Montpellier, ou retrouvez toutes les informations nécessaires
    sur le réseau Eurolife
    sur le programme EUROGENDIS

     

     

     

     Informations Complémentaires

    Pour contacter l'équipe de Rédaction :

    Nedjma Bendiab
    Guillame Bertault
    Sylvain Billard
    Thierry Brassac
    Jérôme Gobinet

    Fabien Granier
    Lara Joubert
    Jocelyn Méré

    Sandrine Milesi
    Virginie Neugnot
    Vân-Ly Phan (Rédactrice en chef)

    Si vous souhaitez diffuser vos informations dans les prochains numéros de ce journal, contactez nous

    Tout élève ou ancien élève d'une Ecole Doctorale de l'Académie de Montpellier est membre adhérent de droit de l'association Contact. Cette adhésion est gratuite. Pour nous rejoindre et adhérer à Contact : cliquez ici

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